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Les startups sont-elles condamnées à disparaître avant même d'avoir été créées ?
CBI Insight partage ses statistiques après trois ans d'observation

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
D'après la société de recherche CBI Insight, la mort des startups technologiques n'est pas une question de circonstances mais de temps. « Pour la plupart des entreprises technologiques dont la propriété intellectuelle ou le talent n'est pas suffisant pour s'attirer le regard des Googles, Facebooks et Yahoos du monde, la triste réalité est la mort. » explique l'entreprise sans détours en guise d'introduction.

Sur une période de trois ans (2010 - 2013), la compagnie a pu réunir des données qui lui ont permis de faire certains constats :

  • la plupart d'entre elles meurent jeunes : en considérant à quel point les entreprises sont vulnérables en début de carrière, il n'est pas surprenant d'apprendre que plus de la moitié d'entre elles (55 %) meurent avant d'avoir pu récolter 1 million de dollars, 70 % meurent avant de récolter 5 millions de dollars. La plupart des entreprises mortes ont pu soulevé 11,3 million de dollars en moyenne, avec une médiane à 1,3 million de dollars ;



  • la trésorerie ne garantit pas (toujours) la longévité : soulever des fonds ne sauvera pas la plupart des startups de la mort. CBI Insights explique que, en moyenne, les startups vivent 20 mois après leur dernière levée de fonds ;



  • la plupart des entreprises mortes sont des sociétés internet : par secteur, la plupart des entreprises technologiques ont été axées sur l'internet, un choix stratégique qui peut aisément être expliqué par la grande fluctuation monétaire qu'on observe sur internet depuis déjà plusieurs années. Seulement, plus les entreprises se ruent vers ce canal, plus grande sera la proportion de celles qui n'auront pas réussi à survivre dans le secteur ;




  • mauvaises nouvelles pour les réseaux sociaux : au cas où vous essayiez de lancer votre propre entreprise en ligne, vous feriez probablement mieux d'éviter de vous lancer dans les réseaux sociaux, qui reste le premier secteur pour les startups qui n'ont pas survécu, et ce depuis déjà quatre ans.




Des statistiques qui ne manqueraient pas d'en effrayer plus d'un. Pendant ce temps, on y croit du côté de l'Hexagone ; le gouvernement s'est donné pour objectif de favoriser le développement de « l'open innovation ». Concrètement, Fleur Pellerin, la ministre en charge des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique a annoncé la mise en place, à partir de 2014, d'un amortissement fiscal bénéficiant aux sociétés qui investissent - directement ou par l'intermédiaire de fonds, et de façon minoritaire - dans des PME innovantes. Une manière d'encourager le « corporate venture » (capital-risque d'entreprise), qui ne représente encore que 5 % du financement des startups et des PME innovantes en France, contre 16 % aux États-Unis, selon l'Association française des investisseurs pour la croissance (Afic).

Le corporate venture en France :

  • 23 fonds (appartenant à 18 groupes français et 5 étrangers) ;
  • 600 M d'euros par an (+ 30 %) : niveau visé par Bercy ;
  • 5 % en France (16 % aux États-Unis), c'est la part du corporate venture dans le financement des start-up et PME innovantes.


Le corporate venture dans le monde :

  • 51 milliards d'euros investis au cours des dix dernières années, dans près de 10.000 start-up et PME innovantes ;
  • 900 fonds en 2013.


Sources : CBI Insight, Corporate Venture (au format PDF)

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ? Les startups seraient-elles condamnées avant même d'avoir été créées ?

Que pensez-vous de l'initiative du gouvernement ?


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Avatar de Traroth2 Traroth2 - Expert éminent http://www.developpez.com
le 22/01/2014 à 11:13
En gros, la perspective pour une start-up : le rachat par Google ou consort, ou la mort. La succès propre conduisant à une pérennité sont exclus, en somme. C'est ça qui est vraiment triste.
Avatar de redcurve redcurve - Membre actif http://www.developpez.com
le 22/01/2014 à 11:23
Citation Envoyé par Traroth2  Voir le message
En gros, la perspective pour une start-up : le rachat par Google ou consort, ou la mort. La succès propre conduisant à une pérennité sont exclus, en somme. C'est ça qui est vraiment triste.

