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Performance des systèmes éducatifs : la France serait en dessous de la moyenne de l'OCDE
Avec un manque d'équité, des élèves et enseignants démotivés

Le , par Michael Guilloux

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Tous les trois ans, l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) publie des statistiques sur les performances des systèmes éducatifs de ses 34 pays membres. Il s’agit entre autres, en Europe, de l’Allemagne, la France, la Suisse, le Royaume-Uni, l’Italie, Islande, l’Espagne ou encore la Belgique. En Amérique, on note le Canada, le Mexique, le Chili et les États-Unis. En Asie-Pacifique, on a aussi le Japon et la Corée, mais également l’Australie (en Océanie) et Israël (au Proche-Orient). Un classement plus large inclut également d’autres pays non membres.

Ce classement est réalisé dans le cadre du programme de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves : PISA (Program for International Student Assessment). L’objectif est de comparer les performances de différents systèmes éducatifs en évaluant les compétences acquises par les élèves en fin d'obligation scolaire (quinze ans). Ce sont les compétences de base qui sont évaluées, c'est-à-dire celles dont tout citoyen européen moyen peut avoir besoin pour réussir dans sa vie quotidienne. Il s'agit plus précisément de la compréhension de l'écrit, les mathématiques et la science. Chaque édition du classement met l’accent sur un domaine particulier.

Les jeunes sont évalués sur leurs capacités à exploiter leurs connaissances dans la vie quotidienne. Le classement PISA permet aussi d'identifier les facteurs de succès (exogènes et endogènes), tels que le milieu social économique et culturel des familles, le cadre scolaire offert par l'établissement, le système éducatif national, la motivation des élèves, l'estime qu'ils ont d'eux-mêmes ou encore les stratégies d'apprentissage qu'ils mettent en œuvre.

Pour cela, des milliers d'élèves par pays, sélectionnés de façon aléatoire dans les établissements publics ou privés, sont évalués dans des tests écrits. Les élèves et chefs d'établissements vont également remplir des questionnaires qui permettront d'établir des corrélations entre les performances et l'environnement des élèves, notamment leur accès et maitrise des TIC.

Au dernier classement publié en 2013, la France était 16e sur les 34 pays membres de l’OCDE, juste au-dessus de la note moyenne de l’OCDE. Le prochain classement PISA sera publié en décembre 2016.

Entretemps, un nouvel indicateur sur les systèmes éducatifs des pays de l’OCDE a été publié par des chercheurs français spécialisés dans le domaine de l’éducation. Le nouvel indicateur montre que le système éducatif français serait moins performant que ce qu’a laissé croire le classement PISA. La France occupe en effet la 25e place, soit un recul de 9 positions par rapport au classement PISA.

Sur une échelle de -2 à 2, le nouveau classement montre que le Canada domine largement le classement avec un score de 1,21. Le Japon et la Suisse arrivent ensuite avec respectivement 0,95 et 0,87. Notons que la note nulle représente la moyenne OCDE. Avec -0,38 comme score, la France est donc en dessous de la moyenne, mais devant le Royaume-Uni avec -0,4 à la 27e place.




Classement des systèmes éducatifs des pays de l'OCDE

Le nouvel indicateur se base sur l’enquête PISA, tout en essayant d’aller plus loin. Les chercheurs notent en effet quelques limites à la méthodologie du programme PISA. « Le classement de PISA est fondé sur les performances des élèves. De là, on en déduit les performances des systèmes éducatifs, qui dépendent pourtant d'autres critères comme l'engagement des professeurs ou des élèves. Il y a un défaut dans cette logique », expliquent-ils. Et d’ajouter que le classement PISA « donne une information sur la performance des systèmes éducatifs sans dire comment les améliorer ».

