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Le député Bernard Debré revient sur l'interdiction des cryptomonnaies
Estimant qu'elles entrent en compétition directe avec les monnaies officielles

Le , par Coriolan

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Le mois dernier, le député Bernard Debré s’est inquiété de la facilité avec laquelle il est possible de se procurer des produits illicites sur le darknet. Pour clarifier les choses, il avait présenté à ses collègues de l’Assemblée nationale plusieurs variétés de drogues achetées en toute impunité sur le darkweb allant des champignons hallucinogènes à la cocaïne en passant par la marijuana. Bien évidemment, il fallait payer en bitcoins, qui est une monnaie cryptographique plus difficile à traquer.

Il va sans dire que l’élu Les Républicains voit d’un mauvais œil les monnaies cryptographiques et milite pour leur interdiction. Après une première charge en juin, le député vient de présenter à l’exécutif une réclamation officielle de les interdire. « Ces monnaies informatisées et intégralement dématérialisées représentent aujourd'hui plus de 12 milliards de dollars en libre circulation, sans faire l'objet d'un quelconque contrôle de la part d'un État ou d'une société », regrette-t-il.

Le député justifie cette réclamation par le fait que les monnaies cryptographiques sont procurées pour des raisons purement spéculatives. En effet, les investisseurs y voient un placement financier non contrôlé par une agence étatique ou internationale très lucratif du fait de la forte volatilité de leur cours. Elles sont aussi utilisées « à des fins délictuelles et criminelles, comme le blanchiment d'argent, la corruption, ou encore le commerce illégal d'armes, de drogues, d'organes ou d'êtres humains ».

Pour M. Bernard Debré, cette situation ne devrait pas continuer. Il suggère de mettre en place des régulations pour mieux encadrer et contrôler ces monnaies, voire les interdire s’il le faut. « Il conviendrait, dès lors, de mieux encadrer, réguler, voire interdire l'usage, le commerce et le change de ces cryptomonnaies ».

Le député parle de la possibilité de passer à « la reconnaissance pure et simple des cryptomonnaies comme monnaies réelles qui permettrait d'encadrer ce nouveau secteur d'activités », mais il repousse vite cette idée. Il s’aperçoit qu’une décision pareille va ouvrir la voie à la prolifération de monnaies cryptographiques. En plus, cette idée admet une monnaie qui entre en concurrence directe avec les monnaies officielles.

Au final, la seule solution qui reste selon le député LR serait « la pénalisation de l'usage, du commerce et du change de cryptomonnaies », dans le but de protéger les monnaies officielles. Pour cela, il demande au gouvernement quelles sont les mesures qui vont être prises pour réguler ces nouveaux produits financiers.

Source : Assemblée nationale

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Voir aussi :

Le député LR Bernard Debré se fait livrer plusieurs variétés de drogue, pour illustrer les dangers associés au darknet

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Avatar de benjani13
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 15/07/2016 à 15:01
Citation Envoyé par Coriolan Voir le message

Le député justifie cette réclamation par le fait que les monnaies cryptographiques sont procurées pour des raisons purement spéculatives. En effet, les investisseurs y voient un placement financier non contrôlé par une agence étatique ou internationale très lucratif du fait de la forte volatilité de leur cours. Elles sont aussi utilisées « à des fins délictuelles et criminelles, comme le blanchiment d'argent, la corruption, ou encore le commerce illégal d'armes, de drogues, d'organes ou d'êtres humains ».
Je pense que tous ce qui est écrit colle quasiment avec toutes les monnaies, réelle ou numérique. Les monnaies dites réèlle étant tout de même en grande partie numérique...

Citation Envoyé par Coriolan Voir le message

Au final, la seule solution qui reste selon le député LR serait « la pénalisation de l'usage, du commerce et du change de crypto-monnaie », dans le but de protéger les monnaies officielles. Pour cela, il demande au gouvernement quelles sont les mesures qui vont être prises pour réguler ces nouveaux produits financiers.
Je ne comprend pas donc j'interdis. C'est le leitmotiv de nos vieux croutons politiques...
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Avatar de damien27000
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 18/07/2016 à 10:12
Je ne comprend pas donc j'interdis. C'est le leitmotiv de nos vieux croutons politiques...
Ça ne me profite pas donc j'interdis. C'est le leitmotiv des portes paroles de la finance.
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Avatar de Guntha
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 15/07/2016 à 15:41
Et pourquoi les monnaies locales ne lui posent pas problème? Elles ont le même "défaut" que le bitcoin de ne pas être contrôlées par des États.

