Retour sur le jeu de rôle de SUP'Internet après 5 jours de rush non-stop
Des élèves fatigués mais ravis de l'expérience engrangée

Le 26/02/2013, par Gordon Fowler, Chroniqueur Actualités
Mise à jour du 25/02/13

Chose promise. Intrigués par la semaine de jeu de rôle non-stop mise en place par SUP’Internet pour ses élèves - et au vu de vos réactions sur cette initiative - nous ne pouvions pas ne pas aller voir sur place.

Petite précision, le but de cette « histoire » n’était pas de faire développer un site à des étudiants de première année mais de les plonger – in situ – dans un cadre professionnel (une agence de com web) qui doit gérer une demande urgente.

Rappelons le scénario : une entreprise a fait l’acquisition d’imprimantes 3D, elle cherche une équipe de consultants pour lui dire comment optimiser son investissement.

Les élèves ont donc dû se répartir des rôles (design, développement web, marketing et business plan), monter une équipe et poser les bases d’un projet.

À ceux parmi vous qui pensaient qu’il serait un peu prématuré de demander à de jeunes élèves de monter un site de e-commerce, la surprise sera peut-être d’apprendre que cette partie est celle qui a posé le moins de problèmes aux candidats. Même si tous n’ont pas eu l’idée de reprendre des solutions qui existaient déjà (comme PrestaShop) pour gagner du temps.

Le plus dur, semble-t-il, a été de trouver une idée créative pour répondre à l’appel d’offre : comment utiliser cette imprimante et comment vendre les produits générés.

Le résultat ? Côté humain, des équipes fatiguées. Certaines ont dormi sur place plusieurs soirs, mais en étant très organisées souligne Benoit LACHAMP, le directeur de l’école.

Lors des soutenances, les candidats étaient souvent stressés (voir très stressés). Mais d'après le jury composé de membres extérieurs à SUP’Internet - et au regard des présentations auxquelles nous avons eu la chance d'assister - presque tous ont réussi à cacher leur fatigue.

Cette présentation finale - avec PowerPoint, démo du site et exposé du Business Plan à l'appui - était l’aboutissement d’une longue journée. Les projets avaient auparavant été passés au crible par trois autres jurys, plus techniques, composés de professeurs de l’école.

Détail amusant. D'après le directeur, les avis ont souvent radicalement divergé entre jury interne et externe. Ce dernier s’est montré sévère sur la forme, mais très compréhensif sur le fond en n’oubliant jamais qu’il voyait des élèves de première année en plein apprentissage. Et il a même eu des coups de cœur.

Côté projet, un de ses membres - faux directeur financier mais vrai entrepreneur dans la vie - nous avoue même que s'il était banquier, il aurait investi sur les champs dans deux idées. Ce qui ne manque pas d'étonner le directeur de SUP’Internet qui avoue, lui, avoir été séduit par d'autres projets qui ont laissé ce trio d'externes plutôt dans l'expectative.

Pas de gagnants, ni de perdants donc. Mais des élèves, que nous avons rencontrés dans les couloirs, qui se sont montrés plus que satisfaits. Fatigués (et soulagés) mais contents d’avoir appris beaucoup sur eux-mêmes et sur les multiples exigences d’une commande professionnelle.


Pour la petite histoire, l’idée de cette semaine doit beaucoup à… HEC et Google.

L’école de commerce a en effet lancé avec Google les Google Academy. Mais face au manque criant de compétences techniques Web, en référencement ou en Web-marketing pur de ses élèves, HEC a contacté la toute jeune SUP’Internet (l’école a deux ans) pour passer un accord.

Dix étudiants de deuxièmes années de SUP’Internet ont ainsi passé 3 semaines dans les murs de Jouy-en-Josas.

Fort de cette idée, Benoit LACHAMP a décidé cette année de lancer un projet similaire pour tous ses élèves. D’où cette semaine multidiscipline intensive. « Dans 6 mois ou dans un an, quand ils auront un projet de ce type, ils auront déjà une expérience. Ils pourront évaluer concrètement le chemin qu’ils ont parcouru ».

En discutant avec les principaux intéressés, on se rend très vite compte que le chemin effectué est déjà long. Lorsqu’on leur demande ce qu’ils changeraient s’ils devaient refaire cette semaine, la réponse fuse : « aller plus vite au cœur des choses, présenter plus rapidement le projet, de manière plus concrète et plus simplement ». Quatre mois seulement après le Bac, c'est une leçon énorme. Que beaucoup de seniors ne connaissent toujours pas. Mais c'est une autre histoire.

Source : Reportage Developpez.com, 23/02/2013

Et vous ?

Vous avez participez à ce rush ? Venez nous dire si vous êtes content(e) de cette expérience ou pas. Nous attendons vos témoignages !


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Avatar de quanta quanta
Membre du Club
le 25/02/2013 19:39

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Envoyé par LordMacharius
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Franchement, ça peu arriver dans certaine entreprise de taille modeste qui joue sa survie, les startups entre autre et c'est quand même un gros pôle de recrutement dans l'info.



Ouai enfin si tu est en rush régulier dans une boite c'est qu'il y a quand même un sérieux problème structurel : s


Citation:




L'idée derrière ce genre de rush reste tout de même d'apprendre à un élèves où sont ses limites, tant morale que physique et ainsi mieux gérer son stress par la suite. Quand vous êtes en rush la limite entre productivité et faire de la merde est mince. Avec ce genre d’exercices ont apprend à la trouver.


Ouai et en cas de rupture ? Y a pas de 'retry again' dans la vrai vie...


Citation:




PS: Cela à au moins le mérite de motiver les jeunes, pas comme dans un amphi, mais cela a déjà été dit.


Personnellement j'aurai préféré des projet qui s'inscrive plus dans la duré...


Citation:




Ok ils savent peut être programmer dans certains trucs mais au bout d'un an on ne peut pas dire qu'ils ont parfaitement intégrés tous leurs cours. Je suis dans ma troisième année d'études et même si aujourd'hui je sais faire du dev je sais que je n'ai pas des habitudes pro dans ma façon de bosser.


Oui. Ce que je trouve dommage dans ce genre de formation c'est le manque de recule, le manque de discussion des solutions technologiques choisit...
Avatar de Lorraine.G Lorraine.G
Invité de passage
le 25/02/2013 20:25
Bonjour,

élève de première année en design à Sup'Internet, et ayant donc participé à cette semaine rush, j'ai littéralement sauté au plafond en lisant certains commentaires.

