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YouTube : privés de revenus
Des youtubeurs accusent la plateforme de censure, ce que réfute la société qui affirme n'avoir pas changé sa politique

Le , par Victor Vincent

21PARTAGES

8  0 
De nombreux utilisateurs de YouTube accusent le géant de la vidéo sur internet de censure de leurs contenus ce qui aurait pour conséquence directe pour eux une baisse de leurs revenus. C’est un jeune américain qui a fait état de sa frustration dans une vidéo publiée le 31 août dernier et qui a été visionnée plus de 3 millions de fois depuis sa publication. À la suite de la parution de cette vidéo sur le site, YouTube a adressé un courriel au jeune vidéaste l’informant que certaines de ses vidéos avaient été « démonétisées ». Cela signifie que YouTube retire la publicité placée sur ces vidéos, et prive ainsi son auteur des revenus qu’elle génère. Le géant de la vidéo sur le net procède à cette opération si une vidéo est considérée comme ne répondant pas aux exigences qu’il a fixées.

Nombreux sont les vidéastes qui se disent ne pas comprendre les agissements de YouTube et tiennent à faire connaitre leur mécontentement auprès du site de vidéo en ligne de Gooogle. L’auteur de la vidéo aux 3 millions de vues déclare qu’ « après dix ans, j’ai l’impression d’avoir été poignardé dans le dos ». Un autre youtubeur du nom de Luke Cutforth renchérit en disant que « YouTube a désactivé les publicités de mes vidéos sur la dépression parce que les publicitaires ne l’aiment pas. Pour lui, même si la dépression n’est pas “un sujet qui soit assez joli pour les annonceurs », cela ne justifie nullement que sa vidéo soit « censurée ».

Pour information, certaines règles ont été définies par YouTube sur les contenus et toute dérogation à l’une d’entre elles peut entrainer que le géant de la vidéo en ligne refuse d’afficher de publicité sur la vidéo concernée et donc de priver son auteur de revenus. Ainsi, les contenus sexuellement explicites, « y compris la nudité et l’humour sur le sexe », sont exclus, tout comme la violence, le « langage vulgaire » et la promotion des drogues. Enfin, YouTube retire la publicité sur « les sujets et événements controversés, ce qui inclut des sujets relatifs à la guerre, aux conflits politiques, aux catastrophes naturelles et tragédies, même si aucune image explicite n’est montrée », d’après le site.

YouTube n’a cependant pas dit de manière précisée, dans les messages envoyés aux vidéastes, la raison exacte qui, à chaque fois, l’a poussé à démonétiser leurs vidéos. Pour le cas de Philip DeFranco, dont les vidéos sont dans la liste des vidéos concernées par la démonétisation, certaines évoquaient par exemple la sortie de prison d’un violeur ou encore un récent accrochage du chanteur Chris Brown avec la police. Le youtubeur français Doc Seven a quant à lui été surpris de voir sa vidéo sur les événements marquants de l’année 1991 démonétisée. Il déclare cependant, sur son compte Twiter, qu’il « pense avoir compris ». Le vidéaste français confie que le problème viendrait peut-être du fait que la vidéo évoquait la guerre du Golfe.

Après la vidéo très consultée de Philip DeFranco, suivie des réactions d’autres youtubeurs parfois très populaires, de nombreux internautes, vidéastes ou non, ont rejoint la fronde, critiquant le « politiquement correct » qui, selon certains, irait « trop loin ». Le hashtag #YouTubeIsOverParty a ainsi rassemblé des milliers de tweets. Cependant ces réactions n’ont pas l’air d’inquiéter le géant américain de la vidéo en ligne qui n’a rien changé, ces derniers jours, à sa politique de monétisation des contenus. Contrairement à une idée que font circuler beaucoup d’internautes, l’entreprise n’a pas durci ses règles ni leur application, assure la société à plusieurs reprises depuis le début de cette vague de mécontentement qui ne cesse de prendre de l’ampleur. YouTube a tout de même expliqué avoir modifié la façon dont elle informait les youtubeurs de cette démonétisation. Alors qu’auparavant, l’entreprise désactivait les publicités sans les prévenir, elle a récemment décidé de leur envoyer un courriel. Cette décision pour YouTube a été prise pour que « la démonétisation des vidéos soit plus lisible pour les créateurs ». Cette volonté de transparence dans sa politique de démonétisation n’aura pas eu l’effet escompté, car ayant déclenché de la part des internautes une incompréhension et un sentiment d’injustice.