Il va sans dire que l’élu Les Républicains voit d’un mauvais œil les monnaies cryptographiques et milite pour leur interdiction. Après une première charge en juin, le député vient de présenter à l’exécutif une réclamation officielle de les interdire. « Ces monnaies informatisées et intégralement dématérialisées représentent aujourd'hui plus de 12 milliards de dollars en libre circulation, sans faire l'objet d'un quelconque contrôle de la part d'un État ou d'une société », regrette-t-il.
À vrai dire je ne suis pas bien placé pour donner mon opinion là-dessus, mais de mon point de vue, les monnaies "officielles" aussi me semble intégralement dématérialisées :/
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Avatar de bilgetz
Membre averti https://www.developpez.com
Le 15/07/2016 à 15:49
sans faire l'objet d'un quelconque contrôle de la part d'un État ou d'une société », regrette-t-il.
En faite c'est surtout ça qui l'emmerde.
Un citoyen lambda, il est facile de l'emmerder en lui coupant les vivres, c'est un bon moyen de pression.
La, on ne peut plus le faire.

Citation Envoyé par Guntha Voir le message
Et pourquoi les monnaies locales ne lui posent pas problème? Elles ont le même "défaut" que le bitcoin de ne pas être contrôlées par des États.
Les monnaie local ne fonctionnent que pour des petite sommes, généralement pour acheter des produits consommables, et surtout pas re-échangable contre des euro.
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Avatar de nicolas.charlot
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 18/07/2016 à 9:42
Rappelons que toutes les transactions sont publiques dans la blockchain.
Si quelqu'un se fait prendre à avoir acheter une chose illicite, on peut retrouver tout ce qu'il a fait d'autre.
Ce qui est impossible avec nos bons vieux billets de banque...
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Avatar de Squisqui
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 15/07/2016 à 17:25
Le temps de recevoir des pots-de-vin en Bitcoin et on entendra plus jamais parler d'interdiction de crypto-monnaie

Si les propos étaient sincères, on commencerait par interdire l'Euro et l'USD qui répondent parfaitement aux défauts cités.
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Avatar de psykokarl
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 22/07/2016 à 12:32
Citation Envoyé par 10_GOTO_10 Voir le message
Cela dit, rien ne garantie que les émetteur de bitcoin soient philanthropes...
On ne le répètera jamais assez, Bitcoin est une monnaie décentralisée. Les émetteurs de bitcoins, ça pourrait être toi ou moi. J'ai l'impression qu'il y en a qui ne comprennent pas ça, autant les instances politiques quand ils parlent des "responsables de Bitcoin", et de Satoshi Nakamoto "Le Grand Chef du Bitcoin", autant certaines personnes dans les forums (ici ou ailleurs).
Visiblement une mauvaise boucle dans votre algo de compréhension vous empêche de saisir le sens de la phrase. Je détaille pour vous éviter de "sauter" à des conclusions qui n'en sont pas.
La limite de la quantité de bitcoin à environ 21 million en fait une ressource dont l'offre est de nature limitée et dont la demande est potentiellement sans limite. Plus il y aura de marchandises s'échangeant avec le bitcoin, plus le pouvoir d'achat du bit coin augmentera, plus les possesseurs de bitcoin seront riches (sans pour autant produire ces marchandises).
Rien ne garantie que les émetteurs de bitcoin, c'est à dire les mineurs, c'est à dire potentiellement "vous ou moi" soient philanthrope. Le mineur et l'utilisateur de bitcoin ne se pose pas la question de comment stabiliser l'économie. Le profil majoritaire est plutôt consommateur/spéculateur.
Du coup l'argument de l’émission progressive du bitcoin ... oui mais non.

Citation Envoyé par Neckara
Ne tombons pas non plus dans le piège manichéen, les banques ne sont pas le seul facteur d'inflations.
N'oublions pas que l'inflation est aussi une perte pour le prêteur à taux fixe.
J'en suis conscient. J'ai simplifier l'exemple à des fins d'explication. Les autres sources d'inflation pourront se surajouter à celle étudiée une fois celle ci comprise.
Mettons un instant de coté le phénomène de spéculation sur la valeur de l'or qui existe tout autant sur les valeurs foncière et globalement sur tout ce qui peut s'échanger.

La mécanique est simple (je vais mettre des chiffres compléments fictifs pour la compréhension).

