Android "repose sur les épaules de Microsoft", affirme un avocat de l'entreprise au sujet des redevances imposées aux constructeurs

Le 01/11/2011, par Idelways, Coordinateur publications
Dans le secteur du mobile où les conflits sont nombreux au point qu'il est difficile de savoir qui attaque qui en justice, Microsoft se distingue en étant l'entreprise qui a signé le plus d'accords à l'amiable. Plus de la moitié des smartphones vendus sous Android rapportent désormais des redevances à Microsoft.

Un fait que Google dénonce comme faisant partie d'une conspiration contre son système open source, orchestrée avec Oracle, Apple et autres.

Dans une interview accordée au San Francisco Chronicle, Horacio Gutiérrez, conseiller juridique adjoint de Microsoft, répond à cette assertion et accuse même Google de « reposer sur les épaules de compagnies comme Microsoft, qui ont mis des milliards de dollars en investissement ».

« Ces appareils sont passés de systèmes rudimentaires en devenant des ordinateurs à part entière, avec des systèmes d'exploitation modernes et sophistiqués ». Et ils n'y sont arrivés qu'en puisant de systèmes établis par des investissements étalés sur des décennies, explique en substance l'avocat.

La situation actuelle est pour lui naturelle : « c'est une période d'agitation et de réajustement, jusqu'à ce que les revendications sur la propriété des différentes pièces technologiques deviennent bien définies, puis, il y a une période de délivrance de licences et de licences croisées qui relégueront ces problèmes en arrière-plan », estime-t-il.

Quant aux voix de plus en plus nombreuses qui s'élèvent contre les brevets logiciels, Gutiérrez a une réponse : « Beaucoup de choses qui étaient dans le passé implémenté par du Hardware, comme les commutateurs de téléphones et les circuits, sont maintenant implémentées en logiciel, » remettre en question la possibilité de breveter du logiciel serait : « en un sens, la même chose que de demander si une partie importante de l'innovation technologique qui se passe aujourd'hui doit être protégée ».

Et d'affirmer que les licences ne sont pas quelque chose de « néfaste dont on devrait s'inquiéter », mais plutôt une « solution au problème de brevets à laquelle les gens réagissent négativement ».

Source : San Francisco Chronicle

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Avatar de Linkin Linkin
Membre Expert
le 02/11/2011
Petite précision (au moins au niveau des brevets français, si mes souvenirs sont bons):
Le brevet ne pénalise pas l'innovation, il pénalise la commercialisation d'une innovation portant sur ce brevet.
Une fois un brevet déposé, on peut l'utiliser pour faire de la recherche, des tests, des développements, par contre on n'a pas le droit de commercialiser le fruit ne nos recherches, par contre on peut déposer un nouveau brevet sur ce que l'on a produit à partir du brevet initial.
Avatar de Kiiwi Kiiwi
Membre Expert
le 02/11/2011

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Envoyé par Linkin
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Petite précision (au moins au niveau des brevets français, si mes souvenirs sont bons):
Le brevet ne pénalise pas l'innovation, il pénalise la commercialisation d'une innovation portant sur ce brevet.
Une fois un brevet déposé, on peut l'utiliser pour faire de la recherche, des tests, des développements, par contre on n'a pas le droit de commercialiser le fruit ne nos recherches, par contre on peut déposer un nouveau brevet sur ce que l'on a produit à partir du brevet initial.



Certes, mais en déposant un nouveau brevet qui s'appuie sur un brevet déjà existant, non seulement ça continue d’empêcher toutes commercialisation de la part d'une entreprise qui n'a pas le "premier brevet" ou une licence de ce dernier, mais en plus l'entreprise qui a déposé le "premier brevet" se voit apparaitre un obstacle devant elle qui correspond au "nouveau brevet" qu'elle ne détient pas.
Avatar de nicorama nicorama
Membre Expert
le 02/11/2011
Le brevet, c'est très 20e siècle, comme le Concorde ou la dictature du prolétariat. Dans le monde actuel, c'est complètement dévoyé par rapport au sens premier.
Il est peut-être temps de passer (penser ?) à autre chose.
Avatar de Teocali Teocali
Membre confirmé
le 02/11/2011

Citation:





Envoyé par Neko
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Il ne suffit pas de savoir coder une glissière tactile.
Il faut déjà la trouver, donc la mettre en concurrence avec d'autre systèmes, calculer le cout et tester l'ergonomie par rapport à, par exemple, un bouton ou un code à taper sur l'écran. Ça demande tu temps, des développeurs, la construction de prototypes, etc.

La version finale d'une "glissière tactile" est super simple à reproduire, mais pas forcément à produire. C'est pas forcément "des milliards" juste pour ça, mais tout réuni ça peu monter très haut. Bosser pour une société aussi grosse, c'est pas comme faire ton petit soft tout seul chez toi, et c'est pour ça que l'ergonomie s'en ressent en général.



As-tu vu le brevet accordé a Apple ? Simplicité même : un rectangle sur un autre qu'on fait glisser vers la droite avec l'index. Rien de plus. Je ne parle pas de l'interface de l'Iphone d'une manière générale (sur ce point, je crois que de toute façon, elle est protégé "de bases" avec les lois sur le plagiat), qui est certes le résultat d'un long, couteux (et très bon) travail mais bien de l'idée de cet élément, qui ne leur a rien couté, ou presque.

