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Blocage de pub : un tribunal allemand statue en faveur d'Axel Springer
Qui ne devrait plus payer pour figurer en liste blanche d'AdBlock Plus

Le , par Stéphane le calme

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9  0 
L’un des problèmes les plus épineux auquel fait face l’écosystème de la publicité est la montée en puissance des bloqueurs de publicité qui se fraient progressivement un chemin dans les habitudes des internautes. AdBlock Plus, l’outil développé qui se revendique être l’outil de blocage de publicités le plus populaire, est sans doute l’une des figures emblématiques de ce mouvement de réforme.

Les procès à l’endroit d’Eyeo, l’éditeur derrière la conception d’AdBlock Plus, se sont multipliés. Entre autres, les diffuseurs allemands RTL Interactive et ProSiebenSat1 avaient fait valoir que les utilisateurs ne devraient pas être en mesure de bloquer les publicités sur leurs sites Web et qu’Adblock Plus ne devrait pas être en mesure d'offrir sa Politique de « Publicités acceptables » qui exige des grands éditeurs de se plier à une série de normes et parfois même de payer de lourds frais afin de figurer sur la liste blanche de son service de blocage.

À ce propos, l’éditeur a rendu disponible une liste, qui peut être consultée par tous, définissant ce qu’il entend par publicités acceptables (en donnant des critères généraux associés à des critères spécifiques), mais également des critères de publicités qui ne sont pas acceptables.

Grosso modo, l’objectif est de garantir entre autres qu'une publicité ne cachera pas le contenu du site, en sera distincte, n'obligera pas l'utilisateur à effectuer un défilement pour afficher ce qu'il est venu voir, ne perturbera pas l'équilibre de la page, etc. Till Faida, le PDG d’Adblock Plus, a déclaré que « notre but n'est pas de tuer la publicité. Nous voulons l'améliorer, et soutenir les petits sites ».

Aussi, si les « petits sites » peuvent demander à être inscrits sur la liste blanche d’AdBlock Plus dès lors qu’ils répondent aux critères tels que définis par l’éditeur, « cela coûte extrêmement cher de maintenir cette liste blanche » : vérifier que tout est conforme aux critères. Publier la liste. La tenir à jour. Vérifier à chaque fois qu'un éditeur ne sortira pas de la ligne directrice, etc. « cela nécessite beaucoup de ressources et d'efforts. On peut y parvenir uniquement s'il y a une activité soutenable derrière ». Raison pour laquelle Eyeo a décidé de facturer les « grands sites » au grand regret des éditeurs qui ont, à chaque reprise, critiqué la façon dont le blocage des publicités des sociétés comme Eyeo facturent de grands éditeurs et des sociétés comme Google et Amazon pour qu’ils figurent dans leur liste blanche. L’éditeur allemand Axel Springer a lui aussi engagé une poursuite contre Eyeo.

Vendredi dernier, le tribunal d’appel de Cologne (Allemagne) a accordé une victoire partielle à Axel Springer, estimant qu’Eyeo n’avait pas à lui faire payer des frais pour le mettre dans sa liste blanche. Une décision qui s’appuie sur une loi sur la concurrence introduite en 2015 dans le droit allemand et basée sur une directive européenne. La victoire est partielle dans la mesure où Axel Spring n’a pas pu obtenir de la Cour qu’elle déclare l’illégalité d’AdBlock Plus.

Une défaite qui passe mal du côté d’AdBlock Plus qui déclare dans un billet de blog : « Le blocage des publicités a été une fois de plus trouvé comme étant cent pour cent légal. Cependant, cette fois-ci, le tribunal a trouvé une loi obscure nouvellement adoptée dans le droit allemand de la concurrence déloyale. Cette loi a été lancée en décembre 2015, son paragraphe 4a UWG est basé sur une directive européenne qui visait à protéger les consommateurs contre des tactiques commerciales agressives. Mais l'Allemagne a réécrit cette loi, l’emmenant plus loin que l'Europe ne souhaitait, et l’a rendue applicable non seulement entre les entreprises et les consommateurs, mais aussi entre les entreprises et les autres entreprises.