Pour rétablir la vérité :
- Non, ce n'est pas parce qu'un projet est fait en une semaine qu'il sera "merdique". Si c'est le cas dans votre entreprise/école, inquiétez-vous... Nous avons prouvé vendredi dernier lors de nos passages devant le faux client que "rapidité" peut rimer avec "efficacité".

- Certes, nous avons tous été fatigué et stressé par cette semaine. Au bord du suicide ? Pas à moins d'avoir un grave problème de névrose. Restons lucide, si une semaine comme celle-ci nous achève, c'est que l'univers du web n'est pas fait pour nous.

- Oui, cette semaine nous apporte de l'expérience, quoi que vous puissiez en penser. Je ne pense pas que beaucoup d'écoles puissent se targuer d'avoir des élèves qui, dès la première année, atteignent un tel niveau.

A Sup'Internet, nous apprenons à travailler les uns avec les autres. Les filières sont très différentes (design, dev et business), pourtant ce genre de projet nous aide à comprendre les possibilités et les limites de tous. Une qualité qui, j'en suis sure, n'est pas présente partout.

Bonne soirée, j'espère vous avoir convenablement rassuré sur notre sort !
Avatar de nnovic nnovic
Membre éprouvé
le 25/02/2013 21:41
Ce qui me fait sortir de mes gonds, c'est qu'on essaye de faire passer ça pour "la vraie vie"... ça n'a juste aucun rapport avec le réel... Dans la vraie vie, tu as tes gosses à récupérer à la crêche à 18h15 dernier délai, ta copine qui te plaques parce que tu es marié à ton boulot, etc...
Avatar de Netsuki_ Netsuki_

le 25/02/2013 22:09
Bonsoir,
Etudiant en bachelor business et marketing de l'internet, je tiens à vous rassurer, mon quota de sommeil a toujours été respecté et ma satisfaction face à l'aspect final de mon projet était tellement grande que je n'ose même pas imaginer avoir pu présenter de 'la merde'.
Et au passage, ce 'rôle-gaming' m'a beaucoup plu.
Merci de vous être inquiété, bonne soirée.
Avatar de quanta quanta
Membre du Club
le 25/02/2013 22:25

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Envoyé par Lorraine.G
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Bonjour,

élève de première année en design à Sup'Internet, et ayant donc participé à cette semaine rush, j'ai littéralement sauté au plafond en lisant certains commentaires.

Pour rétablir la vérité :
- Non, ce n'est pas parce qu'un projet est fait en une semaine qu'il sera "merdique". Si c'est le cas dans votre entreprise/école, inquiétez-vous... Nous avons prouvé vendredi dernier lors de nos passages devant le faux client que "rapidité" peut rimer avec "efficacité".

- Certes, nous avons tous été fatigué et stressé par cette semaine. Au bord du suicide ? Pas à moins d'avoir un grave problème de névrose. Restons lucide, si une semaine comme celle-ci nous achève, c'est que l'univers du web n'est pas fait pour nous.

- Oui, cette semaine nous apporte de l'expérience, quoi que vous puissiez en penser. Je ne pense pas que beaucoup d'écoles puissent se targuer d'avoir des élèves qui, dès la première année, atteignent un tel niveau.

A Sup'Internet, nous apprenons à travailler les uns avec les autres. Les filières sont très différentes (design, dev et business), pourtant ce genre de projet nous aide à comprendre les possibilités et les limites de tous. Une qualité qui, j'en suis sure, n'est pas présente partout.

Bonne soirée, j'espère vous avoir convenablement rassuré sur notre sort !



Qu'il y est des éléments positives j'en convient largement mais par contre ce qui m'attriste c'est le manque de critique vis-à-vis de l'exercice : s
Cette arrogance ("Si c'est le cas dans votre entreprise/école, inquiétez-vous.", "c'est que l'univers du web n'est pas fait pour nous.", "dès la première année, atteignent un tel niveau") est elle une conséquence d'un sentiment d'appartenance à une caste "supérieur" où c'est autre chose ? : s
En tout cas niveau com' y a encore du boulot o/
Avatar de Kourou Kourou

le 25/02/2013 22:53
Bonsoir, je suis étudiant à Sup Internet en première année, bachelor Business & Marketing.

Vous nous parlez de notre supposée arrogance, mais il me semble que la (LES) premières flèches nous ont été lancées avant même que l'un d'entre nous n'ait exprimé son ressenti après cette semaine, certes éprouvante, mais extrêmement formatrice (de mon point de vue en tout cas).

Je ne vois rien d'arrogant dans les réponses que nous vous proposons, juste des témoignages de notre lucidité quant aux exigences qu'impose le milieu du web.

Vous nous parlez de sentiment d'appartenance à une éventuelle caste supérieure, avez-vous pensé à commencer par balayer devant votre porte ? Vous qui vous permettez un jugement aussi catégorique en ayant une vision partielle, infime de ce que nous avons vécu, vous me semblez bien sûr de vous.

Pour finir, on évite de parler de communication quand on n'est pas fichu d'écrire dans sa langue maternelle. (à mon tour d'être méprisant, c'est important de savoir s'adapter à son interlocuteur)
Avatar de Lilindey Lilindey
Candidat au titre de Membre du Club
le 25/02/2013 23:14
Première année e-business et marketing, présente ! Encore un(e), c’est l’invasion ! Prière de ranger les bombes insecticides, s’il vous plait.

Commençons sur le manque de critique… Peut-être. Sans doute, même… De toute évidence, en fait. Il faut voir que notre semaine immersive a pris fin il y a trois jours et que de prendre du recul sur un laps de temps aussi minime est difficile, surtout pour les novices que nous sommes et que nous ne démentons pas être.

Ceci dit, cela empêche-t-il d’être satisfait du travail que nous avons abattu ? Nullement à mon sens. Qui plus est, non pour donner de l’eau au moulin de mes compagnons, il est pénible de voir que l’initiative prise par une école, que nous aimons, être critiquée de façon si véhémente et « trollesque », quand bien même l’équipe du forum qui est venu chez nous semble être plutôt satisfaite de ce qu’elle a vu. En toute honnêteté même, certains de nos messages sont agressifs, mais il faut comprendre qu'il peut être vu comme insultant la façon de mettre notre travail à la poubelle.

