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Un mini-implant high-tech analyse en temps réel le sang
Et signale via un smartphone l'approche d'une attaque cardiaque

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Menée par Giovanni de Micheli et Sandro Carrara, une équipe de chercheurs de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse a mis sur pied ce dispositif. L’implant médical, qui est actuellement le plus petit du monde, sert à la surveillance des produits chimiques essentiels dans le sang.

Le dispositif mesurerait 14 mm et possèderait la capacité de détecter cinq protéines ou acides organiques simultanément. Notamment des protéines comme la troponine (complexe de protéines qui permet de déterminer un infarctus du myocarde).


En plus, le dispositif permettrait également d’observer les niveaux de glucose, de lactate et d'ATP, offrant des données précieuses pour la surveillance physiologique pendant une activité quelconque ou lorsque l’utilisateur développe une maladie comme le diabète.

Sur un implant de quelques millimètres cube, les chercheurs sont parvenus à intégrer cinq capteurs, un transmetteur radio ainsi qu’un système d’alimentation. À même l’épiderme, un patch muni de batteries transmet le dixième de watt nécessaire au fonctionnement de l’implant, à travers la peau du patient - elle servira à alimenter l’implant dans le sang par des charges inductives sans fil à travers la peau donc nul besoin d’opérer le patient pour changer une batterie.

L’implant émet des ondes radio sur une fréquence inoffensive, explique Giovanni de Micheli. Le patch récolte ces données, et les transmet par Bluetooth à un téléphone portable qui les fait parvenir au médecin via le réseau de téléphonie mobile. L’utilisateur peut alors être alerté sur un dysfonctionnement pouvant entraîner notamment une attaque cardiaque. L’utilisateur serait informé 3 à 4 heures avant le déclenchement de l’attaque.

[ame="http://www.youtube.com/watch?v=DBa41wej-NE"]Présentation de l'implant[/ame]

Cette petite révolution pourrait permettre aux praticiens de mieux accompagner leurs patients, notamment lorsque ces derniers souffrent de maladie inflammatoire chronique ou suivent une chimiothérapie. Encore expérimental, le prototype a démontré sa fiabilité pour la détection de plusieurs substances couramment traquées en médecine.

Source : EPFL

Et vous ?

Que pensez-vous de cette avancée ? Un pas vers des minilaboratoires intégrés dans le corps pour détecter des maladies ?


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Avatar de doublex doublex
Membre confirmé
le 25/03/2013 19:51
Très intéressant. Désormais, l'évolution de l'Homo Sapiens ne se fait plus biologiquement, mais techniquement. Et elle se fera, bien entendu, beaucoup plus rapidement que l'évolution naturelle.
Avatar de Voïvode Voïvode
Membre Expert
le 26/03/2013 0:00
@doublex : Tu te crois déjà dans Deus Ex ?

Se piquer les doigts plusieurs fois par jour pour savoir si on est en hypo ou en hyperglycémie n'a rien de drôle. Cela fait des années que je rêve d'un implant qui permettrait d'effectuer des relevés moins contraignants et surtout en temps réel. Pour certaines données, les relevés ponctuels ne permettent pas d'avoir une vision clair de ce qu'il se passe dans le sang.

Apparemment, cela devient réalité. La pose ne devrait pas être très contraignante comparé à ce qui existe en général. Reste les sempiternelles interrogations sur les ondes radios.
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