HTTP 2.0 atteint le stade du « dernier appel »
La norme atteindra bientôt une version finale malgré les divergences

Le , par Hinault Romaric, Responsable .NET
Le protocole HTTP 2.0 (Hypertext Transfer Protocol) s’approche d’une version finale. Le groupe de travail de l'IETF (Internet Engineering Task Force) sur la norme vient de lancer le dernier appel pour le projet, invitant les personnes intéressées par celui-ci à exprimer leurs préoccupations avant la publication d’une spécification définitive.

Les soumissions sont possibles jusqu’au 1er septembre et après, le projet entrera dans une phase de tests d’interopérabilité avant la publication d’une RFC pendant l’automne.

Avec l’évolution du Web, les sites Web sont passés de simples pages sans trop de contenu à de véritables plateformes utilisées pour la diffusion du contenu multimédia, des applications, etc. Le temps de réponse est devenu une préoccupation pour plusieurs éditeurs de contenu sur le Web.

HTTP 2.0 viendra remplacer le vieillissant HTTP 1 et aura pour mission d’accélérer le trafic Web sur internet en réduisant le temps de chargement des pages. HTTP 2.0 s’appuie en grande partie sur le protocole SPDY et permettra d’envoyer simultanément tous les éléments d’une page Web grâce au multiplexage. HTTP 2.0 utilise également HPACK, un système qui permet la compression des entêtes HTTP pour réduire le volume de données

Pour rappel, le protocole SPDY a été développé par Google et est déjà utilisé par les navigateurs populaires, notamment Chrome, Firefox et Internet Explorer. Il réduit le temps de chargement des pages en utilisant moins de connexions TCP pour transporter le contenu.

L’utilisation de SPDY avait créé plusieurs divergences au sein du groupe de travail de l'IETF. Poul-Henning Kamp, un développeur de FreeBSD, était allé jusqu’à demander que le processus de normalisation de HTTP 2.0 soit abandonné au profit d’un nouveau projet pour HTTP 3.0, estimant que celui-ci a été un « véritable fiasco ».

À la suite de la publication du message pour le dernier appel, Greg Wilkins principal développeur du serveur open source Jetty, a exprimé dans un billet de blog ses préoccupations par rapport à cette norme. « Il y a beaucoup d’aspects intéressants dans la norme proposée, mais j’ai quelques profondes réserves quant à certains aspects mauvais et laids du protocole », a écrit celui-ci.

Malgré les différences d’opinions, le projet suit son bout de chemin et sera bientôt une spécification finalisée.

Source : Message de l'IETF


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Avatar de pcdwarf pcdwarf - Membre confirmé http://www.developpez.com
le 09/08/2014 à 2:02
Bon alors l'idée est intéressante, mais en pratique, selon mon expérience, SPDY c'est quand même un peu du vent.

Déjà tout serveur web qui se respecte a une fonction nommée keepalive qui permet de réutiliser la même socket pour plusieurs requêtes HTTP consécutives. (sans multiplexage)
Mais même avec un keepalive à off, les temps cumulés d'établissement des socket TCP sur une page, c'est quoi ? 50ms ?

A peu près rien devant le temps de calcul des serveurs et de transfert des data....
Remettre en cause un truc qui marche quand même divinement bien et surtout aisément compréhensible par n'importe qui pour au mieux gagner quelque chose comme 2% de perf, moi, ça me laisse très dubitatif...

De mon point de vue, ce qui est pénible, c'est surtout que les browsers ne font jamais que 2 connexions simultanées par serveur...
ça c'est vraiment un point limitant...
A une époque ça a eu un sens et qualque part ça peut toujours en avoir pour éviter de tabasser les serveurs des petits sites. Mais en ce qui me concerne, j'aimerai bien pouvoir dire aux browsers de mes clients "allez y les gars, faites donc 30 sockets simultanées, on gère..."
Avatar de TiranusKBX TiranusKBX - Membre expert http://www.developpez.com
le 11/08/2014 à 11:53
Citation Envoyé par pcdwarf  Voir le message
De mon point de vue, ce qui est pénible, c'est surtout que les browsers ne font jamais que 2 connexions simultanées par serveur...
ça c'est vraiment un point limitant...

à ce que je sache les navigateurs modernes ouvres 6 à 8 connections simultanées parts pages mais il faut bien avant tout charger le code html avant de connaitre les autres ressources à charger et c'est ça qui donne un temps de latence
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET http://www.developpez.com
le 18/02/2015 à 13:02
HTTP 2.0 : le développement du protocole finalisé
16 ans après la sortie de HTTP 1.1

Après moult tracasseries et reports, le nouveau protocole de transfert du Web HTTP 2.0 (Hypertext Transfer Protocol) a été approuvé de façon formelle par l’IESG (Internet Engineering Steering Group), un groupe de l’IETF (Internet Engineering Task Force), en charge de la validation des aspects techniques d’un projet en cours de normalisation.

L’information a été annoncée par Mark Nottingham, président du groupe de travail de l’IETF sur HTTP, dans un billet de blog. Par cette annonce, le projet franchit un cap important de son cycle de normalisation. En effet, il s’agit de la finalisation des travaux de développement de la prochaine génération du protocole Web.

Avant sa publication comme un standard finalisé, la spécification va encore passer par une dernière formalité : le processus de rédaction. Cette étape qui permettra de définir la documentation et les processus éditoriaux a été ouverte par le responsable du projet.

HTTP 2.0, viendra remplacer la dernière mise à jour du protocole HTTP 1.1, dont l’âge (la spécification avait été lancée en 1999) ne permet plus de répondre comme il se doit aux besoins du Web, qui est passé des simples pages sans trop de contenu à une véritable plateforme utilisée pour la diffusion du contenu multimédia, des applications, etc..

HTTP/2 promet de réduire le considérablement le temps de chargement des pages. Il repose en grande partie sur le protocole SPDY, développé par Google et soumis à l’IETF en 2012, dont l’atout principal est le multiplexage. En effet, le protocole multiplexe les requêtes HTTP en une seule connexion TLS. Ainsi, une requête n’aura plus besoin d’attendre dans le navigateur à cause des limites de connexion.

HTTP 2.0 renforce également la sécurité. Le protocole supporte mieux le chiffrement (notamment le chiffrement avec TLS), ce qui permettra de rendre le Web plus sûr pour les internautes, tout en limitant l’espionnage de masse des organismes comme la NSA.

En ce qui concerne les développeurs, HTTP/2 repose sur les mêmes API que HTTP avec lesquels ils sont familiers. Mais, il propose cependant en bonus de nouvelles fonctionnalités que ceux-ci peuvent utiliser.

La normalisation de HTTP 2.0 ne s’est pas faite sans heurts entre les membres du groupe de travail de l’IETF, suite à des difficultés techniques rencontrées. Mark Nottingham avait appelé à une finalisation rapide du protocole, ce qui sonnait pour certains participants, comme un aveu d’échec, car plusieurs questions fondamentales n’avaient pas encore été résolues.

La reprise des fondamentaux de SPDY dans HTTP 2.0 a poussé Google a abandonné le support de son protocole dans son navigateur Chrome, qui prendra uniquement en charge le nouveau standard d’ici 2016.

Source : Billet de blog de Mark Nottingham
Avatar de christele_r christele_r - Membre émérite http://www.developpez.com
le 03/12/2015 à 22:55
Magnifique résultat de notre serveur x1.82 !!!!
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