Teocali
Avatar de stardeath stardeath
Membre Expert
le 02/11/2011

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Envoyé par Teocali
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Simplicité même : un rectangle sur un autre qu'on fait glisser vers la droite avec l'index. Rien de plus.



c'est simple oui, mais est ce que l'i* aurait eut le même impact si pour le déverrouiller il fallait faire la danse de la pluie?

je ne soutiens pas le système américain mais l'idée, qu'apple a visiblement copié ailleurs, est très loin d'être mauvaise.
Avatar de Teocali Teocali
Membre confirmé
le 03/11/2011
Ah mais je n'ai jamais dis qu'elle était mauvaise, hein Comme je l'ai dit, IOS, c'est du très bon boulot. Juste que de là a dire que ce que protège le brevet a nécessité des milliards d'investissements, y'a un pas... un gros pas.

Teo
Avatar de stardeath stardeath
Membre Expert
le 03/11/2011
effectivement, mais comment juger de la valeur d'une idée, surtout si elle a contribué à des milliards en bénéfices pour la boite?

et pourquoi cette idée révolutionnaire ne pourrait pas être protégée? (bien que là ça ne devrait être favorable pour apple, surtout question antériorité)

ps: et aussi si une boite emploie des créatifs, peut être que justement des sommes importantes sont mise en jeu pour qu'ils trouvent justement des idées "simples" mais "de la mort qui tue" (je voulais dire révolutionnaire, mais je ne pense pas que ce mot colle au contexte un élément d'ihm)
Avatar de Teocali Teocali
Membre confirmé
le 03/11/2011

Citation:





Envoyé par stardeath
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effectivement, mais comment juger de la valeur d'une idée, surtout si elle a contribué à des milliards en bénéfices pour la boite?



Yep, difficile de juger. Sauf que là, l'avocat causait de milliards d'investissements, ce qui complétement différent. Je pense que tu peux saisir la différence. Sinon, je suis toujours pret a donner un cours d'economie
[/quote]


Citation:




et pourquoi cette idée révolutionnaire ne pourrait pas être protégée? (bien que là ça ne devrait être favorable pour Apple, surtout question antériorité)


Note bien, je ne suis pas contre la protection d'un travail effectué. C'est pour ça que je considère les brevets industrielle ainsi que les droits d'auteurs comme une bonne chose. Mais ces protections protège une realisation, quelque chose d'existant : au moins des plans pour le brevet industriel (je crois même qu'il faut disposer d'un proto, mais je ne suis pas sur) et une oeuvre de l'esprit pour les droits d'auteur.

Le problème des brevets logiciel c'est qu'ils s'appliquent a une idée, pas à la réalisation de celle-ci. Et une idée, tout le monde peut en avoir. Ce qui compte, c'est de les réaliser.
En admettant que la technologie ne permettait pas de le réaliser a ce moment, le brevet d'Apple aurait été quand même validé. Et toute personne assez innovante pour avoir les moyens de le réaliser l'aurait eu dans l'cul.
Un exemple tout con : on a tous vu les derniers vidéos de Microsoft permettant de manipuler "a la main" des objets troidé. Mais l'idée en elle-même n'est pas neuve. Que se passerait-il si moi, pekin moyen, avait eu l'idée de breveter une interface manipulable à la main la première fois que je l'ai imaginé, il y'a de ça facile 12 ans ? La réponse est "pas grand chose", parce que je ne suis qu'un pauv' p'tit dev' sans vraiment de gros moyen d'attaquer M$. Mais inversez les rôles, et là, tout de suite, les conséquences matérielles pour l'innovateur sont plus graves. Mais les implications morales et intellectuelles sont les mêmes.
Un exemple encore plus con : la machine à remonter le temps... On a tous eu l'idée... est-ce que cela nous donne pour autant le droit de le breveter et de freiner toute innovation la-dessus ?

Teocali

P.S. : pour le dernier exemple, vous pouvez nous remplacer par les habitants du 17eme siècle et la machien a remonter le temps par l'avion, la navette spatiale, Internet ou les satellites... au choix.
Avatar de Jon Shannow Jon Shannow
Membre Expert
le 04/11/2011
Je suis assez d'accord avec Teocali. Ce qui me gène dans le brevet logiciel, c'est que c'est très généraliste.

C'est un peu comme si, en inventant le vélo, on déposait un brevet s'appliquant à tous les moyens de transport comportant au moins 2 roues ! Bref, on empêche toute évolution.

Et pour répondre, à une question implicite de Teocali, oui, il faut un proto pour breveter un produit industriel.
Avatar de chaplin chaplin
Membre Expert
le 06/11/2011

Citation:





Envoyé par barmic
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Le système des brevets est un business malsain qui nuit aussi au brevet car il fait perdre de l'énergie qui au lieu de chercher l'innovation vont être dépensée en contournement de brevet.



Va dire ça aux chinois
 
 
 
 
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