Google propose le label "Fact Check" sur Google News pour aisément identifier les articles vérifiant des faits
Que pensez-vous de cette initiative ?

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Que pensez-vous de cette initiative ?
Il est facile de se perdre face à la montagne d’informations que véhiculent par exemple les réseaux sociaux. Dissocier le vrai du faux peut parfois s’avérer être un exercice complexe. C’est la raison même d’être du fact checking (vérification des faits) dont l’objectif est d’apporter la lumière dans le flou jeté par le trop plein d’informations en se basant sur des faits et uniquement des faits.

Cette approche de la diffusion de l’information semble avoir beaucoup de succès puisque Google a décidé d’apporter un nouveau label à Google News ainsi que sur l’application Weather pour iOS et Android. Pour les versions américaine et anglaise de ses services, le numéro un de la recherche a l’intention d’attribuer le marqueur « fact check » afin que les lecteurs puissent plus facilement identifier ce genre d’article.

Dans un billet de blog, Google rappelle que « durant les années qui se sont écoulées, le fact checking s’est imposé de lui-même. Menée par des organisations comme la International Fact-Checking Network, la vérification rigoureuse des faits est désormais effectuée par plus de 100 sites actifs, d’après le Duke University Reporter’s Lab. Ensemble, ils fournissent chaque année des milliers de vérifications de faits, vérifiant des déclarations autour de légendes urbaines, de la politique, de la santé et même des médias ».


Comment obtenir ce label ? Tout d’abord, il faut ajouter le marqueur ClaimReview dans le code source de son site, qui est définit dans le pending.shema.org comme étant « un examen de vérification des faits suite à des déclarations (ou des signalements) dans un travail créatif (référencé via itemreviewed) ». Google indique qu’il cherche également des sites qui sont conformes à de nombreux critères établis pour des vérifications de faits. Faisant référence à ClaimReview, Google indique que « lorsque vous voulez déterminer s’il faut vous servir de ce tag pour votre article, pensez à vérifier que ledit article est conforme aux critères suivants, que nous considérons comme étant des critères à remplir par des sites de vérifications de faits » :
  • les allégations et les vérifications doivent être facilement identifiables dans le corps du texte. Les lecteurs doivent pouvoir comprendre ce qui a été vérifié et quelles sont les conclusions qui en ont été tirées ;
  • l’analyse doit être transparente sur ses sources et ses méthodes, avec des citations et des références aux sources primaires ;
  • l’organisation doit être non-partisane, avec une transparence sur son financement et ses affiliations. Elle doit examiner un éventail d’allégations dans sa zone de sujet, au lieu de cibler une seule personne ou entité ;
  • les titres des articles doivent indiquer qu’une affirmation est en train d’être vérifiée, dire les conclusions qui ont été tirées ou simplement indiquer que le contenu de l’article est du fact checking.

Google précise par la suite que, si un site ne répond pas à ces critères pour le marqueur ClaimReview, il se réserve le droit d’ignorer ce marqueur voire de supprimer le site de Google News. Notons que Google ne donne pas de précision quant aux entités qui peuvent utiliser ce label. Ce qui signifie qu’en dehors des médias qui sont probablement les premiers destinataires, les blogueurs, les sites institutionnels et autres peuvent également s’en servir. Même si se servir de ce label n’a rien de coercitif, le simple fait que des sites soient mis en avant de cette façon pourrait contraindre certains médias à y avoir recours.

Le contexte de l’élection présidentielle pourrait ne pas être étranger à cette décision de Google. En apportant cette fonctionnalité, il serait plus facile par exemple pour les plus sceptiques de vérifier les dires des politiciens qui se livrent une des luttes les plus féroces dans leur domaine : la guerre de la communication.

De plus, la vérification des faits ne saurait s’appliquer uniquement au domaine de la politique. Cet outil peut s’avérer également très intéressant dans de nombreux autres domaines comme des sites d’informations, des études sociologiques, des publications scientifiques, etc.

éléments constitutifs du ClaimReview

Source : blog Google, critères de vérifications de faits (support Google)

Et vous ?

Selon vous, pour quelles raison Google exige dans l'un de ses critères d'acceptabilité que soient examinées un éventail d’allégations dans sa zone de sujet, au lieu de cibler une seule personne ou entité ?

Cette initiative gagnerait-elle à s'exporter (en France par exemple) ?


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Avatar de hotcryx hotcryx - Membre émérite https://www.developpez.com
le 17/10/2016 à 10:39
Etant donné que les médias et chaines télévisées sont de véritables outils de propagande (c'est un fait), j'ai le droit de douter de ce qu'il va sortir de Fact Check.
Voir des sites alternatifs Fact Check, mouai on peut rêver
Avatar de TallyHo TallyHo - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 17/10/2016 à 11:43
Citation Envoyé par hotcryx Voir le message
Etant donné que les médias et chaines télévisées sont de véritables outils de propagande (c'est un fait)
Houla ! Terrain miné...

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Il est facile de se perdre face à la montagne d’informations que véhiculent par exemple les réseaux sociaux.
Et il est aussi facile de se limiter soi-même à quelques sources qu'on juge intéressantes pour ne pas tomber dans l'infobésité

Par ailleurs, on peut quand même s'inquiéter d'entrer dans un genre de pensée unique (je dirais plutôt la renforcer)... C'est à dire qu'un site sérieux qui aménerait des éléments qui ne sont pas dans le mainstream se ferait bouler, genre les dossiers épineux sur les conflits armés, la politique, etc... Et que dire des journalistes qui veulent protéger leurs informateurs ?

l’organisation doit être non-partisane, avec une transparence sur son financement et ses affiliations. Elle doit examiner un éventail d’allégations dans sa zone de sujet, au lieu de cibler une seule personne ou entité
Ce sera une occasion de vérifier ce que je viens d'écrire... Les gros médias étant partisans et détenus par des groupes d'intérêts, on ne devrait pas les voir checkés...
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