Dédé a une certaine quantité brouzoufs dans du dur (or physique ou immobilier) et une certaine quantité de brouzoufs sur son compte bancaire.
La quantité totale de brouzoufs en circulation est estimée a 1000000 de brouzoufs.
Si le système bancaire (ou l'Etat peu importe) émets 9000000 de brouzoufs la quantité de brouzoufs sur le marché est multiplié par 10. Les gens tendront à utiliser 10 fois plus de brouzoufs pour leur transaction.
L'or et la baraque de Dédé vaudront 10 fois plus de brouzoufs et les brouzoufs coincé sur le compte de Dédé n'auront pas bougé mais auront un pouvoir d'achat divisé par 10.

La vraie question est de savoir ou vont les 9000000 de brouzoufs émis.

Au final c'est moins une question d'avoir qu'une question de contrôle de flux. Même si la monnaie crée ne va pas directement dans la poche de la banque, la monnaie reste quand même sous contrôle quand elle est prêtée du fait de l'obligation de remboursement qu'a l'emprunteur. Si Dédé destinait l'argent sur son compte a la réalisation d'un projet, l'inflation subite fait qu'il devra emprunter 9 fois la somme sur son compte. Pour rembourser cette somme Dédé devra faire affaire avec Jeanjean (en bossant pout Jeanjean, en commerçant avec lui, peu importe) et lui prendre cette somme pour rembourser son prêt. Si Dédé échoue, sa maison ou son projet sera hypothéqué. Si Dédé réussi la banque met la main sur l'argent de Jeanjean.
Si la banque prête ses fonds propres tout rentre dans l'ordre à la fin du cycle. Les accords de Bales font que les banques peuvent preter un certains multiple de ses fond propres, la situation n'en n'est pas moins qu'une partie de la somme crée n'est pas obligé exister à la base (le taux de 0% de la perfide albio des nations sœurs de l'ancienne colonie britanniques est éloquent).

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A...oires_par_pays

Donc prêt d'argents qu'elles n'ont pas contre remboursement à échéance avec de l'argent que d'autres ont ou contre hypothèque de la production de ceux qui ne peuvent pas rembourser. L'inflation résultant de la production monétaire rendant impossible toute tentative d'épargne indépendante se basant sur la monnaie en cours.

Citation Envoyé par Neckara
Oui, cependant, n'oublions pas que certains objets constitué d'or, sont aussi des objets de collections et peuvent donc faire objets de spéculations, voir même de blanchiment d'argent. Phénomènes qu'on retrouve dans les œuvres d'arts.
C'est vrai. Quand on parle de placement dans l'or physique comme d'un refuge contre le "cataclysme bancaire imminent", il faut pouvoir se dire que la valeur de l'or possédée correspond au prix de la masse d'or possédé sur le marché soit dans le cas de la pièce de 100 Francs or une masse de moins de 30 gramme pour environ environ 38€ le gramme soit un peu moins de 1200€ la pièce. Pas sur que les neo acquéreur de pièce d'or se rendent compte que deux tiers de leurs économie est "symbolique" et encore même ce tiers de valeur peut être remis en cause en cas de pénurie grave de matière première. L'or ne se mange pas plus que les billets de banques...
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Avatar de psykokarl
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 23/07/2016 à 13:26
Citation Envoyé par 10_GOTO_10 Voir le message
C'est exact. Rien ne garantit que les boulangers soient philanthropes. Rien ne garantit que les coiffeurs soient philanthropes. Ce n'est pas la question.
Oui et de même que pour le mineur de bitcoin, il ne faut pas compter sur les actions des boulangers ou des coiffeurs guérir la société des excès du capitalisme.

