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Réforme du Master : Najat Vallaud-Belkacem envisage une sélection en entrée au Master pour la rentrée 2017
Et promet une loi pour novembre

Le , par Stéphane le calme

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Dans un entretien aux Echos ce lundi 12 septembre, la ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a expliqué les raisons qui l’ont motivée à envisager une réforme du master pour l’année 2017. Elle rappelle notamment que « depuis la mise en place du dispositif LMD (licence-master-doctorat) en 2002, le diplôme de master avait vocation à sanctionner une formation de deux ans et à remplacer les diplômes préexistants de maîtrise, de DEA et de DESS. Mais la sélection qui existait à bac+4, c'est-à-dire à l'entrée du DEA et du DESS, a été conservée. Et elle se retrouve désormais au milieu de ce qui est devenu le master. C'est là qu'est l'incohérence. À l'époque, en 2002, un statu quo avait été négocié. La mesure était censée être transitoire, le temps que l'offre de formation se réforme véritablement. Mais ce compromis a installé une situation durable. À plusieurs reprises, la droite a tenté d'instaurer la sélection à l'entrée en master, comme réponse simple... ou plutôt simpliste à la situation. Cela a été le cas à deux reprises en 2007, avec des échecs à chaque fois. Ces tentatives ont échoué parce qu'elles ne s'appuyaient pas sur un consensus dans la communauté universitaire, sur une réflexion d'ensemble. Je ne veux donc pas de cette solution simpliste qui serait à rebours des aspirations des jeunes et des besoins du pays, et ne répondrait pas aux véritables enjeux d'une réforme du master ».

Pour mener à bien son projet, la ministre a lancé le dialogue avec les différents acteurs, notamment universités, organisations étudiantes et syndicales. Une collaboration qui, selon elle, semble progressivement porter ses fruits puisqu’elle déclare que « les conditions me semblent aujourd'hui réunies pour trouver un équilibre sur un dossier qui a toujours été présenté comme épineux ». La ministre ambitionne de faire évoluer le progrès dans deux sens : « d’abord, les universités doivent pouvoir recruter à l'entrée du master, et non pas en milieu de master, l'idée étant d'avoir un diplôme conçu comme un cursus de quatre semestres qui ne s'arrête pas en plein milieu, comme c'est le cas aujourd'hui. Et, en même temps, tout titulaire de licence doit se voir proposer une poursuite d'études en master s'il le souhaite. On ne peut en effet pas abandonner les étudiants qui veulent continuer après la licence, alors que ce diplôme ne suffit pas à s'insérer dans le monde professionnel ».

À la question de savoir s’il est possible de trouver un consensus alors que la Conférence des présidents d'université (CPU) dit avoir claqué la porte des négociations, elle a gardé son optimisme, précisant que les échanges continuent tout de même. La ministre évoque également des éléments qui peuvent probablement apaiser les esprits qui s’échauffaient : « Nous avons déjà agi en tenant nos engagements. Pour sécuriser la rentrée 2016, compte tenu des décisions de justice, nous avons adopté un décret en mai dernier qui permettait de sécuriser juridiquement l'organisation actuelle des masters, avec la possibilité de sélectionner à l'entrée de la deuxième année de certains d'entre eux. Mais nous avons toujours dit que cette solution ne pouvait qu'être temporaire et qu'il fallait repenser plus généralement le système et engager une véritable réforme du master. C'est ce que je propose aujourd'hui. Toutes les conditions sont réunies, et c'est très rare. Je pense que chacun prendra ses responsabilités ».


La ministre est claire : ce recrutement à l’entrée en master suppose de supprimer la sélection entre master 1 et master 2. Elle soutient « qu’entamer un cursus pour se heurter à une barrière au milieu, c'est incohérent et ce n'est pas acceptable pour les étudiants. Ensuite, comme personne n'est allé au bout de la réforme LMD depuis 2002, le fait d'avoir conservé cette barrière sélective entre M1 et M2 a empêché le LMD de se mettre en œuvre, et freiné la construction de véritables formations de masters de qualité adossés à la recherche, professionnalisantes, et déployées sur quatre semestres. Enfin, on sait que la réalité de notre système actuel c'est aussi, à certains endroits, par des délais particuliers ou des calendriers de dépôt des dossiers peu clairs, une sélection de fait qui pénalise les étudiants les moins informés. Face à cette situation problématique, et alors que le gouvernement ambitionne - ce n'est pas forcément la position de l'opposition - d'élever le niveau de qualification des jeunes, je souhaite nous donner les moyens de construire des vrais masters de deux ans qui permettent aux étudiants d'acquérir les connaissances et les compétences qu'on est en droit d'attendre à bac+5, pas d'entretenir un système qui conduit à bricoler des parcours. Il y a trop d'étudiants qui bricolent leur parcours ou redoublent artificiellement leur année de M1. Ce n'est pas normal ».