Personne n’a crié au « génie » ou un terme équivalent, mais s’il est vrai que certains de nos projets ont su enthousiasmer le « client fictif », en quoi n’aurions-nous pas le droit d’être satisfaits ? Il y avait dans ce projet une volonté affichée de guerre de nerfs, de gestion du stress et des gens, mais aussi de voir sur un temps court ce que nous étions capable de faire. La réalité est peut-être celle-là, peut-être une autre… et encore que, je pense que les deux visions sont vraies en fonction de votre climat professionnel. Cela n’en reste pas moins une expérience où il y a de bonnes choses à prendre. A titre informatif, nous allons aussi avoir des projets sur le long terme. L’école essayant de varier les formations qu’elle nous offre.

Qui plus est, si la communication d’une de mes camarades est critiquée, elle est en design, et pour avoir vu ce qu’on put faire les designs en terme de maquettes et de boulot photoshop, ils peuvent être fiers d’eux.

Dernièrement et j’arrête ici mon propos, je m’excuse de m’inscrire pour poster un message de « défense » au final, puisque nous sommes dans du rapport frontal que je déplore. J’espère qu’une possibilité de dialogue est possible, surtout que personnellement, je pense qu’il y a plein de bonnes choses à prendre de vieux de la vieille qui ont fait leur boulot d’une autre façon. Mais que diantre, laissez aux petits jeunes que nous sommes une chance de prouver ce que l’on vaut, le tout sans entrer en conflit avec des gens de qui l’on peut apprendre… Et venez voir ce qu’on fait avant de parler de nous vilipender. Nous fonctionnons dans un système qui fonctionne sur l’émulation et l’apprentissage sous stress, et nous le savions en venant à Sup’internet : c’était un choix et une volonté.

PS : Merci à Developpez.com d'être venu chez nous pour nous voir. C'est un honneur et un plaisir.
Avatar de quanta quanta
Membre du Club
le 25/02/2013 23:16

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Envoyé par Kourou
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Bonsoir, je suis étudiant à Sup Internet en première année, bachelor Business & Marketing.

Vous nous parlez de notre supposée arrogance, mais il me semble que la (LES) premières flèches nous ont été lancées avant même que l'un d'entre nous n'ait exprimé son ressenti après cette semaine, certes éprouvante, mais extrêmement formatrice (de mon point de vue en tout cas).

Je ne vois rien d'arrogant dans les réponses que nous vous proposons, juste des témoignages de notre lucidité quant aux exigences qu'impose le milieu du web.

Vous nous parlez de sentiment d'appartenance à une éventuelle caste supérieure, avez-vous pensé à commencer par balayer devant votre porte ? Vous qui vous permettez un jugement aussi catégorique en ayant une vision partielle, infime de ce que nous avons vécu, vous me semblez bien sûr de vous.

Pour finir, on évite de parler de communication quand on n'est pas fichu d'écrire dans sa langue maternelle. (à mon tour d'être méprisant, c'est important de savoir s'adapter à son interlocuteur)



Je ne pense pas pouvoir être accusé d'être catégorique (exemple : "Qu'il y est des éléments positives j'en convient").
Qu'elle soit formatrice j'en convient encore. Par contre ce que je ne comprend pas c'est que vous ne discutiez pas cette expérience. Le discours est tellement convenu qu'il en est contre-productif (si le but est de faire de la com' pour cette école).
En fait il y a une réelle différence entre mon milieu "scolaire" d'origine (orientation scientifique - en biologie) et l'informatique : l'humilité.
Je ne met absolument pas en doute vos capacités/compétence, mais comment pouvoir prétendre connaitre et imposer aux autres "ce qu'est le web" ? "les exigences du web" ?
Personnellement jamais je n'oserais prétendre savoir "ce qu'est le web", tout les jours je le découvre via des expériences.

PS : Pour l'orthographe j'en convient c'est inacceptable.
Avatar de quanta quanta
Membre du Club
le 25/02/2013 23:24

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Envoyé par Lilindey
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Première année e-business et marketing, présente ! Encore un(e), c’est l’invasion ! Prière de ranger les bombes insecticides, s’il vous plait.

Commençons sur le manque de critique… Peut-être. Sans doute, même… De toute évidence, en fait. Il faut voir que notre semaine immersive a pris fin il y a trois jours et que de prendre du recul sur un laps de temps aussi minime est difficile, surtout pour les novices que nous sommes et que nous ne démentons pas être.



Avec de l'humour tout passe bien mieux ^^
Par contre a chaud j'aimerai connaitre les points négatif, les limites de l'expérience (l'autre versant ayant été développé)...

(personnellement jamais je ne qualifierais votre travaux de "merde", loin de là et j'en est absolument pas la prétention).
Avatar de Lilindey Lilindey
Candidat au titre de Membre du Club
le 26/02/2013 0:01
[Message Long Incoming, prière de prendre une clope, un café et une aspirine. Risque de TL;DR imminent]

Je vais me permettre une réponse qui n'en est pas une alors, mais cela tient de ma personnalité plus que d'une volonté de se moquer. Je pars en effet du principe que tout point négatif est un point positif si l'on sait en tirer l'apprentissage qui en découle.

Ce n'est pas forcément vrai en matière professionnelle, car ce que nous avons fait possède une différence excessivement importante avec un véritable projet : C'était fictif, et c'était de l'apprentissage. A ce sens, tous les points négatifs et les limites sont bons à prendre. Chaque barrière est un peu plus de connaissance de soi. Et n'est ce pas ce dont un élève manque cruellement ; d'expérience? Je vais parler en mon nom propre, je laisserai d'autres partager leur point négatif et leurs limites. Je pense que chacun en a retirer des expériences différentes.

Bref, nous avons un bac à sable high tech tout équipé, dernier cri.... et une école ouverte la nuit.

Pour situer un peu, j'étais chef de projet et en même temps, le business le plus performant de ma team. J'ai le défaut d'être perfectionniste et méticuleuse ( comme beaucoup de femmes dans un monde "d'hommes", on se sent encore le besoin de prouver qu'on est, si ce n'est les meilleures, mais que l'on mérite notre place ), ce qui fait que j'ai consacré plus de temps à peaufiner ma partie, au dépends de mon travail de chef de groupe. Et quand bien même j'ai pu superviser et apprécier le travail de mes condisciples, je n'ai pas eu l'attention nécessaire pour vérifier tout ce qui était à faire.

De ça, qu'est ce que j'en ai appris ? Le chef de groupe doit être quelqu'un a la tête hors de l'eau, est capable de pouvoir juger efficacement et rapidement du travail de son groupe. Cela parait "évident" à dire, cela l'est beaucoup moins en pratique.

Quand estimer qu'un chef de projet a trop ou pas assez de travail? Je ne pense pas non plus qu'un chef de projet qui se tourne les pouces en hochant la tête d'un air entendu sur le travail des autres soit une bonne chose. De plus, les groupes étaient clairement composés pour que tout le monde soit au travail.