Je travail à la création de ma start-up et ce n'est pas pour être racheté par Google & consort c'est vraiment débile comme perspective.
Avatar de MarieKisSlaJoue MarieKisSlaJoue - Membre émérite http://www.developpez.com
le 22/01/2014 à 11:25
Citation Envoyé par Traroth2  Voir le message
En gros, la perspective pour une start-up : le rachat par Google ou consort, ou la mort. La succès propre conduisant à une pérennité sont exclus, en somme. C'est ça qui est vraiment triste.

En même temps le but de beaucoup de start up est de se faire racheter par un gros, et non de devenir un vrai concurrent sur le marché.
Avatar de anykeyh anykeyh - Membre confirmé http://www.developpez.com
le 22/01/2014 à 12:01
... en considérant à quel point les entreprises sont vulnérables en début de carrière, il n'est pas surprenant d'apprendre que plus de la moitié d'entre elles (55 %) meurent avant d'avoir pu récolter 1 million de dollars, 70 % meurent avant de récolter 5 millions de dollars. La plupart des entreprises mortes ont pu soulevé 11,3 million de dollars en moyenne, avec une médiane à 1,3 million de dollars ...

Des chiffres qui n'ont rien à voir en France, ou les investisseurs sont beaucoup plus frileux...
Avatar de FaridM FaridM - Membre expérimenté http://www.developpez.com
le 22/01/2014 à 12:02
Je ne comprends pas ce point :

Citation Envoyé par Stéphane le calme  Voir le message
  • la plupart d'entre elles meurent jeunes : en considérant à quel point les entreprises sont vulnérables en début de carrière, il n'est pas surprenant d'apprendre que plus de la moitié d'entre elles (55 %) meurent avant d'avoir pu récolter 1 million de dollars, 70 % meurent avant de récolter 5 millions de dollars. La plupart des entreprises mortes ont pu soulevé 11,3 million de dollars en moyenne, avec une médiane à 1,3 million de dollars ;

Une société ne peut pas vivre si elle n'atteint pas les 1 million de dollars (ou euros peu importe) ?

Les patrons de petites entreprises (Brasseries, tabacs, épiceries, artisans ...) se contentaient de gagner de quoi payer quelques employés (2 ou 3), le loyer, la nourriture et quelques loisirs.
Dans l'IT, il faut absolument faire exploser le bénéfice tous les ans, embaucher le plus possible...
Quand on voit des startups avec entre 10 et 20 collaborateurs et des levés de fond phénoménales (y a t-il vraiment besoins de lever plus d'1 millions d'euros quand on est dans le web ??), il ne faut pas s’étonner que le jour où il y a un peu de difficulté, tous s'effondre.
Avatar de perenono perenono - Membre habitué http://www.developpez.com
le 22/01/2014 à 12:06
Citation Envoyé par redcurve  Voir le message
Je travail à la création de ma start-up et ce n'est pas pour être racheté par Google & consort c'est vraiment débile comme perspective.

Tout à fait d'accord. En plus pour se faire racheter dans de bonnes conditions il faut avoir sa clientèle ou prouver que sa technologie apporte un vrai plus. C'est la dessus qu'il faut concentrer son énergie à mon sens.
Enfin la création d'une entreprise c'est contre tous, il faut le faire si on sent du potentiel et pas parce que c'est une période propice ou non!!!
Avatar de nepherkaan nepherkaan - Membre à l'essai http://www.developpez.com
le 22/01/2014 à 12:20
En attendant, les startup déstabilisent leur secteur en amenant une concurrence déloyale (pas d'impératif d'équilibre financier pour la fin du mois), et donc se permettent de doper leur offre (baisse de tarif pour se faire une clientèle, stands & expositions aux quatre coins de la planète aux frais de la princesse aux couts exhorbitants....).
L'entreprise au financement 'classique', vivant sur son activité et sans financement derrière se retrouve fragilisée.