Pour le moment, les critères de recrutement à l’entrée en master n’ont pas encore été définis, mais la ministre souhaite que soient mis en place des critères objectifs, transparents, fondés sur la motivation, le niveau pédagogique et le projet de l'étudiant.

La question de l’endroit où s’exercerait la poursuite d’études (par exemple, un étudiant qui a obtenu sa licence à Brest, peut-il faire son master à Strasbourg sous cette réforme telle qu'elle est actuellement ?) est encore en débat. La ministre explique qu’entre autres l’orientation à l'entrée du master et le droit à la poursuite d'études pour les étudiants qui le souhaitent, à la fin de la licence, soulèvent en effet d'autres questions, comme celle de la mobilité géographique. Elle explique par exemple que, sur la table des négociations, les acteurs s’interrogent sur la raison qui explique que la mobilité géographique des étudiants entre les universités est si faible par rapport à d'autres pays.

Au final, elle espère voir une entrée en vigueur de cette réforme d’ici la rentrée 2017 : « les échanges avec les organisations ont commencé fin mai. Les principales organisations ont été reçues. L'idée est de finaliser une proposition courant octobre avec les différents acteurs, qu'elle puisse être soumise à la communauté universitaire et ensuite, si on trouve l'accord que je souhaite, qu'on puisse enclencher en novembre le processus juridique - avec une loi et un décret - pour que la réforme se mette en œuvre à la rentrée 2017 ».

Source : les Echos

Voir aussi :

Rentrée scolaire 2016 en France : le plan numérique est amorcé et apporte la programmation ainsi que ses enjeux dès le collège

France : la réforme du doctorat entrera en application dès septembre 2016, quelle en est la portée pour l'Université française ?

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Avatar de zobal
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 12/09/2016 à 20:44
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
le fait d'avoir conservé cette barrière sélective entre M1 et M2 a empêché le LMD de se mettre en oeuvre, et freiné la construction de véritables formations de masters de qualité adossés à la recherche, professionnalisantes, et déployées sur quatre semestres.
Mais bien-sûr, tous les problèmes viennent de là. Par contre la multiplication des écoles d'ingé à deux balles depuis la LRU, ça s'inscrit parfaitement dans un schéma LMD de qualité...
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Avatar de zobal
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 14/09/2016 à 11:29
Citation Envoyé par yento Voir le message
La france n'est jamais passée au LMD. La norme c'est 2 ans de prépa/IUT suivi de 3 ans d'école d'ingé.
Que ce soit une école ou un master, tu aurais peut-être dû sécher moins de cours et tu saurais faire la différence entre une norme, un standard, une étude statistique et un ragot de comptoir.
Maintenant, si tu connais une étude sérieuse sur le sujet, ça m'intéresse de la lire.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 06/10/2016 à 10:00
Citation Envoyé par SuperLow Voir le message
J'ai déjà entendu des prof dire a des M2 qu'il n'était pas assez bon pour faire une these, chose impensable auparavant.
Effectivement. On m'a dit que j'étais pas assez préparé pour faire une thèse quand j'ai présenté mon projet de Master. Résultat : j'ai eu ma thèse en Italie et je suis postdoc au Japon sur la seule base de mon projet perso avec un financement européen (j'ai donc dû motiver moi-même les gens pour me prendre et me financer, plutôt que de me rattacher à un projet existant de l'université). Comme quoi...

Quand on veut, on peut, disait l'autre.
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Avatar de Saverok
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 06/10/2016 à 13:00
Citation Envoyé par maske Voir le message
Ça en revanche c'est totalement con : BIEN SÛR qu'il faut que tout le monde ait des diplômes ! Il faut éduquer la population et augmenter le niveau intellectuel global. Toute tentative de freiner ça est totalement stupide. Que tout le monde ait un Master c'est très bien ! Ça veut pas dire qu'il faut faciliter l'accès au diplôme, ça veut dire qu'il faut travailler en amont pour monter le niveau et permettre à tout le monde de le faire. Cette notion de tout laisser aux "meilleurs", ça me gave : c'est qui les meilleurs ? Ça veut dire quoi "meilleur" ? Le système élitiste voudrait que moins un diplôme est décerné, plus il a de la valeur. C'est totalement con. Les autres ils font quoi ? Ils nettoient les chiottes ?
Au risque de choquer, c'est ta réponse que je trouve stupide.
On a besoin de tout dans une société et elle contient de tout.
Faire en sorte d'élever le niveau global, c'est top et tout à fait louable.
Lutter contre l'illétrisme et donner un bagage de culture gé, c'est très bien aussi.