En étudiant cinq différents critères, les chercheurs creusent dans les performances pour « déterminer les domaines où l'on est bon et en tirer des conclusions sur les réformes qu'il faudrait adopter ». Les critères d’évaluation sont les suivants :

  • Efficacité : ce critère mesure la capacité du système éducatif à « limiter la part d’élèves en difficulté et à maximiser la part d’élèves qui réussissent ». Suivant ce critère, la France occupe la 14e place avec un score de 0,27 ;


    Scores des systèmes éducatifs des pays de l'OCDE selon le critère d'efficacité
  • Efficience : ce critère mesure l’efficacité des systèmes éducatifs (critère précédent) par rapport au budget alloué par le pays à l’éducation (primaire et secondaire). Il s’agit donc d’un critère de rentabilité des investissements de l’État. Suivant ce critère, la France est à la 12e place avec un score de 0,53 ;


    Scores des systèmes éducatifs des pays de l'OCDE selon le critère d'efficience
  • Équité : ce critère mesure la capacité des pays à aider les élèves défavorisés à avoir de bons résultats. La France se situe vers le bas du classement à la 28e place sur les 34 pays membres de l’OCDE. Il faut également noter que seulement 6 % des élèves défavorisés ont pu obtenir de très bons résultats en mathématiques. Le système éducatif français a obtenu une note de -0,94 ;


    Scores des systèmes éducatifs des pays de l'OCDE selon le critère d'équité
  • Engagement des enseignants : ce critère évalue la motivation des enseignants, à travers leurs statistiques d’absentéisme, et les avis que les élèves portent sur eux au sujet de leur enthousiasme et du degré de préparation de leurs cours. La France encore taxée de mauvais élève dans l’OCDE avec un score de -0,33 à la 22e place du classement ;


    Scores des systèmes éducatifs des pays de l'OCDE selon le critère d'engagement des enseignants
  • Engagement des élèves : suivant ce critère, les résultats montrent que les élèves français ne sont pas plus motivés que leurs enseignants. Ils sont au contraire parmi les moins motivés de l’OCDE avec un score de -1,43 à la 31e place. Cette évaluation se base « sur les statistiques sur les retards et l'absentéisme des élèves, ainsi que les sondages sur leur sentiment de bien-être à l'école ou encore leur persévérance face aux difficultés scolaires ».


    Scores des systèmes éducatifs des pays de l'OCDE selon le critère d'engagement des élèves


Source : francetv info

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

France : les candidats à la session du brevet 2017 devront résoudre des exercices d'algorithmique lors de l'épreuve de mathématiques et technologie
France : la réforme du doctorat entrera en application dès septembre 2016, quelle en est la portée pour l'Université française ?

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Avatar de Mogwaii
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 27/06/2016 à 17:01
Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Une fois que t'es sortit de l'école primaire les "enseignants" ils n'en ont rien à carrer de ta pomme. Prenons un prof d'anglais moyen, en sus des deux mois de congés payés il prends généralement 9 mois de congés maladie fictif, ce qui fait un mois de présence réelle, pendant ce temps il cumule les travaux au black de cours particuliers et de traductions pour les entreprises, résultat il peu gagner plus de 4000 euros par mois en sus non déclaré, en fait l'éducation nationale c'est juste un complément de revenu... Plus le niveau est bas au sein de l'école plus ça fait de tunes pour les profs qui aux lieu d'aider les élèves sont tous inscrits sur les sites web ou dans des écoles privées pour proposer des cours particulier aux prix fort. Donc l'intérêt des profs c'est que le niveau à l'école soit le plus bas possible, et c'est ce qu'ils sont arrivés à faire...
Oui et le métier d'enseignant a tellement d'avantage que personne ne veut le faire ...
Aujourd'hui on est en pénurie de profs de math notamment mais c'est surement parce qu'il y a tout les avantages que vous nous citez.

Il y a des exceptions qui doivent surement procéder comme vous l'expliquez, mais en faire une généralité sur les enseignants je trouve ça un peu moche.

Vous avez la réaction typique d'une personne pensant que c'est hyper simple de gérer une classe de 28 (si ce n'est plus) élèves, ce n'est que des gosses après tout.
Et puis on pourrai aussi parler du rôle de certains parents, qui délèguent l'éducation complète de leurs enfants à l'école. Mais bon si leur gamin est nul en classe c'est surement parce que le prof est nul, pas parce que le gosse traine jusqu'à pas d'heure dehors au lieu de réviser.
Vous ne vous êtes jamais vraiment renseigné sur l'activité d'un prof mais bon, vous vous permettez de critiquer tout un système d'on vous n'y connaissez absolument rien.

Il y a des mauvais enseignants comme il y a des mauvais informaticiens, maçon, vendeur, ou autres.