Détruire la concurrence puis disparaitre.... on est en droit de se demander si les effets d'un tel mode de financement ne sont pas plus dommageables que bénéfiques pour les emplois.

Les seuls qui s'y retrouvent la dedans sont généralement les personnes ayant travaillé/monté la startup (où les salaires sont plus gras qu'ailleurs de ce que j'ai pu voir).
Avatar de azias azias - Membre éclairé http://www.developpez.com
le 22/01/2014 à 13:35
Citation Envoyé par Stéphane le calme  Voir le message

  • la plupart d'entre elles meurent jeunes : en considérant à quel point les entreprises sont vulnérables en début de carrière, il n'est pas surprenant d'apprendre que plus de la moitié d'entre elles (55 %) meurent avant d'avoir pu récolter 1 million de dollars, 70 % meurent avant de récolter 5 millions de dollars. La plupart des entreprises mortes ont pu soulevé 11,3 million de dollars en moyenne, avec une médiane à 1,3 million de dollars ;

Depuis quand l'objectif d'un entreprise est de lever des fonds ? C'est très étrange comme vision de l'économie! Pour moi l'objectif d'une entreprise est de se développer, se faire racheter par qui que ce soit et en particulier Google ou Facebook c'est aussi une véritable mort.

Pour moi une grosse levée de fond c'est soit un aveu d'échec pour une entreprise qui n'a pas réussie à se financer par elle-même (par ses client ou par un financement bancaire), soit le signe que le créateur n'en avait finalement rien à faire de son entreprise et qu'il voulait juste récupérer un maximum d'argent sur le dos de gros donneurs d'ordres.

Franchement quand j'ai vue les propositions que pouvaient faire Google ou Facebook pour racheter SnapChat je me suis dit que ça n'avait juste aucun sens. Je ne serai pas étonné qu'il y ait des magouilles fiscales derrière tout ça.
Avatar de valkirys valkirys - Membre expérimenté http://www.developpez.com
le 22/01/2014 à 14:03
Citation Envoyé par olreak  Voir le message
Depuis quand l'objectif d'un entreprise est de lever des fonds ? C'est très étrange comme vision de l'économie! Pour moi l'objectif d'une entreprise est de se développer, se faire racheter par qui que ce soit et en particulier Google ou Facebook c'est aussi une véritable mort.

Pour moi une grosse levée de fond c'est soit un aveu d'échec pour une entreprise qui n'a pas réussie à se financer par elle-même (par ses client ou par un financement bancaire), soit le signe que le créateur n'en avait finalement rien à faire de son entreprise et qu'il voulait juste récupérer un maximum d'argent sur le dos de gros donneurs d'ordres.

Non, en fait le problème c'est que les salaires sont élevés ( + charges ) pour une startup en informatique.
La location d'un serveur ou l'achat de matériels informatiques c'est rien du tout.
Les frais sont le salaire et la location des locaux, ce sont les deux postes de dépenses principaux, à payer tous les mois et commence avec le début d'activité.
Par contre une campagne promotionnelle va attendre un peu, idem pour les rentrés d'argent ( après l'émission d'une facture il faut attendre 2 mois le paiement).

Bref il faut plusieurs levés de fond avant qu'une entreprise d'informatique puisse s’autofinancer.
Avatar de gangsoleil gangsoleil - Modérateur http://www.developpez.com
le 22/01/2014 à 15:59
Citation Envoyé par olreak  Voir le message
Pour moi une grosse levée de fond c'est soit un aveu d'échec pour une entreprise qui n'a pas réussie à se financer par elle-même (par ses client ou par un financement bancaire),

Quelle difference fais-tu entre un financement bancaire et une levee de fonds aupres, par exemple, d'un business angel ? Ou aupres d'un organisme de financement type OSEO ?
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