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Le FBI a accès à des centaines de millions de photos pour effectuer une reconnaissance faciale dans le cadre d'une enquête
Selon un rapport

Le , par Stéphane le calme

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La GAO (Government Accountability Office) américaine est une agence indépendante qui est chargée de mener l’enquête sur les dépenses du gouvernement fédéral pour le compte du Congrès. Dans son dernier rapport datant du mois de mai et qui portait sur les capacités de reconnaissance faciale du FBI, il a fait savoir que ce département a eu accès à des centaines de millions de photos, « bien plus que nous ne l’aurions imaginé » s’est indigné l’EFF. D’ailleurs, le défenseur des droits à la vie privée en ligne a estimé que « le Bureau a caché ce fait au public pendant des années, ce qui constitue une violation flagrante de la loi fédérale ».

Selon le rapport, en plus d’avoir accès à la base de données de reconnaissance faciale NGI (Next Generation Identification) du FBI qui possède des dizaines de millions de photos de civils et de criminels, l’unité FACE (Facial Analysis, Comparison and Evaluation - analyse faciale, comparaison et évaluation) du FBI a également accès à la base de données du département d’État responsable des visas et des passeports, à la base de données biométriques du département de la Défense, mais également à la base de données des permis de conduire délivrés dans au moins 16 États. Au total, ce sont plus de 400 millions de photos parmi lesquels figurent celles d’Américains et d’étrangers qui n’ont pas commis de crimes.

« Pendant des décennies, l'analyse des empreintes digitales a été la technologie biométrique la plus largement utilisée pour identifier les détenus et les relier à une enquête judiciaire. En juillet 1999, le FBI a mis en œuvre le système d'identification d'empreintes digitales intégré automatisé (IAFIS) - un système national informatisé pour stocker, comparer et échanger les données d'empreintes digitales dans un format numérique qui a réduit le temps de soumission et de traitement des empreintes digitales qui est passé de semaines (ou plus) à quelques heures. Pour remplir la base de données d’IAFIS, des copies d'empreintes digitales prises à la suite d'une arrestation à l'échelle locale ou au niveau de l'État ont été soumises au dépôt central de l'État et étaient ensuite transmises au FBI afin d'être enregistrées dans IAFIS. Les organismes chargés de l’application de la loi fédérale ont également pris les empreintes digitales et les identifiants personnels d'un individu en garde à vue et ont envoyé ces informations au FBI.

À partir de 2010, le FBI a commencé à remplacer progressivement IAFIS par Next Generation Identification (NGI) moyennant un coût estimé de 1,2 milliard de dollars. NGI était pensé non seulement pour inclure des données d'empreintes digitales d’IAFIS et des données biographiques, mais devait également fournir de nouvelles fonctionnalités en plus d’améliorer les capacités existantes en incluant des données avancées de la biométrie, comme la technologie de reconnaissance faciale. Dans le cadre de la quatrième incrémentation sur six, le FBI a mis à jour Interstate Photo System (IPS) afin qu’il fournisse un service de reconnaissance faciale qui permette aux forces de l’ordre de faire des recherches sur une base de données de photos de criminels avec une soumission d'empreintes digitales. Le FBI a lancé un projet pilote de NGI-IPS en décembre 2011, qui est devenu pleinement opérationnel en avril 2015 », a indiqué la GAO.

L’EFF déplore le fait que, selon le rapport, le FBI fournit peu d’efforts pour s’assurer que les résultats des recherches n’incluent pas de photos de personnes innocentes : « le FBI a effectué très peu de tests pour s’assurer de la précision des capacités de reconnaissance faciale de NGI et il n’a pas pris de mesure pour s’assurer que les systèmes de reconnaissance faciale de ses partenaires externes - les États et autres agences fédérales - sont suffisamment précis pour empêcher que des personnes innocentes ne soient répertoriées comme des suspects criminels ».

D’ailleurs l’EFF va s’appuyer sur une recherche effectuée précédemment pour parler de l’inexactitude de la reconnaissance faciale qui « pourrait également mal identifier des Afro-Américains et d’autres minorités ethniques, des jeunes et des femmes, à un taux plus élevé que les blancs, les vieux et les hommes respectivement ».

Le rapport de GAO durcit un peu le ton face à un FBI et le déploiement d’une telle capacité de reconnaissance faciale sans avoir au préalable expliqué au public les implications de ses actions sur la vie privée. Pourtant, comme le rappelle l’EFF, les forces de l’ordre sont tenues par la loi fédérale, mais également par le département de la justice de remplir un Privacy Impact Assessment (PIA) de tous les programmes qui impliquent la collecte de données des Américains, à la fois au début du programme, mais également à chaque fois que surviendra un changement significatif.

Cependant, « lorsque le FBI a rempli le PIA en 2008, lorsqu’il en était encore à l’ébauche des composantes du système de reconnaissance faciale de NGI, il n’a pas mis à jour le PIA en 2015 - 7 ans plus tard et après y avoir appliqué des changements significatifs. Il n’a pas également rempli de PIA pour les services FACE - trois ans après que FACE ait commencé à soutenir les recherches de reconnaissance faciale du FBI » précise l’EFF.

Source : rapport GAO (au format PDF), EFF

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Avatar de a028762
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 17/06/2016 à 11:08
Comme quoi, ne rien avoir à se reprocher ne suffit pas pour justifier son innocence.
Je suis effrayé que le FBI ne soit pas plus soucieux de la légitimité de ses outils,
et crains que nos services de police en cette période (trop longue) d'état d'urgence fassent également l'impasse sur la qualité de leurs investigation.
C'est comme la pêche au filet à mailles fine contre la pêche à la ligne, Dieu reconnaîtra les siens disait-on ... au siècle dernier
ol
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Avatar de
https://www.developpez.com
Le 17/06/2016 à 16:58
Comme quoi, ne rien avoir à se reprocher ne suffit pas pour justifier son innocence.
Quoi? Détourner le signal émis par la webcam avec une image fixe... Comme je l'ai déjà fait remarquer avant, cette méthode de verrou nécessite beaucoup de précaution pour être valide.

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