Par contre, avoir une société composée uniquement d'ingénieur, d'avocat et de médecin et totalement illusoire et surtout, totalement destructeur pour une société.
Non seulement, tout le monde n'en est pas capable.
Peu importe les années d'étude et les efforts pédagogiques, on ne fait pas "d'un âne un cheval de course".
Il y a des gens aux capacités intellectuelles moins développées que d'autres et c'est très bien comme ça car une société en a besoin aussi.

Il y a des tas de professions ingrates indispensables au bon fonctionnement d'une société.
On a besoin de gens pour "nettoyer les chiottes" (pour reprendre ton expression) tout comme on a besoin d'éboueurs, d'égoutier, de massons, etc.
Ce sont des métiers durs et qui nécessites peut de qualification.
Ca n'en fait pas des sous-métier pour autant.

Personnellement, je suis très heureux de ne pas avoir à nettoyer les sanitaires de mon lieu de travail tout comme je suis heureux de me faire servir quand je vais au resto tout comme je suis reconnaissant d'avoir des trottoirs propres et ne pas avoir à me déplacer à la déchetterie 2x / semaine.
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Avatar de zobal
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 13/09/2016 à 0:35
Citation Envoyé par Bruno PICART Voir le message
Ecrire qu'un master est équivalent à un DEA ou un DESS est un outrage aux titulaires de ces deux derniers diplômes. Le niveau L3 ne correspond maintenant qu'à l'ancien niveau DEUG avec mention Assez Bien et le master à une ancienne (petite) demi-maîtrise.
Ça faisait longtemps qu'on ne nous avait pas ressorti du "c'était mieux avant"...

Citation Envoyé par Bruno PICART Voir le message
Pour les sceptiques, les annales de sujets d'examens avant/après la réforme LMD sont consultables dans chaque bibliothèque universitaire : il suffit de comparer.
Oui, il suffit juste de prendre les examens d'une formation informatique bac+4/bac+5 de 2005 à 2010 et de voir s'il y a une rupture de niveau au passage au LMD. Si on considère qu'il y a 15 modules (sur 2 ans, ça doit être à peu près ça), ça fait juste 75 sujets d'examen à éplucher... en supposant qu'évaluer la difficulté soit décorrélé de toute subjectivité ou évolution du domaine...

Citation Envoyé par Bruno PICART Voir le message

Le système universitaire a su (trop bien) s'adapter à la baisse du niveau exigible au baccalauréat. Avant cette réforme, il était déjà difficile à un étudiant sortant de la fac de se faire reconnaître dans le monde de l'entreprise, aujourd'hui c'est quasiment mission impossible.
J'aimerais bien connaitre tes sources parce dans le master informatique à côté de chez moi, beaucoup d'étudiants sont embauchés avant même la fin du stage de fin d'études.
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Avatar de CodeurPlusPlus
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 13/09/2016 à 10:17
Je ne comprends pas du tout le sujet en fait. Le nombre d'étudiants diminue toujours d'une année à la suivante ; il y a une sélection de fait à chaque année. Où est le problème au juste ?
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Avatar de micka132
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 06/10/2016 à 16:52
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Il me semble que les sujets de 1950 sont plus simple que les sujets de 2016. J'ai compris que tu sous-entendais le contraire. Aurais-je mal compris ?
Euhhhh tu sais que tu compares l'equivalent de la fin de CM2 au BAC S?
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Avatar de Conan Lord
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 07/10/2016 à 15:25
Citation Envoyé par el_slapper Voir le message
Question idiote, parce-que je n'ai jamais été dans ce cas-là et que ta formulation est ambiguë : la différence est dans quel sens?
Je remercie tous les jours le sort qui m'a donné le don de m'exprimer clairement
Tu peux vivre bien mieux avec le SMIC qu'avec les minimas sociaux. Si tu t'organises correctement, que tu n'es pas trop gourmand et que tu as un peu de chance (appart à prix raisonnable, supermarché correct à côté, ce genre de choses), tu peux disposer d'environ 100 € d'argent de poche par mois si tu es seul, 150 € avec la famille. Dans l'absolu, je suis d'accord que c'est peu pour 35 h de boulot la semaine. Mais la comparaison avec les minimas sociaux est complètement aberrante parce que, dans ce dernier cas, aucun choix n'est possible. Si ta recherche d'emploi t'impose de prendre une voiture, tu prends une voiture, mais alors tu vis mal. Si tu n'as pas besoin de voiture, tu vis décemment, mais dans les deux cas (si tu es célibataire) avant le 5 du mois tu ne manges que du riz. Avec la famille ça va un peu mieux parce qu'on te donne de quoi nourrir les enfants, mais dans mon cas je pouvais faire 1 dépense par an (en général, un appareil électro-ménager d'occasion). Pourtant, je comptais et j'étais radine .
Les minimas sociaux sont bel et bien un minimum. Si les gens avaient moins, vu le nombre de bénéficiaires, la situation serait tout à fait hors de contrôle.

