Toshiba est poursuivi par un groupe d'investisseurs étrangers
Au motif du préjudice causé par les irrégularités comptables de la compagnie

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Suite à des la divulgation d’informations adressées dès février 2015 à la Commission de surveillance des échanges et des titres (CSCE), le gendarme de la bourse japonaise, Toshiba s’est vu contraint de faire mention de problèmes comptables au début du mois d’avril. Dans un premier temps, la direction de Toshiba s’était bornée à évoquer des erreurs fortuites dans l’imputation de pertes relatives à des chantiers d’infrastructures, qui n’auraient pas « été enregistrées dans les temps ».

Mais cette stratégie de communication ne s’est pas avérée payante : le titre de Toshiba, qui avait déjà perdu 26 % suite à ces divulgations, ne remontait pas. Aussi, en juillet de l’année dernière, le conglomérat a été obligé de faire appel à une commission indépendante (composée d’avocats et de comptables) pour passer au peigne fin la comptabilité de l’entreprise, a tirer des conclusions qui ont eu un impact conséquent sur le conglomérat japonais. Après une série d’entretiens avec plus de 200 dirigeants et employés, la commission a estimé que la direction de Toshiba avait tout fait pour gonfler les profits de 152 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) pendant sept ans.

Les répercussions de ce scandale comptable ? Elles sont multiples et vont de la restructuration de ses effectifs (6800 postes supprimés étant donné que le scandale a permis d’afficher la mauvaise santé de plusieurs divisions comme les ordinateurs et les télévisions, le groupe a décidé de les « assainir » et de se recentrer sur les puces et les réacteurs nucléaires) aux poursuites judiciaires.

Sur ce dernier point, Toshiba a fait l’objet de 15 plaintes qui représentaient un total de 15,28 milliards de yens. L’une de ces plaintes émane de Japan Trustee Services Bank, agissant pour le compte du fonds de pension public GPIF, qui lui a réclamé plus de 13,26 milliards de yens, une « somme qui pourrait augmenter au fil de la procédure compte tenu du fait qu'elle ne représente qu'une partie du préjudice » , avait averti le conglomérat fin août.

Cette fois-ci, le nippon fait face à une nouvelle poursuite émanant d'un groupe de 45 actionnaires, principalement des investisseurs institutionnels étrangers. Les plaignants, qui ont engagé la procédure auprès du tribunal de Tokyo, « réclament des dommages et intérêts pour un montant de 16,65 milliards de yens (145 millions d'euros) au motif du préjudice causé par les irrégularités comptables de la compagnie », a indiqué le conglomérat dans un communiqué publié jeudi. Le groupe japonais a précisé qu'il va « enregistrer en conséquence une provision, qui n'a pas encore été déterminée » pour pour couvrir le coût éventuel de ce litige. Ces prévisions annuelles pourraient cependant ne pas en pâtir étant donné que le nippon avait déjà envisagé la possibilité de ce recours collectif.

Source : Capital

Voir aussi :

Après le scandale sur ses résultats financiers, Oracle poursuivi en justice par ses actionnaires, l'accusant de mettre en péril leurs investissements


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Avatar de Volgaan Volgaan - Membre averti https://www.developpez.com
le 17/10/2016 à 14:54
Des réacteurs nucléaires, carrément ? Eh ben, heureusement que Samsung n'est pas dans cette industrie également

 
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