Les avocats d’Axel Springer se sont servis de cette sous-clause pour justifier leur demande secondaire à la Cour : “interdire un bloqueur de publicités si ce bloqueur de publicités autorise l’affichage de publicités qui répondent à certains critères et exige que Springer [l’emphase est la mienne] lui paye une redevance », a écrit Ben Williams d’Eyeo.

Eyeo rappelle qu’Axel Springer « est une maison d’édition numérique qui pèse plusieurs milliards de dollars, possède la majorité des journaux en Allemagne et dont les actions s’étendent sur 40 pays dans le monde » : « Normalement, parce qu’Axel Springer serait probablement considéré comme étant une “grande entité” d’après nos règles, ils devraient payer ; mais, à cause de cette décision, nous devons les traiter comme étant un cas particulier. Autrement dit, nous ne pouvons pas accepter une compensation pour les services que nous pourrions leur rendre. Donc, si Springer nous propose des publicités à mettre en liste blanche et que celles-ci correspondent à nos critères, nous les mettrons en liste blanche gratuitement, comme pour les autres 90 pour cent des entreprises sur notre liste blanche ».

Mais Eyeo ne veut pas en rester là et a promis de faire appel de cette décision.

Source : Reuters, blog AdBlock Plus, blog AdBlock Plus (critères d'une publicité acceptable)

Voir aussi :

Blocage publicitaire : les éditeurs de presse américains se saisissent de la FTC pour dénoncer des pratiques illégales dans le blocage de pub

Adblock Plus revendique plus de 100 millions d'utilisateurs actifs de son outil de blocage de publicités, le nombre d'utilisateurs en France est stable

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Avatar de emixam16
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 18/08/2017 à 16:50
Tout d'abord, ils veulent que le blocage des annonces soit complètement interdit.
Heureusement que le concept de bloqueur de pub est légal. Je ne vois pas en quoi le fait qu'un client final puisse modifier une page web pour bloquer les éléments qui ne lui plaisent pas pourrait être répréhensible. Dès lors, puisque les bloqueurs de pubs ne sont que des logiciels automatisant ce processus, il aurait été aberrant de les interdire !

Comme dit plus haut, interdire les bloqueurs de pub reviendrait à interdire aux gens de changer de chaîne quand vient l’heure de la pub.

Si cela n'est pas possible, ils veulent que les blocages publicitaires avec des listes blanches soient interdits.
Là, le débat est déjà plus ouvert. Bien que je n’aime pas les publicités de manière générale, je trouve que la politique d’Adblock Plus vis-à-vis des listes blanches peut s’apparenter à du parasitage. C’est un peu « Si vous ne nous donnez pas x% de vos revenus, je vous empêche de fonctionner ». Je trouve ce fonctionnement assez mafieux. Donc légal ou pas, c’est une question (un peu) ouverte, mais éthique, surement pas !

J’espère que les gens vont continuer à utiliser de plus en plus UBlock Origin, qui a des performances globalement meilleurs qu’ABP, et qui n’utilise pas de liste blanche, donc qui fonctionne de manière beaucoup plus saine. En plus c’est open source donc pas de piège !
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Avatar de xurei
Membre averti https://www.developpez.com
Le 27/06/2016 à 16:08
Puis les autres gros éditeurs vont faire pareil, et la liste blanche d'AdBlocks ne sera plus financièrement tenable.

AdBlocks finira donc par enlever complètement sa liste blanche, ou sera remplacé par un autre bloqueur de pub qui n'en aura pas.

Conclusion : Axel Springer a gagné sur le court terme, et tous les éditeurs vont y perdre sur le long terme.

