L'ingénieur manager d'une entreprise doit-il être nommé ou recruté ?
Un expert livre son point de vue

Le , par Cedric Chevalier, Expert éminent sénior
Il existe beaucoup d’offres d’emploi en relation avec le poste d’ingénieur-manager. Cependant, trouver le bon ingénieur-manager dans le monde ultra compétitif de l’emploi est une tâche extrêmement ardue, qui pourrait même être assimilée à la recherche du yéti pour Juan Pablo Dellarroquelle de la firme Medalia. Pour l’expert, le poste d’ingénieur-manager est une responsabilité à laquelle beaucoup aspirent, mais que très peu méritent.

Dans les faits, Juan a déjà vu passer devant lui beaucoup de prétendants au poste qu’il a rapidement divisé en deux catégories. La première catégorie est constituée par des individus qui sont sans cesse en quête de pouvoir et de commandement. Ils se remarquent très facilement par leur obsession à gravir les échelons dans l’entreprise.

Pour Juan, ils ne possèdent pas de très bonnes compétences techniques, puisqu’ils se réfèrent sans cesse au groupe d’ingénieur dont ils ont la charge. De plus, ils sont assez orgueilleux et imbus de leur personne. « 100 ingénieurs dépendent de mon bon jugement pour coordonner à la perfection leurs activités, » ont-ils souvent comme propos.

D’un autre côté, le second groupe est constitué d’individus beaucoup plus humbles et discrets. Ils sont pour la plupart toujours au service de leurs collègues, très dévoué aux tâches qui leur sont confiées. Ils ont une influence perceptible sur le groupe. L’expert pense que les individus de ce groupe constitueraient d’excellents ingénieurs-managers. Il dira même plus : des leaders.

Ironie du sort, ils postulent très difficilement pour les offres d’ingénieur-manager, parce que très souvent, ils se plaisent dans leur situation. Pire, ils ne se voient pas du tout comme manager.

Source:

Et vous ?

Êtes vous d'accord avec les observations de l'expert ?

Quelle est la bonne astuce pour dénicher le bon ingénieur manager ?


Vous avez aimé cette actualité ? Alors partagez-la avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :


 Poster une réponse

Avatar de Xinu2010 Xinu2010 - Membre averti http://www.developpez.com
le 18/02/2014 à 10:35
Je ne connais pas ce terme d'"ingénieur manager", qu'elle est la différence avec un manager ou un chef de projet ?

Je distingue aussi les deux catégories, mais je ne suis pas forcément d'accord avec les conclusions tirés. Ayant l'impression d'appartenir à la seconde, je me projette plus dans des postes de conseil et d'expertise technique (architecte, urbaniste), que purement managerial ou d'avant-vente.
Avatar de valkirys valkirys - Membre expérimenté http://www.developpez.com
le 18/02/2014 à 11:55
Citation Envoyé par Cedric Chevalier  Voir le message
L'ingénieur manager d'une entreprise doit-il être nommé ou recruté ?


C'est quoi un machin chose, heu je veux dire un ingénieur manager?
C'est un lead dev, un chef ?

Citation Envoyé par Cedric Chevalier
Dans les faits, Juan a déjà vu passer devant lui beaucoup de prétendants au poste qu’il a rapidement divisé en deux catégories. La première catégorie est constituée par des individus qui sont sans cesse en quête de pouvoir et de commandement. Ils se remarquent très facilement par leur obsession à gravir les échelons dans l’entreprise.

D’un autre côté, le second groupe est constitué d’individus beaucoup plus humbles et discrets. Ils sont pour la plupart toujours au service de leurs collègues, très dévoué aux tâches qui leur sont confiées. Ils ont une influence perceptible sur le groupe. L’expert pense que les individus de ce groupe constitueraient d’excellents ingénieurs-managers. Il dira même plus : des leaders.

Ironie du sort, ils postulent très difficilement pour les offres d’ingénieur-manager, parce que très souvent, ils se plaisent dans leur situation. Pire, ils ne se voient pas du tout comme manager.

Je ne vois pas l'ironie les premiers sont des bêtes à concours et veulent le premier prix, les seconds veulent faire leur métier.
Je fais parti de la seconde catégorie, il ne faut pas me parler de devenir chef . Certes parfois je ferais mieux d'aller expliquer au client car on irait plus vite mais voilà on n'est pas du même monde et parler ne suffira pas pour s'entendre je laisse donc cela à d'autres dont c'est le métier.

Citation Envoyé par Cedric Chevalier
Pour Juan, ils ne possèdent pas de très bonnes compétences techniques, puisqu’ils se réfèrent sans cesse au groupe d’ingénieur dont ils ont la charge. De plus, ils sont assez orgueilleux et imbus de leur personne. « 100 ingénieurs dépendent de mon bon jugement pour coordonner à la perfection leurs activités, » ont-ils souvent comme propos.