Donc en premier lieu, je dirai un manque de recul sur ce que l'on faisait... Comme il était dit plus haut, on peut passer très vite du bon au mauvais travail ( et inversement ) sans s'en rendre compte.

La fatigue était bien entendue au rendez-vous, mais comme le disait un message que l'on nous a envoyé durant la semaine, cela dépendait de sa gestion du temps de travail. Si tu as un peu procrastiné au début, il y a de fortes chances que tes soirées soient pizzas à l'école.

De notre coté, il y a eu un manque de logique que nous n'avons pas pu rattraper du au manque de temps. En effet, on a codé le back office et on a oublié de s'occuper du front, puisque l'un des devs' pensait que la solution présentée au client aurait pu se contenter des documents photoshops et qu'il fallait mieux s'occuper du back-office. Ce à quoi, l'on nous a simplement fait remarqué à la soutenance que le front office, c'était ce que le client voyait et qu'il était impensable qu'il ne soit pas léché et brossé !

Du point de vue business, j'ai eu une limite nette dans la communication avec les entreprises de notre secteur ( la pèche à l'information ) où tu peux difficilement demander à des commerçants/entreprises de te répondre ici et maintenant. Il fallait alors déployer des trésors de délicatesse pour obtenir quelques réponses.

Du point de vue projet, j'ai trouvé difficile de faire travailler chacun à sa juste valeur. Sur un groupe choisi au hasard le matin même, soit tu as de la chance et ton groupe est composé de gens qui se connaissent bien et sont harmonisés, soit non. Dans mon groupe, je n'avais jamais travaillé avec l'un d'eux et je vois à présents que certains auraient pu être mieux utilisés.

Voila pour les points négatifs pour ma part. Je vais quand même dire le point le plus positif, même si tu dis que ça a déjà été développé, parce que c’était très important pour moi : J’ai vécu cette semaine comme une expérience humaine extraordinaire. Découvrir les gens, leur personnalité, leur faculté à gérer le travail, le stress ( un de mes membres était en permanence de bonne humeur, sans jamais une critique sur personne… c’était magnifique ! ), à comprendre leur difficulté et leur attente. J'ai purement adoré cette semaine et elle a eu un autre effet qui est indépendant de "l'expérience entreprise" : resserrer les liens entre nous.

J’ajouterai en fin de message que du à cet aspect bac à sable, une limite ou un point négatif ne le reste que si l’on ne travaille pas dessus et que l’on ne sait pas réfléchir sur pourquoi ça coinçait et ce qui n’allait pas. Chacun voit midi à sa porte, mais je pense que les aspects négatifs sont en fait plus formateurs que les positifs.

J'espère ne pas avoir offert une lecture trop fastidieuse, surtout à toi Quanta qui en faisait la demande.
Avatar de quanta quanta
Membre du Club
le 26/02/2013 0:18

Citation:





Envoyé par Lilindey
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[Message Long Incoming, prière de prendre une clope, un café et une aspirine. Risque de TL;DR imminent]

Je vais me permettre une réponse qui n'en est pas une alors, mais cela tient de ma personnalité plus que d'une volonté de se moquer. Je pars en effet du principe que tout point négatif est un point positif si l'on sait en tirer l'apprentissage qui en découle.

Ce n'est pas forcément vrai en matière professionnelle, car ce que nous avons fait possède une différence excessivement importante avec un véritable projet : C'était fictif, et c'était de l'apprentissage. A ce sens, tous les points négatifs et les limites sont bons à prendre. Chaque barrière est un peu plus de connaissance de soi. Et n'est ce pas ce dont un élève manque cruellement ; d'expérience? Je vais parler en mon nom propre, je laisserai d'autres partager leur point négatif et leurs limites. Je pense que chacun en a retirer des expériences différentes.

Bref, nous avons un bac à sable high tech tout équipé, dernier cri.... et une école ouverte la nuit.

Pour situer un peu, j'étais chef de projet et en même temps, le business le plus performant de ma team. J'ai le défaut d'être perfectionniste et méticuleuse ( comme beaucoup de femmes dans un monde "d'hommes", on se sent encore le besoin de prouver qu'on est, si ce n'est les meilleures, mais que l'on mérite notre place ), ce qui fait que j'ai consacré plus de temps à peaufiner ma partie, au dépends de mon travail de chef de groupe. Et quand bien même j'ai pu superviser et apprécier le travail de mes condisciples, je n'ai pas eu l'attention nécessaire pour vérifier tout ce qui était à faire.

De ça, qu'est ce que j'en ai appris ? Le chef de groupe doit être quelqu'un a la tête hors de l'eau, est capable de pouvoir juger efficacement et rapidement du travail de son groupe. Cela parait "évident" à dire, cela l'est beaucoup moins en pratique.

Quand estimer qu'un chef de projet a trop ou pas assez de travail? Je ne pense pas non plus qu'un chef de projet qui se tourne les pouces en hochant la tête d'un air entendu sur le travail des autres soit une bonne chose. De plus, les groupes étaient clairement composés pour que tout le monde soit au travail.

Donc en premier lieu, je dirai un manque de recul sur ce que l'on faisait... Comme il était dit plus haut, on peut passer très vite du bon au mauvais travail ( et inversement ) sans s'en rendre compte.

La fatigue était bien entendue au rendez-vous, mais comme le disait un message que l'on nous a envoyé durant la semaine, cela dépendait de sa gestion du temps de travail. Si tu as un peu procrastiné au début, il y a de fortes chances que tes soirées soient pizzas à l'école.

De notre coté, il y a eu un manque de logique que nous n'avons pas pu rattraper du au manque de temps. En effet, on a codé le back office et on a oublié de s'occuper du front, puisque l'un des devs' pensait que la solution présentée au client aurait pu se contenter des documents photoshops et qu'il fallait mieux s'occuper du back-office. Ce à quoi, l'on nous a simplement fait remarqué à la soutenance que le front office, c'était ce que le client voyait et qu'il était impensable qu'il ne soit pas léché et brossé !

Du point de vue business, j'ai eu une limite nette dans la communication avec les entreprises de notre secteur ( la pèche à l'information ) où tu peux difficilement demander à des commerçants/entreprises de te répondre ici et maintenant. Il fallait alors déployer des trésors de délicatesse pour obtenir quelques réponses.

