Huawei : nid d'espions chinois ?
Pour l'ancien patron de la CIA et de la NSA « la question ne se pose même pas », c'est oui

Le , par Gordon Fowler, Chroniqueur Actualités
Mise à jour du 19/07/2013

Le ton monte. Huawei avait récemment expliqué qu’il réduisait – temporairement – ses ambitions sur le marché américain, mettant en cause le gouvernement des Etats-Unis et sa « xenophobie ». Aujourd’hui c’est un ancien patron de la CIA et de la NSA qui justifie, sans détour, les décisions prises à l’encontre du constructeur chinois.

Pour le général Michael Hayden, il n’y a pas à tergiverser, Huawei est purement et simplement une entreprise d’Etat chinoise dont une de ses attributions est l’espionnage.

Aujourd’hui à la retraite, l’ancien dirigeant précise bien qu’il ne s’agit que de son opinion personnelle et pas celle de l’administration en place. C'est à peu près la seule précaution de langage qu'il prendra.

« Au minimum, Huawei aurait partagé avec l’Etat chinois la connaissance des systèmes de télécommunications étrangers qu’il aurait acquise en travaillant avec eux », explique-t-il dans l'Australian Financial Review.

Encore plus franc, lorsqu’on lui pose la question de savoir si cette entreprise représente une menace sérieuse pour la sécurité nationale des Etats-Unis et de l’Australie ; il répond, sans détour : « Oui, je le crois […] la question ne se pose même pas […] c’est mon point de vue qui s’appuie sur quatre décennies de carrière en tant qu’officier dans le renseignement ».

C’est une des premières fois, si ce n'est la première fois, qu’un officiel – ou ex-officiel – accuse aussi clairement et directement le géant chinois.

De son côté, Huawei n'a pas encore réagi. Mais l’entreprise à déjà fait savoir qu'elle avait décidé de mettre désormais l’accent sur sa stratégie de communication et de lobbying pour faire changer son image auprès du grand public et des dirigeants occidentaux.

Un chantier d’envergure. Le chinois connait de plus en plus d’oppositions politiques à son arrivée sur les marchés locaux. Après les Etats-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni (où il a pourtant investi plus d’un milliard de Livres l’année dernière… avant d’être mis sous les feux d’une enquête parlementaire), la France envisage d’interdire les routeurs et autres produits d'infrastructure de la marque.

Le quotidien économique Les Echos note que cette décision, si elle est confirmée, poserait problèmes à plusieurs opérateurs. Ceux-ci sont en effet friands du matériel du chinois, bien moins cher que les produits d’Alcatel-Lucent ou d’Ericsson.

Ironiquement, Alcatel-Lucent semble lui aussi craindre les conclusions de ce « Rapport sur la Cyberdéfense » du Sénateur Jean-Marie Bockel. L’industriel franco-canadien qui emploie 10.000 salariés en Chine pourrait en effet se voir appliquer des mesures de rétorsion.

De quoi ralentir les ardeurs du gouvernement Français de manière beaucoup plus efficace que par de simples campagnes de communication, et beaucoup plus rapidement qu'avec du lobbying ?

Source : Australian Financial Review, Nom de la source


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Avatar de mapmip mapmip
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le 19/07/2013 13:02
"faites ce que je dis pas ce que je fais ou fait" : devise américaine
Avatar de coolspot coolspot
http://www.developpez.com
Membre confirmé
le 19/07/2013 16:24
Ouais comme Cisco quoi c'est aussi peu fiable.

Bref la paille et la poutre comme on dit.
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