La question de la philanthropie est venu de l'idée qu'il n'est pas pertinent de considérer à priori que la résolution d'un problème puisse se faire par un principe, un système, ou un groupe de personnes dont le projet de base n'est pas la résolution de ce problème.
Il n'est pas question d'être contre le bitcoin dans l'absolu, il est question de ne pas attendre du bitcoin qu'il sauve de la crise, qu'il arrête l'inflation ou qu'il fasse le café. Le bitcoin n'a tout simplement pas été conçu dans ce but. Il est question d'une vision qui se veut avant tout mécaniste et qui s'oppose à la vision des idéologues et autres romantique de tout bord, qu'ils soient pro-bitcoin ou pro-or.
L'opposition entre l’intérêt particulier et l’intérêt publique est théorisé depuis Aristote par la condamnation de la chrématistique qui découle de l'envie d'enrichissement personnel et sa distinction de l'économie qui découle de l'organisation au sein de la cité. A la différence de ce que l'on a pu entendre dans la propagande "socialiste", l'opposition entre intérêt général et intérêt particulier n'est pas dans l'opposition de classe, qui n'est au final qu'une opposition entre groupes d’intérêts particuliers. L'opposition entre intérêt général et intérêt particulier vient du fait que quand elle n'est pas bridée, l’intérêt particulier est en mesure de nuire à l’intérêt général, c'est à dire de mettre a mal les capacités de résilience de la cité, la cité constituant un milieu plus favorable à la survie et l'activité humaine que la nature.

Le bitcoin n'a à aucun moment mis en accord intérêt collectif et intérêt particulier, un accord devant être jusqu’à présent explicite. Il s'agit la d'un argument mercantile. Le bitcoin est une monnaie électronique, décentralisée et limitée :
- électronique donc sa pérennité dépend de la maintenance de l'infrastructure qui permet son utilisation.
- décentralisé donc on ne peut pas en attendre d'action cohérente visant à améliorer la situation du système bitcoin. Tout au plus peu on espérer qu'une propriété émergente vertueuse fasse le boulot.
- limitée donc le jeu de l'offre et la demande fait que le pouvoir d'achat de cette monnaie de dévaluera pas sauf effondrement du système bitcoin (désamour, évolution technologique, contrainte politique, etc).

A partir de ces données (non exhaustive), on peut commencer à réfléchir à des cas pratiques.
L'or c'est mieux que le bitcoin si la situation exige que l'on enterre ses richesses. L'or s’oxyde moins qu'un disque dur.
Le bit coin c'est mieux que l'or pour les transaction sécurisée à grande distance. Un convoi d'or a mille fois plus de chance de se faire braquer et la transaction mettra beaucoup plus de temps.

Le fait que le bitcoin soit une monnaie électronique, décentralisée et d’émission limitée ne le soustrait pas aux règles et caractéristiques qui s'appliquent aux autres monnaies.
Le bitcoin, comme toute les monnaies est fiduciaire. Sa force, autant dans le sens de robustesse que dans le sens pouvoir d'achat, dépend du nombre de personne faisant confiance et utilisant cette monnaie.
Il est dans l’intérêt particulier des possesseurs de bitcoin d'attirer de nouveaux utilisateurs. Autrement ils auraient miné/acheté du bitcoin en pure perte. Plus il y a "preneurs", moins il y a de chance que la valeur du bitcoin tombe à zéro. Le caractère limitée du bitcoin fait que plus il y aura de demandeur de bitcoin et plus il y aura de marchandises qui s'échangent via le bitcoin : plus la valeur du bitcoin augmentera.
Si le bitcoin devient monnaie mondiale un simple règle de trois permet de déduire que le possesseur de 20 000 bitcoin pourrait acheter la France métropolinaire, sans rien avoir produit d'autre que du bitcoin.

Enfin il est faux de penser que s'acheter du bitcoin c'est s'opposer à l'Etat ou au système bancaire. Rien empêche les États ou les banques d'acheter ou de produire du bitcoin. Un État pourrait même s'acheter une grande quantité de bitcoin, en distribuer une petite partie a sa population et décréter que le bitcoin est la monnaie officiel et exiger le paiement de l’impôt en bitcoin, se finançant ainsi sur l'inflation monétaire du marché...
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Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 04/08/2016 à 5:10
Ca y est ! J'ai enfin compris ce que venait faire là dedans les "pédophiles" qu'on met à toutes les sauces. Que l'on trafique des kalaches avec des bitcoins, des drogues diverses, je veux bien le comprendre, mais les p'tits n'enfants pour pédophiles je ne voyais pas. Mais je suis devenu moins bête grâce à psykokarl : les pédophiiiiiles tant décriés font des détournements de mineurs de bitcoins et c'est ça qui met la machine en l'air
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Avatar de Zefling
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 16/07/2016 à 19:23
En même temps, quand on voit comment on se fait racketter par les banques avec les monnaies « officiels », ça donne parfois envie de s'en affranchir. Aujourd'hui, placer son argent ne rapport presque plus rien à moins d'en voie beaucoup, et le peu que tu gagnes les banques sont la pour le reprendre avec des services qu'elles empiles.
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