Bien joué la justice.
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Avatar de talon
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 23/08/2017 à 19:21
Le marché de la publicité sans régulation, sans règle d'usage pour les annonceurs, c'est comme les radios en Afrique. Pour se faire entendre, par dessus les radios concurrentes, tous augmentent la puissance et la portée des émetteurs, et l'espace hertzien fini saturé et plus personne n'entend plus rien. C'est la même chose pour la publicité. Plus il y en a, plus il faut en faire pour se faire connaître et c'est le consommateur qui est saturé. Les messages sont de plus en plus difficiles à faire passer. En témoigne la dernière demande de TF1 auprès du CSA pour obtenir l’autorisation de diffuser de la publicité pendant les journaux télévisés. C'est une course vaine et sans fin.

Le succès des bloqueurs de publicité est un indicateur assez fiable sur le niveau d'exaspération des internautes. Les professionnels feraient bien d'entendre la leçon. Lorsque j'achète un journal, personne ne vient me reprocher de tourner ou d'ignorer les pages de pub pour tenter ensuite de me reprendre le journal parce que la publicité est une partie des revenus de la rédaction. Quand on diffuse de la publicité, on doit accepter aussi le risque que celle-ci soit ignorée. Ce qui chagrine les annonceurs sur internet, c'est que cette ignorance est explicite. C'est aussi un enseignement sur la publicité diffusée via d'autres supports.

Si adbloc était illégal, alors le petit auto-collant "NOPUB" sur ma boite au lettres l'est aussi.
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Avatar de SaiRictus
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 27/06/2016 à 15:24
Le bras de fer entre les éditeurs et les bloqueurs de publicité va s'intensifier.
Je ne suis pas certain que ce soit les utilisateurs/consommateurs qui en sortent vainqueurs
6  0 
Avatar de Pierre GIRARD
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 30/11/2016 à 13:16
Pour info, une constatation que j'ai faite sur un autre fil : Curieux et bizarre autant qu'étrange ?

Ce n'est pas ABP, mais l'utilitaire intégré à Opera comporte un Test qui permet de juger de la différence entre : "AVEC" et "SANS" publicité. Pour le site de developpez, c'est insignifiant, ce qui apporte la preuve que l'on peut faire de la publicité sans prendre des ressources calamiteuses. Après, a chaque site de faire comme il le souhaite :
  1. Des PUB non agressives et peu gourmandes en bande passante
  2. Ne rien faire et, en fin de compte, perdre la totalité des bénéfices de la publicité avec des bloqueurs.

Si j'étais responsable d'un site, mon choix serait vite fait.
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Avatar de AoCannaille
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 27/06/2016 à 16:55
Citation Envoyé par xurei Voir le message
Puis les autres gros éditeurs vont faire pareil, et la liste blanche d'AdBlocks ne sera plus financièrement tenable.

AdBlocks finira donc par enlever complètement sa liste blanche, ou sera remplacé par un autre bloqueur de pub qui n'en aura pas.

Conclusion : Axel Springer a gagné sur le court terme, et tous les éditeurs vont y perdre sur le long terme.

Bien joué la justice.
Il faudrait une liste blanche communautaire et que le plug in soit capable de proposer de se désactiver pour tel ou tel site grâce a la proportion statistique des utilisateurs le désactivant sur le site.

"85% des utilisateurs autorisent les pubs sur ce site, voulez vous réactiver les publicités pour ce site?"

Et dans l'autre sens, en cas d'abus (éventuellement de manière automatique):

"Une hausse de 18% des utilisateurs bloquent ce site, voulez-vous bloquer les publicités de ce site?"

Avec des curseurs réglables sur les pourcentages déclencheurs pour l'activation/désactivation.
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Avatar de Pierre GIRARD
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 19/08/2017 à 6:56
Citation Envoyé par champsy_dev Voir le message
Des aliments de qualités , des logiciels de qualités, n'importe quoi qui se vent de qualité ?...
Il est clair que la qualité est la meilleure publicité ... relayée par le bouche à oreille.