Mettre la faute du mauvais système éducatif de la France sur les enseignants est débile. Ce ne sont pas eux qui propose les réformes, qui sont justement écrite par des gens qui ne se sont jamais tenus devant une salle de classe.
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 04/07/2016 à 10:20
Playskool présente, Billy 5 ans :

Citation Envoyé par unrealw Voir le message
l'école c'est nul
Merci de ce témoignage poignant et de cette explication d'une exceptionnelle lucidité Billy.

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Avatar de nefelpitto
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 01/02/2017 à 18:03
Citation Envoyé par halaster08 Voir le message
L'étude montre clairement que oui.
Les causes?
Le manque de moyens dans l'éducation nationale.
...
Faut arreter avec ca. Pour tous les pays, a partir d'un certain seuil de richesse, augmenter le budget de l'éducation ne fait plus aucune différence.
C'est la qualité des profs qui change tout. C'est triste a dire mais la profession n'est pas tres prestigieuse en France. Si on faisait une vraie sélection des candidats, avec des évaluations régulieres tout au long de leur carriere (basées sur les résultats des eleves) et la possibilité d'évincer les mauvais (au lieu d'en faire une profession indéboulonnable)... Bref si on rendait ce job élitiste, compétitif et bien rémuneré, le niveau des éleves s'améliorerait mécaniquement. Ca paraitra blasphématoire a certains mais les enjeux sont considérables et nécessitent un revirement complet...
Sinon, du coté des éleves, faut admettre qu'avec l'avenement d'internet, c'est dur de rester concentré sur ses études de nos jours. Je me rappelle avoir obtenu mon diplome d'ingé en 2004, peu de temps avant la sortie de World of Warcraft, et m'etre fait la réflexion : si ce jeu était sorti pendant mes années au lycée, j'aurais probablement foiré mes études... Mais aujourd'hui c'est encore pire: les djeun's ont tout cet ensemble de réseaux sociaux, chats, films, séries, VOD, jeux en ligne a portée de main. Je dis pas hein, c'est tres excitant, mais aussi tres distrayant... My 2 cents.
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Avatar de RPGamer
Membre actif https://www.developpez.com
Le 28/06/2016 à 11:31
Citation Envoyé par imperio Voir le message
Je ne vois pas comment on peut considérer le Japon et la Corée du sud comme étant de "bons" systèmes éducatifs quand on voit le taux de suicide des jeunes chez eux. Cela dit, si on ne prend en compte que les survivants, ça doit aider pas mal...
Le taux élevé de suicide au Japon (qui ne touche pas que les jeunes) n'a aucun rapport avec l'efficacité ou non du système éducatif japonais. C'est avant tout un fait social, imputable aux pressions sociales. Ces pressions s'exercent à plusieurs niveaux et dans plusieurs domaines de la société japonaise (pas que dans l'éducation). Changer le système éducatif japonais n'aurait sans doute aucun effet sur le taux de suicide des jeunes. Du reste, le Canada et la Suisse se placent proche du Japon sans partager ce fait social.
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Avatar de shadowmoon
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 28/06/2016 à 11:51
Citation Envoyé par halaster08 Voir le message
Une heure de cours c'est pas la mort, j'espère pour ton employeur que tu es capable de bosser plus de 20min sans prendre de pause...
Ces 2 situations ne sont pas comparables : pendant une heure de travail, un employé est beaucoup plus actif et a des taches plus diversifiées qu'un étudiant qui écoute un professeur et prend des notes pendant une heure de cours.

Si tu veux faire un parallèle entre le mode éducatif et professionnel, le mieux est de comparer un étudiant pendant une heure de cours et un employé participant à une réunion pendant une heure. Et dans ces 2 cas, tu retrouve des comportements similaires, qui prouvent un relâchement de l’attention : griffonnages, regards vers l'extérieur, discussions parallèles avec les voisin(e)s ...
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 28/06/2016 à 16:19
Citation Envoyé par seedbarrett Voir le message

En gros si les élèves sont aussi bon en payant un prof 100e que 50, l'efficiencité sera meilleurs à 50e, alors qu'au final dans les deux cas les élèves auront le même bagage de savoir
Du coup, vu qu'on est dessous de la moyenne et qu'on est bien classé en efficience (rapport qualité / prix donc si j'ai bien suivi), ça confirme bien que les profs ici sont payés des clopinettes et/ou qu'ils n'ont pas les bons outils / moyens à dispo...
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Avatar de AstOz
Membre averti https://www.developpez.com
Le 03/02/2017 à 10:04
Personnellement, je vois le problème d'une autre façon.