Du point de vue projet, j'ai trouvé difficile de faire travailler chacun à sa juste valeur. Sur un groupe choisi au hasard le matin même, soit tu as de la chance et ton groupe est composé de gens qui se connaissent bien et sont harmonisés, soit non. Dans mon groupe, je n'avais jamais travaillé avec l'un d'eux et je vois à présents que certains auraient pu être mieux utilisés.

Voila pour les points négatifs pour ma part. Je vais quand même dire le point le plus positif pour moi, même si tu dis que ça a déjà été développé, parce que c’était très important pour moi : J’ai vécu cette semaine comme une expérience humaine extraordinaire. Découvrir les gens, leur personnalité, leur faculté à gérer le travail, le stress ( un de mes membres était en permanence de bonne humeur, sans jamais une critique sur personne… c’était magnifique ! ), à comprendre leur difficulté et leur attente. J'ai purement adoré cette semaine et elle a eu un autre effet qui est indépendant de "l'expérience entreprise" : resserrer les liens entre nous.

J’ajouterai en fin de message que du à cet aspect bac à sable, une limite ou un point négatif ne le reste que si l’on ne travaille pas dessus et que l’on ne sait pas réfléchir sur pourquoi ça coinçait et ce qui n’allait pas. Chacun voit midi à sa porte, mais je pense que les aspects négatifs sont en fait plus formateurs que les positifs.

J'espère ne pas avoir offert une lecture trop fastidieuse, surtout à toi Quanta qui en faisait la demande.



Intéressant et constructif (sincèrement).
Tu aurais du joindre ça au message initial, l'impacte aurait été plus intéressant (niveau com').
Avatar de Lilindey Lilindey
Candidat au titre de Membre du Club
le 26/02/2013 0:27
De la com'?

Je suis d'accord sans l'être. Être trop ampoulé, carré et structuré quand les circonstances ne sont pas là pour ça ne me parait pas pertinent.

Je suis venue ici pour partager une expérience et donc en discuter. Je suis une étudiante, qui vient partager son expérience de sa semaine immersive, pas un commercial qui vient vendre son steack.

Donc plus pertinent en com', sans doute. Mais je ne suis pas venue pour ça. Je trouve ça prétentieux d'être en mode "com'" alors qu'on m'invite à venir parler. Je suis juste une invitée qui prends plaisir à parler. Un peu de naturel, que diantre !
Avatar de Atem18 Atem18
Membre habitué
le 26/02/2013 3:20
Bonsoir. J'ai lu l'article et globalement tous les commentaires. À mon humble avis, je dirais que cette expérience n'est pas mauvaise en soi.

La principale raison que j'évoquerais est que, et ils me corrigeront si je me trompe, ces personnes ont du travailler main dans la main pour mener à bien leur projet. Ils ont donc du, avec un peu de chance, apprendre le travail d'équipe et à gérer les différents postes.

Après, certains diront que "oui, mais une semaine, c'est court". Oui, ça l'est, mais soyons honnêtes, durant notre scolarité, nous avons quasi tous fait les projets une ou deux semaines avant la date butoir. Encore pire dans mon cas, puisqu'étant à chaque fois "chef de projet", j'ai toujours eu une équipe non soudée avec moi.

Enfin bref, ceci était mon point de vue sur la question, libre à chacun de juger sur l'initiative.
Avatar de gangsoleil gangsoleil
Modérateur
le 26/02/2013 7:46
Bonjour,

Concernant le manque de recul, il est evident, et normal : 3 jours apres un rush, il est tres difficile d'avoir pris du recul -- que ce soit un exercice ou un vrai projet.

Ce qui m'attriste plus ce sont les commentaires peremptoires des deux cotes. Ecoutons-nous les uns les autres, et tout ira mieux.

Oui, un projet-rush d'une semaine arrivera forcement a quelque chose de problematique (mais certainement pas merdique) : le manque de temps implique des sacrifices, necessaires pour tenir les delais, mais qui peuvent se reveler couteux une fois le projet passe en maintenance/prod.

Oui, c'est une bonne experience. Non, ce genre de "rush" en ecole n'a rien de nouveau, ce qui montre d'ailleurs bien que cela a un interet, sinon les ecoles n'en organiseraient plus depuis longtemps.

Pour faire court : profitez bien de ces projets, et essayez de prendre un peu de recul lorsque vous aurez le temps.
Avatar de gbdivers gbdivers
Expert Confirmé Sénior
le 26/02/2013 9:19
@Aux étudiant de SUP’Internet
Vous formalisez pas trop des attaques et critiques, vous ne connaissez pas les profils et motivations de chaque intervenants. Passez à autre chose et revenez sur ce projet en fin d'année, pour faire le bilan avec du recul
Bonne continuation pour la suite
Avatar de Lorraine.G Lorraine.G
Invité de passage
le 26/02/2013 10:15
Bonjour,

Après avoir relu mon message ce matin, je tenais à vous demander de m'excuser d'avoir été hautaine et agressive.

Pour ma défense, il est difficile de voir un projet sur lequel on a donné ses tripes critiqué... Et j'avoue m'être énervée plus que de raison.
Avatar de Traroth2 Traroth2
Expert Confirmé
le 26/02/2013 10:22
La créativité nécessite du temps. C'est pour ça que les rythmes imposés par le travail en entreprise produisent souvent des résultats médiocres, où les plannings sont rarement décidés par les gens créatifs.


Avatar de gfevrier gfevrier
Membre régulier
le 26/02/2013 10:36
Salut,

Un petit commentaire sur cette expérience.
Rapidement pour situer le contexte, je suis dans le développement web depuis une quinzaine d'années maintenant (oui, je peux être considéré comme un dinosaure ).
Le compte-rendu de l'expérience de ces élèves de première année que j'ai lu me laisse penser que ça a été très formateur pour eux. J'ai vécu un peu ce genre de chose dans mon école il y a 15 ans, mais sur la conduite d'un projet qui n'avait rien à voir avec l'informatique (c'était une difficulté supplémentaire, concevoir une tente révolutionnaire pour la randonnée, mais qui faisait intervenir plusieurs branches, informatique, mécanique, bio...). Là aussi ça avait été très formateur.
Je pense qu'en très peu de temps, ils ont dû apprendre à se connaître, déterminer les points forts de chacun afin de les exploiter, s'organiser... Cela, ils risquent de le rencontrer souvent dans leur vie professionnelle (en fonction de la taille de l'entreprise pour laquelle ils travailleront naturellement). J'ai souvent fait partie d'équipes montées de toutes pièces, avec parfois des personnes très éloignées géographiquement, je suis intervenu en "pompier" sur certains projets. A chaque fois, il a fallu se répartir le travail de façon à être le plus efficace possible, en déposant parfois un mouchoir sur son ego ou sa susceptibilité. Ca ressemble beaucoup à ce qu'ils ont fait.
Je pense également, qu'en faisant vivre cette expérience à des premières années, ça aide à souder une promotion. Comme je l'ai lu dans les témoignages, beaucoup ne se connaissaient pas ou peu avant l'expérience. Ils se connaissent beaucoup mieux maintenant, seront plus soudés et sauront comment travailler de nouveau ensemble par la suite.