Avoir des connaissances techniques n'est pas ce qu'on leur demande... Les techniques n'ont pas le temps pour assimiler tout les aspects je ne voir pas pourquoi un chef/technico-commercial devrait connaitre à fond les techno concernés tant qu'ils ne disent pas n’importe quoi.
Avatar de Kearz Kearz - Membre expert http://www.developpez.com
le 18/02/2014 à 12:18
D’un autre côté, le second groupe est constitué d’individus beaucoup plus humbles et discrets. Ils sont pour la plupart toujours au service de leurs collègues, très dévoué aux tâches qui leur sont confiées. Ils ont une influence perceptible sur le groupe. L’expert pense que les individus de ce groupe constitueraient d’excellents ingénieurs-managers. Il dira même plus : des leaders.

Est-ce que le fait d'être bon et aux services des collègues fait de quelqu'un un leader?
A mon avis, ça fait un bon architecte. Capable de dire ce qu'il faut faire, comment il faut faire et aiguiller les autres. Maintenant, ça fait pas automatiquement un bon leader..

Le problème avec ce type là, c'est: qu'est-ce qu'il va faire quand il devra donner un ordre?
Dans une équipe où tout le monde est sur la même longueur d'onde, pas de problème. Dans une équipe où la moitié dit blanc et l'autre dit noir, c'est au leader de tranché. Si le mec est bon techniquement, il sait qu'il faut faire blanc mais s'il est pas "leader" dans l'âme il va dire gris. (pour pas choquer les sensibilités, etc.)

Du coup, je pense qu'il faudrait plutôt chercher des types 3: entre les deux, pas idiot techniquement mais pas idiot en terme de management. Du coup, c'est clair, c'est difficile à trouver.
Avatar de Xinu2010 Xinu2010 - Membre averti http://www.developpez.com
le 18/02/2014 à 14:24
Citation Envoyé par Kearz  Voir le message
Du coup, je pense qu'il faudrait plutôt chercher des types 3: entre les deux, pas idiot techniquement mais pas idiot en terme de management. Du coup, c'est clair, c'est difficile à trouver.

En gros il faut une rencontre du troisième type.

-->[]
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent http://www.developpez.com
le 18/02/2014 à 14:38
Tout le monde n'est pas fait pour être un techos et de même, tout le monde n'est pas fait pour être manager.
C'est une question de tempérament.

De même, je connais des techos qui ont les crocs et qui veulent à tout prix progresser, certes, dans la filière technique, mais progresser quand même (et égratigner quelques collègues au passage ne les gênent pas plus que ça).

Je trouve ce raisonnement beaucoup trop simpliste voir carrément manichéen.
Quand il est question de l'humain, c'est toujours plus complexe qu'en informatique.

Peut importe le métier (informatique, papeterie, automobile, médecine, hygiène, etc.), un manager se doit de connaître à minima le métier de son entreprise.
Etre juste "manager", ça n'existe pas.
Comment être crédible sinon ?
Et un manager non crédible, ne peut pas manager CQFD

C'est le boulot du service RH d'identifier les collaborateurs prêts à prendre le lead d'une équipe.
RH est un métier spécifique et un bon RH n'est pas facile à trouver.
Comme souvent, les postes RH sont souvent des variables d'ajustement qui sautent dès qu'on cherche à faire des économies. Les dirigeants pensant naïvement que le premier manager venu peut prendre en charge ces fonctions.
C'est avec ce genre de raisonnement que les patrons se trouvent ensuite dans la situation de Juan Pablo Dellarroquelle...
Avatar de pcaboche pcaboche - Rédacteur http://www.developpez.com
le 18/02/2014 à 14:52
Citation Envoyé par Cedric Chevalier  Voir le message
Ironie du sort, ils postulent très difficilement pour les offres d’ingénieur-manager, parce que très souvent, ils se plaisent dans leur situation. Pire, ils ne se voient pas du tout comme manager.

Non, c'est faux : ils postulent.

Le problème, c'est que dans le monde de l'entreprise, c'est le Principe de Dilbert qui prévaut.

Si quelqu'un de bon techniquement postule à un poste de manager, on va lui répondre "non, désolé, mon client cherche quelqu'un qui a déjà plusieurs années d'expérience en management" (dons ce fortes chances que ce soit quelqu'un avec une obsession à gravir les échelons dans l’entreprise), "en revanche, j'ai une super opportunité pour vue : c'est très technique et ça ressemble énormément à ce que vous avez fait jusqu'à présent. C'est une mission de consultant, donc en gros vous venez, vous apportez votre expertise, et dans 6 mois on vous vire comme une m****. Si ça vous intéresse, je pense pouvoir vous obtenir un entretien dans la semaine. Qu'en dites-vous ?".