J'ai fait mes études dans un lycée technique sensible de banlieue, au sein de ce lycée qui avait bon nombre de classes STI, dont j'ai fait parti, il y avait une grande culture du "mon/ma fils/fille ira en S sinon rien".
Cette pression exercée par les parents sur leurs enfants et leurs établissements combinée à, peut-être, un manque de prises de position de la part de l'établissement a conduit un nombre incroyable d'élèves à l'abattoir.
Des élèves qui n'avaient pas les compétences suffisantes pour assumer un tel programme.

De plus, beaucoup de parents voient les solutions alternatives comme des "sous-diplômes", j'ai plusieurs fois entendu "Le BAC STI c'est comme une classe SEGPA".

En BTS, je me suis rendu compte des lacunes des S, certains n'avaient même pas le niveau nécessaire pour faire des maths de BTS parce qu'ils ont décrochés depuis le début de la seconde ...
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Avatar de maske
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 09/02/2017 à 21:25
Je n'ai pas envie de commenter le fond, ça n'est pas la première fois que ce genre de sujet sort - peut-être même que j'ai déjà répondu à celui là je ne sais plus, mais je ne vais quand même pas me retaper 6 pages d'un sujet où des quiches en orthographe se lamentent d'une baisse du niveau en mathématiques en faisant une faute de Français tous les 3 mots (oui j'exagère volontairement pour appuyer mon propos, j'aime bien ça) le tout en insultant leur profs (à propos c'est puni par la loi...).

Non, plutôt sur un autre sujet (ou peut-être celui là...) j'avais mis en lien les sujets du bac "S" (prenez l'équivalent) en 1950, 1970 et 2016. Personne n'a regardé j'imagine, en particulier pas ceux qui déplorent ce niveau en maths qui baisse, vraiment les jeunes sont des nuls par rapport à nous (j'ai 30 ans je précise). Non, si on regarde ces sujets, ils ne sont pas bien bien difficiles. Non pas que j'y arriverai d'un coup sans faire de recherches, mais avec ma licence de maths (bouh le nul il a fait la fac) j'évalue assez facilement le niveau. C'est un niveau "de quelqu'un qui a 18 ans" quoi.

Le bac de maths aujourd'hui, si on regarde on peut comparer les sujets, bah on fait beaucoup, beaucoup de choses quand même. En terme difficultés c'est pas très différent. Le programme a juste changé. Des choses sont décalées vers le supérieur, d'autres vers le lycée. Dans un pays où on nous rabâche que par dessus tout la performance (autrement dit le calcul) c'est la vie, ça m'étonne pas qu'on ait des programmes plus calculatoires qu'abstraits (si je puis dire).

Du coup quand je vois certains avis un peu véhéments sur cette discussion, bah ça m'étonne, ça m'étonne...

Paradoxalement les enseignants en prépa - ceux qui jouent le jeu du "concours sans réfléchir" et parfois sans s'en rendre compte - nous disent dans un blog du monde (http://orientation.blog.lemonde.fr/2...-sont-donnees/) que "Tous les enseignants sont conscients du décrochage dans les disciplines scientifiques ". Tout ça en s'appuyant sur un score qui baisse dans une étude sans en contextualiser les critères (on évalue sur quoi ?), et avec un argument d'autorité ("tous les enseignants" impossible à quantifier ou à prouver (merci le sophisme !). Pas super super scientifique tout ça !

Peut-être que ça fait du bien à certains de dire que les jeunes décrochent et sont moins bons scientifiques que nous. Des fois il faut longtemps dà es gens pour devenir très bons quelque part, cette notion d'évaluer la qualité d'une personne à un âge donné (= le bac ou juste après la prépa) pour décider de leur avenir nous fait perdre beaucoup de talents.