Maintenant, cette expérience ne sera pas représentative du monde du travail, ou d'une toute petite partie si vous travaillez dans des micro-organisations. C'est vrai que j'ai surtout travaillé sur des projets beaucoup plus longs (de 6 mois à plus de 3 ans), seul ou parfois dans des équipes de plus de 20 personnes. Mais l'efficacité et le pragmatisme doit toujours être là.

Et à ceux qui disent qu'en une semaine, on fait un code de daube (ou quelque-chose comme ça), je dirais par expérience que de toute façon, un mauvais développeur peut faire du mauvais code sur du long terme. Au contraire, un bon développeur (pour savoir différencier le bon développeur du mauvais développeur, regardez les inconnus qui vous expliquent comment reconnaître le bon chasseur et le mauvais chasseur ) qui a des bonnes pratiques de développement (et le développement, ce n'est pas seulement pondre du code) fera du bon code, même avec des délais très courts. Les projets avaient des défauts, n'étaient pas au top, c'est normal, ce sont des élèves. Si ils avaient fait un sans faute, ça aurait été autrement plus inquiétant pour l'école non ?

Concernant le côté marketing/com', il y en a, c'est sûr, mais ce n'est pas la faute des élèves, c'est une volonté je pense de la direction de l'école qui fait d'une pierre deux coups (ce n'est pas parce qu'il y a de la com' que tout est à jeter, sinon, un paquet d'agences web auraient déjà fermé leurs portes). C'est une jeune école qui a besoin de se faire connaître. Je me rappelle qu'au début l'Epitech était très décriée, que ses diplômés étaient réputés pour ne rien savoir faire d'autre que de "pisser du code" (je crois même avoir lu ça dans des commentaires sur ce site). Depuis, l'école a fait du chemin.

Quoi qu'il en soit, l'important, c'est que vous ayez retiré quelque-chose de cette expérience, en bien ou en mal. Tout est formateur. Gardez seulement en tête que quoi que vous viviez au sein de l'école, la réalité sera différente dans le monde du travail.

A+

Gilles

PS : ça a été dit plus haut, mais travaillez bien le français, votre expression écrite, c'est indispensable à mes yeux. Un cahier des charges, des spécifications, une documentation pleine de fautes et c'est le rejet assuré. Personnellement, si on me donne un document qui contient des fautes, je le renvoie immédiatement.
Avatar de ScroudaF ScroudaF
Invité régulier
le 26/02/2013 10:37
Les désaccords -apparemment bien tranchés- entre les jurys internes (les profs etc) et externes (entrepreneurs etc) laissent un peu perplexe face à la qualité de l'enseignement de cette école, ou, tout du moins, face à sa perception du marché.
Avatar de gfevrier gfevrier
Membre régulier
le 26/02/2013 10:40
Salut,


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Envoyé par Lorraine.G
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Bonjour,

Après avoir relu mon message ce matin, je tenais à vous demander de m'excuser d'avoir été hautaine et agressive.

Pour ma défense, il est difficile de voir un projet sur lequel on a donné ses tripes critiqué... Et j'avoue m'être énervée plus que de raison.



Là aussi entraîne toi !
Il n'est pas impossible qu'un jour, alors que tu as bien bossé, que tu es contente du résultat et que tu aies raison, ton client te renvoie ton projet en te disant "c'est de la merde, ce n'est pas ce que j'ai demandé".
Après, en fonction du client, tu peux lui expliquer que c'est du bon travail, que ça correspond à ce qu'il a demandé, mais qu'il peut y avoir des ajustements (ou lui envoyer ton dossier dans les dents, en fonction de tes rapports avec lui )...

Quoi qu'il en soit, s'énerver n'est jamais la bonne solution petite scarabée !
Avatar de Kourou Kourou

le 26/02/2013 10:41
Bonjour,

A tous, et plus particulièrement à quanta je présente mes excuses pour la véhémence de mes propos et ce débordement.

Le décalage entre votre vision du projet et l'implication que nous y avons mis, le souvenir que nous en gardons, m'a piqué au vif.

Je viendrai détailler plus tard les points positifs que j'ai tirés de cette semaine, tout comme ce qui pourrait être amélioré selon moi.

La bonne journée !
Avatar de gfevrier gfevrier
Membre régulier
le 26/02/2013 10:44

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Envoyé par ScroudaF
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Les désaccords -apparemment bien tranchés- entre les jurys internes (les profs etc) et externes (entrepreneurs etc) laissent un peu perplexe face à la qualité de l'enseignement de cette école, ou, tout du moins, face à sa perception du marché.



Non, ça montre simplement que comme dans toutes les écoles, il y a une énorme différence entre les enseignants qui enseignent et les professionnels qui sont en permanence au contact du marché.
Ca sera toujours comme ça. Les enseignants ont sans doute repéré des projets intéressants alors que les professionnels ont plutôt repéré des projets qui se vendraient bien.
Cet écart peut être minimisé lorsqu'une partie de l'enseignement est dispensé par des professionnels qui interviennent plus ou moins régulièrement dans le cursus.
Avatar de David_g David_g
Membre chevronné
le 26/02/2013 10:52

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Envoyé par Lorraine.G
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Bonjour,

Après avoir relu mon message ce matin, je tenais à vous demander de m'excuser d'avoir été hautaine et agressive.

Pour ma défense, il est difficile de voir un projet sur lequel on a donné ses tripes critiqué... Et j'avoue m'être énervée plus que de raison.



Bonjour Lorraine. il n'y a pas de mal. Pour beaucoup c'est plus la présentation comme innovation qui nous a fait tiquer hein, nul critique de votre boulot.

Et par contre, ça c'est typiquement quelque chose que tu pourras vivre aussi en Entreprise (comme le dit gfevrier).

Des projets dans lesquels tu t"investis à fond et qui seront dénigrés (soit par le client, soit par ta hiérarchie ou d'autres équipes), abandonnés ou alors pour lesquels tu n'auras pas de reconnaissance (exemple : tu t'investis beaucoup et tu as un remerciement par mail mais tu n'es pas cité dans le projet)..