Donc en gros, c'est pas prêt de changer : des orgueilleux en quête de pouvoir d'un côté, et des gens qui rament de l'autre.
Avatar de Laurent 1973 Laurent 1973 - Membre chevronné http://www.developpez.com
le 19/02/2014 à 9:58
Je suis d'accord avec pcaboche, les ambitieux savent très bien se faire remarquer au profit des techniques.

Et puis, il est plus facile de "vendre" à un client un p'tit jeune comme expert technique, qu'un ancien expert comme manageur. C'est étrange cette vision de ne pas donner ca chance à quelqu'un d'experience.

N'oublions pas, que quand on a un bon expert technique, si on le promeux en manageur, on a plus notre expert.
Et bien que l'on valeurise moins un expert qu'un manageur, on va préférer garder notre bon techos à son poste quitte a prendre un manageur "aux dents longues" pour gérer les équipes.

Je me considère aussi plutôt dans le second groupe, mais j'ai rien contre évoluer vers plus de place dans le lead d'une équipe.
Mais j'attend que l'on me le propose. Je considère que c'est mes compétences techniques et humaines qui devraient me faire monter, pas les bonne relation politique que j'entretiens à la cantine avec mes bosses.

Normalement, un RH devraient me repérer... normalement
Avatar de gangsoleil gangsoleil - Modérateur http://www.developpez.com
le 19/02/2014 à 11:15
Citation Envoyé par pcaboche  Voir le message
Non, c'est faux : ils postulent.

Le problème, c'est que dans le monde de l'entreprise, c'est le Principe de Dilbert qui prévaut.

C'est vrai. Et lorsqu'on l'associe au principe de Peter (qui dit qu'il faut nommer les incompétents à des postes de manager car c'est là qu'ils sont le moins dangeureux), on se retrouve avec des managers souvent incompétents, et des personnes techniques qui n'évoluent pas.
Avatar de pcaboche pcaboche - Rédacteur http://www.developpez.com
le 19/02/2014 à 12:06
Citation Envoyé par gangsoleil  Voir le message
C'est vrai. Et lorsqu'on l'associe au principe de Peter (qui dit qu'il faut nommer les incompétents à des postes de manager car c'est là qu'ils sont le moins dangeureux), on se retrouve avec des managers souvent incompétents, et des personnes techniques qui n'évoluent pas.

Non, là tu inverses les deux :

Principe de Peter : tout employé a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence
Principe de Dilbert : version aggravée du principe de Peter. Les gens incompétents sont élevés à des postes de manager car c'est là qu'ils sont le moins dangeureux.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent http://www.developpez.com
le 19/02/2014 à 14:46
Citation Envoyé par Laurent 1973  Voir le message
Je me considère aussi plutôt dans le second groupe, mais j'ai rien contre évoluer vers plus de place dans le lead d'une équipe.
Mais j'attend que l'on me le propose. Je considère que c'est mes compétences techniques et humaines qui devraient me faire monter, pas les bonne relation politique que j'entretiens à la cantine avec mes bosses.

Normalement, un RH devraient me repérer... normalement

Le hic est que c'est le travers de beaucoup de techos ont et c'est justement ce que dénonce en partie Juan Pablo Dellarroquelle.
Nous sommes acteur de notre carrière.
Postuler/demander une évolution/promotion ne signifie pas forcément "avoir les dents longues" ou "écraser ses collègues".
Comme n'importe quel salarié, les techos ont le droit d'avoir de l'ambition et pas forcément dans le domaine technique.
Les services RH prennent rarement des risques et ils ne proposent que des évolutions techniques aux profils techniques. Pour qu'un techos évolue vers le management il faut qu'il se signale.
Une entreprise ambitieuse aime les gens ambitieux.

Et si ton entreprise ne veut pas te faire évoluer dans ce sens, rien ne t’empêche de chercher ailleurs et peut être qu'une autre entreprise te donnera l'opportunité de sauter le pas (c'est nul, mais c'est comme ça dans le monde de l'info et surtout en SSII : pour évoluer, il faut changer d'entreprise).
Précision : chercher (ou se tenir au courant du marché) ne veut pas dire démissionner.
Offres d'emploi IT
Développeur javaSE continuous delivery h/f
Margoconseil - Ile de France - Paris (75000)
Ingénieur système linux/unix h/f
Sogeti - Midi Pyrénées - Toulouse (31000)
Ingénieur études et développement .net h/f
ELANZ - Auvergne - Cournon (56200)

Voir plus d'offres Voir la carte des offres IT
Contacter le responsable de la rubrique Accueil