La société américaine a aussi déclaré qu’elle souhaite donner la possibilité aux créateurs de contenus « de faire appel plus facilement » dans le cas où ils se sentiraient lésés pour réclamer une réparation du préjudice éventuellement subi et espérer rentrer dans leurs droits. En effet, il est effectivement possible pour eux, en cas de démonétisation, de demander à ce que leur situation soit réévaluée, assure la société. Dans les heures qui ont suivi la publication de cette vidéo dénonciatrice, certains vidéastes ont même annoncé que la publicité avait finalement été réactivée sur leurs vidéos tandis que d’autres continuent d’attendre.

Source :

, Règles YouTube sur les contenus, Twitter

Et vous ?

Que pensez vous de la politique de démonétisation de YouTube ?

Voir aussi

YouTube resserre l'étau autour de son programme partenaire avec des règles plus restrictives, pour attirer les annonceurs

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Avatar de Davidbrcz
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 04/09/2016 à 14:12
Leur plateforme, leurs règles.

Il n'y pas plus bel exemple du danger de la centralisation et de la dépendance à un acteur unique.
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Avatar de goomazio
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 04/09/2016 à 20:44
Pour avoir la liberté d'expression, il faut avoir des abonnés (si personne ne nous entend, ça enlève l'intérêt d'être libre de s'exprimer) et il faut pouvoir parler des sujets sensibles et controversés. C'est vrai que ça n'empêchera pas les gens aux avis controversés de militer. C'est juste que Youtube n'est pas là pour financer le militantisme et c'est bien dommage. Il ne faudrait pas que Youtube devienne le service obligatoire pour visionner des vidéos, ni que Google devienne L'Internet. En tout cas, pas avec ce genre de règle.

On peut toujours s'exprimer sur Youtube sans gagner d'argent, mais il est clair que Youtube veut mettre en avant le business du divertissement, qui n'a rien à gagner à parler de sujets sensibles. Il n'est pas bon, pour ceux qui ont une grande audience, de donner leur avis sur les sujets sensibles, ça se voit par exemple sur Twitch où les conversations religieuses et politiques sont interdites par beaucoup de streamers ou quand Notepad++ parle du FN. Et privilégier le divertissement avant tout ne va pas sans brider un peu la liberté d'expression.

Les grands youtubeurs, comme Norman et Cyprien, n'ont rien à craindre vu qu'ils ne font pas vraiment de politique, sauf s'ils se sentaient pousser l'envie de diffuser une vidéo pour parler d'un sujet sensible. Comme Rémi Gaillard qui défend les animaux par exemple. Lui, il à un tout petit peu plus de soucis à se faire... si SeaWorld ou d'autres internautes brusqués par la violence et l'obscénité de ses vidéos le signale à Youtube.

Edit : je précise que je trouve ça immonde Tandis que d'autres dirons, comme ceux qui n'ont rien à cacher, "je n'ai rien à dire, et si je veux vraiment m'exprimer j'hébergerai mon blog".
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Avatar de TallyHo
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 05/09/2016 à 11:06
Citation Envoyé par Davidbrcz Voir le message
Leur plateforme, leurs règles.