C'est des choses qui arrivent et qu'il faut aussi savoir gérer ce qui n'est jamais facile.
Avatar de Traroth2 Traroth2
Expert Confirmé
le 26/02/2013 10:54

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Envoyé par Lorraine.G
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Bonjour,

élève de première année en design à Sup'Internet, et ayant donc participé à cette semaine rush, j'ai littéralement sauté au plafond en lisant certains commentaires.

Pour rétablir la vérité :
- Non, ce n'est pas parce qu'un projet est fait en une semaine qu'il sera "merdique". Si c'est le cas dans votre entreprise/école, inquiétez-vous... Nous avons prouvé vendredi dernier lors de nos passages devant le faux client que "rapidité" peut rimer avec "efficacité".

- Certes, nous avons tous été fatigué et stressé par cette semaine. Au bord du suicide ? Pas à moins d'avoir un grave problème de névrose. Restons lucide, si une semaine comme celle-ci nous achève, c'est que l'univers du web n'est pas fait pour nous.

- Oui, cette semaine nous apporte de l'expérience, quoi que vous puissiez en penser. Je ne pense pas que beaucoup d'écoles puissent se targuer d'avoir des élèves qui, dès la première année, atteignent un tel niveau.

A Sup'Internet, nous apprenons à travailler les uns avec les autres. Les filières sont très différentes (design, dev et business), pourtant ce genre de projet nous aide à comprendre les possibilités et les limites de tous. Une qualité qui, j'en suis sure, n'est pas présente partout.

Bonne soirée, j'espère vous avoir convenablement rassuré sur notre sort !



Je me permets de réagir à ton commentaire pour une raison simple : ce que tu viens de vivre n'a absolument rien à voir avec la manière dont un projet doit être géré. On t'habitue à l'idée que c'est à toi de rattraper les merdages de planning de ta hiérarchie en faisant des heures supplémentaires de malade. Oui, on peut se retrouver en train de devoir rusher pour un projet, mais si on me demandait de dormir sur mon lieu de travail, je répondrais que ce n'est pas la peine de m'attendre le lendemain ! Les rushs, c'est quelque chose qui doit être exceptionnel et bref. Sinon, c'est que la direction du projet ne fait pas son travail. Parce que, même exceptionnel, c'est quand même le symptôme d'un merdage au niveau de la gestion de projet. Alors que ce genre d'exercice fait croire que c'est normal et régulier. J'ai l'impression qu'on confond un peu formation et dressage, en fait.

De plus, le fait que tu puisses te permettre de faire ce type de rush comme étudiant(e) ne signifie pas que ce sera acceptable pour toi une fois que tu ne seras plus étudiant(e). Les motivations n'ont strictement rien à voir. En entreprise, tu sauras que ce n'est pas de la fiction, mais des véritables projets avec de vrais enjeux derrière. Mais d'un autre côté, ton entreprise n'aura pas la même emprise sur toi que ton école, parce que, quoi qu'on en pense, en employeur se remplace bien plus facilement qu'une école (si tu loupe ton diplôme, c'est un poids que tu porteras bien plus longtemps qu'un licenciement). Et pour finir, il y aura bien d'autres impératifs personnels à ce moment-là. Tout ça pour dire que la ressemblance entre cet exercice et un projet réel me parait franchement lointaine !
Avatar de gfevrier gfevrier
Membre régulier
le 26/02/2013 11:21
Salut,


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Envoyé par Traroth2
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Je me permets de réagir à ton commentaire pour une raison simple : ce que tu viens de vivre n'a absolument rien à voir avec la manière dont un projet doit être géré. On t'habitue à l'idée que c'est à toi de rattraper les merdages de planning de ta hiérarchie en faisant des heures supplémentaires de malade. Oui, on peut se retrouver en train de devoir rusher pour un projet, mais si on me demandait de dormir sur mon lieu de travail, je répondrais que ce n'est pas la peine de m'attendre le lendemain ! Les rushs, c'est quelque chose qui doit être exceptionnel et bref. Sinon, c'est que la direction du projet ne fait pas son travail. Parce que, même exceptionnel, c'est quand même le symptôme d'un merdage au niveau de la gestion de projet. Alors que ce genre d'exercice fait croire que c'est normal et régulier. J'ai l'impression qu'on confond un peu formation et dressage, en fait.

De plus, le fait que tu puisses te permettre de faire ce type de rush comme étudiant(e) ne signifie pas que ce sera acceptable pour toi une fois que tu ne seras plus étudiant(e). Les motivations n'ont strictement rien à voir. En entreprise, tu sauras que ce n'est pas de la fiction, mais des véritables projets avec de vrais enjeux derrière. Mais d'un autre côté, ton entreprise n'aura pas la même emprise sur toi que ton école, parce que, quoi qu'on en pense, en employeur se remplace bien plus facilement qu'une école (si tu loupe ton diplôme, c'est un poids que tu porteras bien plus longtemps qu'un licenciement). Et pour finir, il y aura bien d'autres impératifs personnels à ce moment-là. Tout ça pour dire que la ressemblance entre cet exercice et un projet réel me parait franchement lointaine !



Comme je l'ai expliqué un peu plus haut, selon mon point de vue, cet exercice n'avait pas pour but réel de leur apprendre (ou de les dresser) à mener un projet dans des délais très brefs mais plutôt de leur montrer qu'il est possible de constituer une équipe rapidement, de les souder dans la promotion. Je pense que la direction les a mis en condition pour qu'ils se connaissent entre eux et apprennent à se connaître eux-mêmes. Ils avaient la pression du délai, mais en aucun cas celle d'un vrai client (avec lequel on peut négocier des délais par exemple). Il n'y avait pas de réel rapport de force avec le commanditaire. Ceux qui ne savaient pas programmer ne l'ont pas appris en une semaine sous pression, de même pour la gestion du projet...
Je pense que cette expérience a avant tout été humaine (ce qui peut aussi expliquer les réactions vives), sans enlever la qualité (et les défauts) du travail effectué.