On a déjà vu le cas de deux films sortant en même temps :
- l'un à gros budget avec un maximum de publicité et un résultat décevant
- l'autre à petit budget et sans publicité qui fait 10 fois plus d'entrées

Comme quoi, ça n'est certainement pas la publicité qui fait le succès d'un produit (en tous cas pas à elle seule). Surtout qu'on peut tomber sur des publiphobes (comme moi) qui n’achèteront pas un produit PARCE QUE il fait de la publicité. Les annonceurs feraient bien d'y réfléchir à deux fois, un sondage Européen montre que la proportion des publiphobes à la télé est en constante augmentation.

Dans ce sondage, on y apprend qu'en Allemagne il y a plus d'un Allemand sur deux qui est publiphobe. Le succès de AdBlock en Allemagne s'explique donc largement.
5  0 
Avatar de tanaka59
Membre expert https://www.developpez.com
Le 20/04/2018 à 14:51
Ad Block est l'équivalent du "Stop Pub" (sauf info des collectivités) en France en boite au lettre.

Je n'ai jamais vu Adrexo, Media Poste , Auchan , Carrefour ou Lidl porter plainte contre Mme michu car elle a mis "stop pub" sur sa boite au lettre.

J'estime normale que Ad Block soit dans son droit de bloquer la pub. Si un site est recalcitrant avec ces pub , temps pois pour lui je lirai ailleurs.
5  0 
Avatar de Pierre GIRARD
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 20/04/2018 à 20:20
Citation Envoyé par Namica Voir le message
Faux sentiment de sécurité. Laisser passer les requêtes = continuer à être profilé.
Donc même si la pub n'est pas affichée, les résultats de tes recherches restent biaisés par le profil que les moteurs (Google, Bing, ...) ont de toi.
Voila pourquoi 100% de mes recherches se font avec QWANT. Maintenant, ceux qui se fichent d'être fichés font ce qu'ils veulent.
5  0 
Avatar de Namica
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 21/04/2018 à 7:17
Citation Envoyé par Pierre GIRARD Voir le message
Voila pourquoi 100% de mes recherches se font avec QWANT. Maintenant, ceux qui se fichent d'être fichés font ce qu'ils veulent.
+1
Souvent, je ne me contente pas d'un seul moteur de recherche.
Maintenant, il y a aussi duckduckgo.com, ixquick.eu, startpage.com et d'autres encore.
A ma connaissance :
  • Startpage fournit les résultats de Google sans le tracking de Google et donc sans le biais de "ta sphère d'intérêt"
  • Ixquick est un méta moteur

Avec Qwant (lié au début avec Bing de M.S.), ce sont mes moteurs de recherche préférés, outre bien évidemment wikipedia et le portail lexical <www.cnrtl.fr.>

Les revenus générés par la publicité sur les moteurs de recherche étaient d'environ 45 $ par utilisateur pour Google pour le premier trimestre de 2014, selon <http://www.digitalstrategyconsulting...ok_twitter.php>

Pour autant, les autres moteurs sont-ils blancs ? Quel est leur modèle économique ? De quoi vivent Qwant, Duckduckgo et les autres ? Il faut quand même des capitaux et des revenus pour développer, maintenir et opérer un moteur de recherche. Ce n'est plus dans un garage qu'on fait cela.

Ben, il ne faut pas se leurrer. Ils vivent aussi de nos données, mais ils n'ont pas l'indélicatesse (je l'espère, enfin, c'est ce qu'il disent) de nous profiler à notre insu de notre plein gré pour nous servir des pub soit-disant ciblées pour mieux servir notre expérience de navigation. Donc, ils vivent sans doute d'info pseudo-anonymisées. Comment ? Avec quelle qualité d'anonymisation ? On ne sait pas.