Allez, je vais y aller de mon sophisme : Tous les gens sérieux qui ont un peu de bouteille ici savent qu'on peut devenir très bon indépendamment des notes obtenues au bac et quelque soit le niveau global des copies de mathématiques depuis 1789 !
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Avatar de seedbarrett
Membre actif https://www.developpez.com
Le 27/06/2016 à 14:00
A vrai dire, ces chiffres ne me choquent pas tant que ça, mais il serait intéressant de les comparer avec les chiffres de suicide scolaire. Je dis ça surtout vis à vis de l'efficacité, ou les pays en tête présente de (très) fort taux de suicide chez les jeunes. http://www.nautiljon.com/actualite/s...2011-2021.html

Pour l'équité, je suis malheureusement d'accord, bien que les formations en alternance ouvrent également des portes. Je vois bien dans ma promo qu'il y a des jeunes de toutes origines, et c'est un vrai plus culturellement et humainement.

L'engagement des enseignement et des élèves résultent également de tout ça, personnellement j'ai commencé à sécher très tard, et principalement parce que je m'ennuyais à vrai dire. Et même quand je séchais trop, j'arrivais à être premier de la classe, alors que justement lorsque j'étais présent à chaque cours c'était les années ou je galérais.
Je ne dis pas qu'aller en cours te rends mauvais, mais plutôt que ça traduit un désintéressement. Couplé à ça des soucis d'orientation très fréquent (mon prof de seconde me disant que j'étais tellement un bon a rien que même à l'armée ils voudraient pas de moi c'est très blessant) on à un combo gagnant du désintéressement.
Puis les programmes sont super chargés alors qu'il y a pas de temps pour les suivre ni d'argent pour les mener à bien. Les classes de 45 aussi ça aide pas, va motiver 45 ados pensant qu'aux cul et à la fête à faire des intégrales...
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Avatar de hdlpf
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 01/02/2017 à 18:45
L'état français alloue ses postes de responsabilité sur concours et les grandes entreprises utilisent les diplômes délivrés par l'état pour recruter. Le système économique qui en résulte a besoin d'une école qui enseigne ainsi que de programmes stables et réfléchis.

Dans ce système, les responsables recrutés par concours ou sur diplôme pensent qu'ils méritent leur job et ne doivent rien à personne: ils peuvent résister aux pressions qu'exercent sur eux les lobbies et ils arrivent à imposer des choix techniques audacieux (le GSM, Ariane, Airbus).

A l'opposé, le modèle que l'oligarchie occidentale est en train d'imposer en France est celui en place aux US:

1) Tout responsable doit son job à un oncle, un parti politique, ou plus généralement à son "réseau". Ainsi il est redevable à son réseau et sera tenu de renvoyer l'ascenseur.

2) L'argent permet d'obtenir n'importe quel diplôme pour éviter que ne se crée des réseaux de diplômés indépendants des lobbies.

3) Des entreprises prennent à leur compte la selection qui en France est faite par l'école.
Google a par exemple un protocole de recrutement qui ressemble à un examen: 5 entretiens techniques qui sont des exercices d'informatiques et 1 entretien RH.

La destruction d'une école orientée vers la sélection de futurs responsables techniques indépendants a donc été orchestrée avec l’appui des médias qui ont distillés l'idée que toute sélection était injuste en oubliant de dire qu'il n'y aurait pas des places de chef pour tout le monde et que la selection se ferait autrement. La continuité du processus (1981-2016) ne s'explique pas autrement.

Le signe positif est que les 2 études mentionnées dans l'article ont fait du bruit dans les médias qui jusqu'alors étouffaient toutes les mal-pensances élitistes.

Note1: La baisse du niveau est bien plus dramatique que 20%, il faut plutôt faire l'hypothèse que les bachelier série S 2016 savent résoudre 20% des problèmes que savaient traiter leurs ainés des années 1980.

Note2: En 1975, math + physique représentait plus de 50% des coefficients au bac série C. Aujourd'hui il n'est pas exceptionnel qu'un élève obtienne le bac S avec 4/20 en math.

Note3: La sélection par concours n'est pas parfaite mais elle a donné des résultats: EDF, SNCF (TGV), Ariane, Airbus, des éditeurs de logiciels comme Dassault Systèmes (CATIA) et Ubisoft(Jeux).
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