Je suis également d'accord avec toi sur le fait que les enjeux ne sont absolument pas les mêmes entre les étudiants à l'école et les salariés (ou indépendants, je ne suis pas sectaire ). Quand on est étudiant, la cible est le diplôme, qui bien souvent décidera de la suite professionnelle (en France en tout cas). On est entièrement concentré là-dessus. Quand on travaille, ce n'est plus la même relation. On peut le faire par passion ou pour l'argent, ou les deux, mais un paquet de choses viennent se greffer dessus : la famille, les enfants, les banquiers... On est souvent centré sur soi-même durant ses études, alors qu'il y a beaucoup d'autres facteurs à prendre en compte lorsque l'on travaille.
Avatar de Kihmé Xs Kihmé Xs
Membre éclairé
le 26/02/2013 12:09

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Envoyé par gbdivers
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@Aux étudiant de SUP’Internet
Vous formalisez pas trop des attaques et critiques, vous ne connaissez pas les profils et motivations de chaque intervenants. Passez à autre chose et revenez sur ce projet en fin d'année, pour faire le bilan avec du recul
Bonne continuation pour la suite



Non, revenez dessus quand vous aurez quitté votre statu junior. Vous comprendrez bien mieux les commentaires de ceux qui vous parlent avec leur expérience professionnelle et à qui ça fait bien rire que ce genre d’exercice soit mis en analogie avec le monde professionnel. Vous aussi vous rigolerez.

C'est une expérience humaine uniquement. Pour l'aspect professionnel tout à déjà été expliqué en quoi ça ne l'est que très peu. Un peu comme faire un stage commando avec sa classe ou ses collègues.
Avatar de quanta quanta
Membre du Club
le 26/02/2013 12:22

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Envoyé par Kourou
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Bonjour,

A tous, et plus particulièrement à quanta je présente mes excuses pour la véhémence de mes propos et ce débordement.

Le décalage entre votre vision du projet et l'implication que nous y avons mis, le souvenir que nous en gardons, m'a piqué au vif.

Je viendrai détailler plus tard les points positifs que j'ai tirés de cette semaine, tout comme ce qui pourrait être amélioré selon moi.

La bonne journée !



Y a pas de mal ^^
Je m'excuse aussi si j'ai donné l'impression d'être agressif aussi, ce n'était pas le but.
Bonne journée et bonne continuation dans vos études ^^
Avatar de gfevrier gfevrier
Membre régulier
le 26/02/2013 12:48

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Envoyé par Kihmé Xs
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Un peu comme faire un stage commando avec sa classe ou ses collègues.



La différence, c'est que si avant le stage commando tu avais envie de tuer un collègue, après, tu en as les moyens !
Avatar de Niark13 Niark13
Membre éprouvé
le 26/02/2013 14:42

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Envoyé par Lorraine.G
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Bonjour,

Après avoir relu mon message ce matin, je tenais à vous demander de m'excuser d'avoir été hautaine et agressive.

Pour ma défense, il est difficile de voir un projet sur lequel on a donné ses tripes critiqué... Et j'avoue m'être énervée plus que de raison.



En ce qui me concerne, mes réserves ne portent absolument pas sur ton travail mais sur l'aspect pédagogique de l'exercice, que je trouve très discutable.
Avatar de giragu03 giragu03
Membre éclairé
le 26/02/2013 15:58
Je me pose une question : à SUP'Internet, il n'y a pas d'étudiants qui doivent travailler pour financer leurs études ? Ça devait drôlement désavantager leurs équipes...
Quand j'étais étudiant, je n'aurais pas pu me permettre une semaine H24 à l'école... Il fallait que je dorme un minimum pour être en mesure de travailler le week-end, et j'imagine que je n'étais pas le seul. Mon équipe aurait donc été désavantagée.
Et comme beaucoup, j'ai des doutes sur l'aspect pédagogique de ce genre d'exercice. Et je partage l'avis de Traroth2 sur le fait que ce n'est pas au développeur (ou à celui en bas de l'échelle) de rattraper les erreurs au niveau de la direction de projet (après tout, ces personnes sont payées en fonction des responsabilités de leur poste, qu'elles les assument). Je ne suis pas extrémiste et je ne laisse pas un client en plan à 18h sous prétexte que j'ai fini ma journée, mais cela doit rester l'exception et non la règle.
Avatar de transgohan transgohan
Expert Confirmé
le 26/02/2013 16:50

Citation:





Envoyé par giragu03
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Je me pose une question : à SUP'Internet, il n'y a pas d'étudiants qui doivent travailler pour financer leurs études ? Ça devait drôlement désavantager leurs équipes...



Vu que c'est une école privée le nombre d'étudiant travaillant pour financer leurs études ou logement est généralement très faible (pour ne pas dire inexistant, mais cela existe tout de même en faible quantité dans certaines écoles).
Car généralement quand on a pas les moyens on choisi une école publique, car c'est pas en travaillant tous les weekends et avec une bourse d'étude qu'on peut se payer une école privée...
Déjà que c'est pas forcement facile de payer une année d'école publique plus un logement et de quoi se nourrir en bossant tous les weekends...
Avatar de Yngvildr the Voracio Yngvildr the Voracio
Invité de passage
le 26/02/2013 17:36
En tant qu'une des paysan(s)(nes)/roturier(ère)(s) de la classe (laule) je me permet de répondre à cette question : peu de gens ici travaillent parce qu'ils connaissent les méthodes de Ionis : les piscines, les projets à gogo, même sans rush. La plupart sont soit auto-entrepreneur, soit professeurs à domicile. Dans mon cas, je viens de signer un contrat d'enseignement à domicile (j'ai un Bac +2 en Finnois et je suis bilingue en Anglais) et je n'ai pas encore d'élève.

La semaine ne m'a pas empêchée de me lever à 8h samedi matin pour participer aux journées portes ouvertes. Je me suis juste couchée à 20h, c'est à dire dès mon arrivée à la maison la veille. (Je suspecte fortement mon petit ami de m'avoir bordée...)
Avatar de CapFlow CapFlow
Membre habitué
le 28/02/2013 15:11
On se demande si ce ceux qui ont critiqué le rush ne font pas partie de l'école ... bah oui, qui a dit que l'entrainement du rush était s'en suite ?

Avatar de gfevrier gfevrier
Membre régulier
le 28/02/2013 17:01

Citation:





Envoyé par crf 70
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On se demande si ce ceux qui ont critiqué le rush ne font pas partie de l'école ... bah oui, qui a dit que l'entrainement du rush était s'en suite ?




Suis-je le seul à ne pas comprendre ce que tu écris ?
Avatar de CapFlow CapFlow
Membre habitué
le 01/03/2013 12:34
Humour, j'émettais la supposition que les membres qui ont critiqué ce rush, sur ce forum, étaient des membres de l'école (professeurs ou autres) et testaient la répartie de leur élèves. Mais maintenant ce n'est plus très drôle
 
 
 
 
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