Il n'y pas plus bel exemple du danger de la centralisation et de la dépendance à un acteur unique.
Tout à fait et il y a la même problématique avec le référencement. A chaque fois que GG modifie des régles, c'est le branle-bas de combat chez les référenceurs avec du pleurnichage pour certains... Oui mais si ils n'avaient pas tous cautionné GG comme moteur de référence on va dire, ils n'en seraient pas là... Et pourtant, c'est une règle fondamentale dans le "business" (en tous cas à l'époque où j'ai fait mes études), jamais une unité : un producteur, un fournisseur, un client, etc...
2  0 
Avatar de goomazio
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 05/09/2016 à 13:32
Vous avez raison, Youtube n'est qu'une plate-forme privée. Mais comprenez ce que j'ai voulus dire : la liberté d'expression d'un ermite, habitant seul dans sa grotte, n'est PAS la même que celle de Norman qui a 7 847 856 abonnés sur Youtube. Internet permet enfin de vraiment jouir de sa liberté d'expression, à condition que le bouche à oreille partage l'information ou qu'une star qui a des millions d'abonnés le fasse. Et, mis à part dans les grands médias populaires ou sur les plate-formes comme Youtube, aucune personne ne peut toucher des millions de personnes en quelques minutes.

Youtube à beau avoir des raisons valables, on est obligé de constater que la liberté d'expression ultime, celle qui permettrait à n'importe qui de dire quelque chose à tout le monde en 1 seconde, est loin d'exister. C'est pas grave, hein, mais ceux qui voient en l'Internet un outils permettant de profiter de cette liberté d'expression doivent relativiser car ceux qui régissent le net, les fournisseurs d'accès et autres grands du domaine, ne vont pas du tout dans ce sens.
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Avatar de Davidbrcz
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 05/09/2016 à 14:10
On peut très bien imaginer un système "d'hébergement" et de distribution via un système de P2P à la manière de ce qui se fait dans popcorn time.
Il faut par contre une intégration complète dans le navigateur (je vois mal le quidam moyen changer de logiciel pour regarder une vidéo).

Le problème vient de lé rémunération de ceux qui postent du contenu : comment l'assurer ? Dons, abonnement ?
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Avatar de Squisqui
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 06/09/2016 à 15:33
Ne parlons pas de liberté tout en crachant dessus en acceptant les CGU de Google en échange d’un peu de confort… (visibilité, hébergement…)
Les Youtubers n’ont qu’à râler. Ils sont entrés dans leur prison dorée tout seul comme des grands. C’est à eux d’en sortir, la porte est grande ouverte.
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Avatar de Conan Lord
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 03/09/2016 à 19:52
Je pensais que les annonceurs pouvaient choisir les thèmes avec lesquels leurs annonces peuvent être diffusées ?

Pour moi, Google veut surtout protéger son image de marque en refusant le partenariat avec les chaînes les moins édulcorées. Ça fait un moment que Google va dans cette direction. Quant à qualifier ça de censure, il ne faut quand même pas exagérer. Le partenariat avec Google n'est heureusement pas (encore ?) indispensable pour diffuser du contenu.
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Avatar de berceker united
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 05/09/2016 à 9:32
Youtubeur = Dépendant de Youtube. C'est eux qui décident quand tu vas chanter et quand tu vas pleurer.
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 05/09/2016 à 10:25
Citation Envoyé par goomazio Voir le message

Les grands youtubeurs, comme Norman et Cyprien, n'ont rien à craindre vu qu'ils ne font pas vraiment de politique


Sinon plus sérieusement, je trouve les règles assez floues surtout ces parties là :

- les contenus violents, y compris les images de blessures graves et d'événements liés à de l'extrémisme violent ;
- les contenus comportant du langage inapproprié, y compris le harcèlement, le blasphème et le langage vulgaire ;
Rien que sur le langage vulgaire / inapproprié, y'a de quoi démonétiser les 3/4 des youtubeurs...
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Avatar de TallyHo
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 05/09/2016 à 13:03
Il faudrait déjà que les gens n'emploient pas à tort et à travers le concept de liberté... La liberté d'expression est dans l'espace public, pas dans le privé. Dans le privé, tu acceptes les règles de l'hôte. Imagines qu'un gars déboule chez toi et adopte un discours que tu ne cautionnes pas, tu vas l'inviter à modifier son comportement ou à sortir de chez toi.
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