Citation Envoyé par el_slapper Voir le message
Toute la difficulté est d'arriver à ouvrir le système le plus possible - tout en le gardant fonctionnel. Mais l'ouverture ne se fait pas à ce niveau. C'est beaucoup trop tard. C'est dès la maternelle qu'il faut mettre le paquet pour réduire les inégalités. Pour éviter de punir un garçon qui parle des "gants de moto de maman" à sa maitresse, qui avait prévu autre chose(exemple typique de propagation des clichés sexistes à la nouvelle génération). Pour aider les enfants qui n'ont pas à la maison des parents qui vont leur apprendre à tenir un crayon. Etc..... Et continuer au primaire.
Tout à fait. Et là-dessus le nouveau rythme scolaire a réussi à empirer encore plus les choses en réduisant le temps où les enfants sont encadrés. Les temps d'accompagnement personnalisés sont le plus bel exemple d'antiphrase que je connaisse : sur les 700 élèves de l'école de ma fille, les 50 du dessus de la pile vont faire des activités qui ont l'air plutôt sympa, tous les autres vont à la garderie offerte gracieusement de 15 h 30 à 16 h 30. Ils reviennent à la maison épuisés avec les devoirs à faire. Je soupçonne une belle économie sur le budget de l'éducation nationale plutôt qu'un désir de soulager les élèves. Parce que même avec la meilleure volonté du monde, je ne vois pas comment on peut penser qu'ils sont soulagés de quoi que ce soit.
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Avatar de LSMetag
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 13/09/2016 à 17:30
Citation Envoyé par LinkinGarviel Voir le message
D'accord avec posterlow, déjà que les ingénieurs sont plus aussi bons qu'avant...

Maintenant c'est vrai les entreprises cherchent des bac + 5... mais maintenant ils ont aussi une liste d'école "prestigieuse" et ils recherchent que dans celle-ci. Donc faire un bac +5 pour un bac +5 c'est pas la meilleur des solutions
Les entreprises ne rechignent pas à embaucher des universitaires, souvent plus autonomes ou polyvalents que des personnes sorties d'écoles prestigieuses et financièrement très onéreuses (surtout pour les fils à papa). J'en suis une des nombreuses preuves.
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Avatar de Kearz
Membre expert https://www.developpez.com
Le 20/09/2016 à 10:20
Citation Envoyé par Iradrille Voir le message
15% des élèves entrant en 6ème ne savent pas lire; avant un prof avait le pouvoir de faire redoubler un mauvais élève. (Malgré tout, il y a eu beaucoup d'améliorations, on est encore loin de la perfection cependant).

C'est un tout autre problème. Tout le monde n'est pas mauvais en sortant d'un bac +5 (quel qu'il soit: école d'ingé / master); mais beaucoup le sont.

Çà m'étonnerais pas d'apprendre que 50+% des bac +5 sont encore très loin d'un niveau bac +3.
Mais beaucoup de boites (principalement des SSII) ont besoin de main d’œuvre, alors elles recrutent tout et n'importe quoi, et ça participe à faire baisser le niveau.

Du boulot (en informatique) il y en a, là n'est pas le problème, le niveau par contre...

En tout cas, une sélection avant le master est plus cohérente qu'une sélection au milieu c'est sur.
C'est à toi de juger ce qui est du niveau d'un bac+3 ou d'un bac+5?
Comme je l'ai dit plus haut, aujourd'hui, il y a trop de technologie on ne peut pas connaitre tout sur le bout des doigts.

C'est comme dire à un bac+5 qui aura bouffé du dev logiciel toutes sa scolarité et qui se fait embaucher dans web pour X ou Y raison: "Ben tu sais pas nous développer un API REST parfaite du premier coup?"
Clairement, les études c'est quedal face à l'expérience. Les études, c'est fait pour apprendre à s'adapter et assimiler des technos/méthodos assez rapidement pour être capable d'être opérationnel sur un projet assez rapidement. C'est surement pas fait pour être opérationnel sur tous les types de projets possible et imaginable dès la sortie d'étude.

Après qu'il y ait des bac+5 meilleurs que d'autres, c'est normal. A priori, on peut avoir un bac+5 avec 12/20 ou 20/20 donc forcement le niveau n'est pas le même pour tous.
Maintenant, en terme de niveau, il faudrait peut-être arrêter de chercher des génies pour faire des applications de gestion ou des sites avec trois formulaires. Des gens avec un niveau "normal" feront l'affaire pour ce genre d'emploi.
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