/hors sujet/
Avis aux marketeux, je n'ai pas besoin de 250 pub pour un rasoir électrique, je l'ai déjà acheté la semaine dernière dans mon magasin briques&mortar. Vous êtes, vous régies publicitaires, des emmerdeurs.
Heureusement, il y a les bloqueurs de pub (et de requêtes vers vos serveurs) et le blocage des cookies tiers.
Et je ne veux pas non plus avoir à gérer ce que je veux bien transmettre ou pas comme info personnelles. Les infos perso : mon souhait, c'est ZERO communication.
Vous voulez des infos perso ? D'abord, il faut me le demander et m'expliquer précisément à quoi et à qui cela va servir et à quelles fins. Ensuite si j'accepte (consentement éclairé selon notre réglementation européenne), alors payez-moi une part des 45$ que Google gagne par trimestre et par utilisateur et peut-être que j'accepterai de réutiliser Google et de subir vos pub débiles et peut-être que une fois sur 100 mille je cliquerai par curiosité, et si c'est intéressant, j'irai peut-être essayer le produit chez mon commerçant local, parce que je ne veux pas me retrouver dans un désert sans commerces locaux. Voilà, c'est donnant donnant : tu gagnes du pognon avec mes données alors, je veux une part du marché. En plus, tes bénéf ne sont pas ou quasiment pas imposés alors que tu gagnes du fric avec mes données ? Mais c'est inacceptable. La loi l'autorise ? et bien la loi est mal faite. On va la changer. A bon entendeur FB, Google et autres, salut.
Il est inacceptable qu'une multinationale devienne plus puissante qu'un état.

Oui, j'avoue, j'ai déjà acheté sur Amazon. Mais je n'en suis pas fier. Le libraire pas loin de chez moi vient de fermer boutique. De même que le dernier photographe de mon quartier. Mon dernier boucher artisanal va bientôt prendre sa pension. Il n'y a déjà plus de poissonnier dans la ville depuis longtemps. Ils ont étés tués par les grandes surfaces et les surgelés. Et maintenant les grandes surfaces re-proposent du poisson en rayon frais.

Où veut-on nous conduire ?
Demain, je pourrais ne plus jamais sortir de chez moi :
  • Le taf : télétravail et léléconférence
  • La bouffe : Uber-eat et autres services de livraison à domic.ile de pizza et autres malbouffes.
  • Les vêtements : est-il besoin de faire une liste d'e-boutiques ?
  • Les services financiers : e-banking..
  • Biens de consommation courant : livraisons à domicile
  • Culture : télévision (par ip évidemment)
  • Exercice physique : engins connectés (tapis de marche, vélo d'appart., ...) & e-coaching.
  • Relations sociales : réseaux sociaux of course et téléconférence skype ou autres.
  • Historique Internet (même si pas connecté à un réseau social).
  • Contacts email, chat, etc.
  • Relations intimes : webcam & ou fréquentation de sites porno...
  • Urgences : et bien faites le 112 (avec votre téléphone ip ou votre smartphone)(*)

Voilà une liste de 12 thèmes par lesquelles on peut être tracé.
(*) Pour le 112, si vous êtes pistés, ça ne sort pas de chez eux. Ils doivent pouvoir localiser des victimes, c'est le but, et ces données ne sortent pas de chez eux. Hors les cas d'abus et de fausses alertes, qui font l'objet de plaintes. Mais bon l'opérateur téléphonique pourrait pister... Le GPDR protège contre celà. Donc tout n'est pas à jeter dans le GPDR, loin de là.
Vous pouvez ajouter le contenu de vos courriels à vos sources de pistage.
  • assureur
  • banquier
  • médecin
  • hôpital
  • comptable
  • contrôleur fiscal
  • maitresse
  • ...

Et donc j'espère que vous avez plusieurs comptes de courriel, dont un safe et au moins un autre qui sert de poubelle.
Quel est le modèle économique du compte "safe" ? Offre-t-il des garanties suffisantes ?
Pensez-vous que cela puisse réellement être anonymisé, même en l'absence de nom, prénom, date de naissance, nom du chien ou du chat et j'en passe ?

/hors sujet fin/
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