« Le secteur informatique ne semble pas connaître la crise », Premier bilan du salon de recrutement LesJeudis.com avec son organisateur
Le 28/09/2011, par Gordon Fowler, Chroniqueur Actualités
Avec 2500 pré-inscrits, plus de 3000 candidats, 80 stands d'entreprises et environ 2500 postes à pourvoir, le Salon de recrutement LesJeudis.Com semble témoigner de la bonne santé de l'emploi IT dans un contexte de crise financière et d'incertitudes pour l'économie globale.
Le constat est le même pour tous les types d'entreprises. De la PME comme AQUILA Consulting, au groupe de grande envergure comme Orange Business Services, en passant par les sociétés de tailles intermédiaires comme CONIX, les professionnels de l'informatique et du développement sont très demandés.
Interrogées par Developpez.com, ces sociétés notent même que si les candidatures de jeunes diplômés sont nombreuses, les postes qualifiés eux sont durs à pourvoir. Romain Mazelier, de Orange, admet ainsi ne pas avoir trouvé sur le Salon tous les profils de développeurs avec 4 ou 5 années d'expériences qu'il recherche.
Une pénurie de candidat ? Voila qui contraste avec la santé générale de l'emploi en France.
« Le secteur informatique ne semble pas connaître la crise », confirme Guillaume Faux, l'organisateur du salon. « Avec 80 entreprises, la manifestation fait le plein de recruteurs et revient au au niveau d'avant crise » (NDR le record était alors de 90 stands).
Mieux, « les clients finaux sont de retour ». Un très bon signe, d'après Guillaume Faux, qui montre que les projets sont à nouveau pérennes puisque les entreprises reviennent embaucher en direct en complément des SSII (qui restent des acteurs majeurs du marché de l'emploi IT).
Parmi ces clients finaux, les banques (BNP PARIBAS, Groupe Crédit Agricole, Société Générale, etc.) confirment qu'elles sont les grandes stars de l'évènements avec des stands pris d'assaut par les candidats.

Les banques, stars du salon
Si la situation actuelle est donc bonne, certains (comme l'APEC) prédisent un avenir un peu moins porteur. D'autres, comme un porte-parole de CONIX, relativisent les craintes. Pour lui, la crise qui s'annonce sera surtout dure pour les SSII, pas pour les sociétés à fortes expertises ou très spécialisée.
« On aura toujours besoin de gens spécialisés dans la sécurité », souligne-t-il pour illustrer le fait qu'un ralentissement ne toucherait pas tous les profils. Parmi les plus demandés, quatre grand domaines seraient protégés : les experts en technologies Microsoft (.NET, Sharepoint), en Java et J2EE, en sécurité et en développement mobile.
Même analyse chez Guillaume Faux, pour qui la crise n'a pas eu d'effet anxiogène sur les recruteurs « Nous avons les banques sur le salon, qui sont pourtant au cœur de cette actualité. Aucun exposant ne s’est dédié ; au contraire nous avons eu des demandes jusqu'au dernier moment », constate-t-il. « Nous restons prudents, mais nous ne sommes pas alarmistes ».

Côté salaires, le salon LesJeudis.com montre que la diversité des offres rend les estimations difficiles. Les rémunérations proposées vont en effet de 30 à 100 K€ par an. Voire plus pour certains postes qui demandent des « développeurs stars ».
Une chose est sûre, néanmoins. L'époque des enchères sans réels fondements est terminée. « Avant la crise de 2008, nombreux étaient les jeunes diplômés qui exigeaient 45.000 € à la sortie de l'école. Et les entreprises leur donnaient », se souvient Guillaume Faux. « Au bout de 18 mois, ils avaient changé sept fois d'employeurs, s'estimaient expérimentés et demandaient plus de 60 K€ ». Le salon de cette année témoignerait donc d'un retour à la normal. « La crise de 2008 a marqué la fin de la surenchère. On est à nouveau sur des rémunérations logiques en rapport avec les projets des entreprises et les revenus que peuvent générer ces projets ».

Beaucoup de femmes du côté des recruteurs, peu du côté des candidats
Seul (éternel ?) bémol, la parité n'est toujours pas au rendez-vous. Les femmes présentes sur le Salon l'étaient plus derrière les pupitres (RH et Services Communications des recruteurs) que dans les allées.
Un constat confirmé par Destie et Marion, deux étudiantes de l'ISC Paris qui terminent leur spécialisation en Systèmes d'Information. « Dans notre classe nous étions trois filles sur 15 élèves ». Soit 20 %. Un chiffre légèrement supérieur au 17% d'ingénieurs femmes dans l'IT mais inférieur au 35% de celles qui travaillent dans le secteur dans son ensemble.
Pour ces deux étudiantes, le milieu n'est pas pour autant machiste. « Les gens sont ouverts. C'est même des fois plutôt un avantage d'être une fille », constatent-elles. Il n'en reste pas moins que leurs camarades semblent plus attirées « par des carrières dans le marketing ou dans l'univers du luxe ». Une analyse qui pourrait être caricaturale, mais qui semble se vérifier dans les faits.
Pourtant, dans l'IT, « les rémunérations sont plus fortes et les possibilité d'évolution meilleures ». Et les stages très faciles à trouver. Destie et Marion en ont toutes les deux décroché un « super rapidement », avec des indemnités allant de 1000 à 1250 € par mois.
Bref, si l'avenir pose quelques questions, recruteurs, organisateurs, candidats et étudiants semblent avoir retrouvé le moral. Sans tomber, pour autant, dans un excès de confiance.
Pour les candidats n'ayant pas pu se rendre au Salon LesJeudis.com, rappelons que CareerBuilder (la société qui organise l'évènement) proposera une semaine pour l'emploi du 3 au 7 octobre prochain sous forme de Webinars. Au menu : chats vidéo et avis d'experts.
Et denouvelles offres de postes.
Inscription à la prochaine semaine pour l'emploi de CareerBuilder

Source : Reportage Développez.com, 22 septembre 2011
Et vous ?
Que pensez-vous de cette reprise de l'emploi IT : durable ou précaire ?
Pensez-vous que les développeurs .NET, Java, Mobile et spécialistes de la sécurité sont mieux armé(e)s que les autres pour l'avenir ?
Les SSII vont-elle pâtir, d'après vous, de la prochaine crise qui s'annonce ? Et l'emploi IT dans les banques ?
Vous étiez au Salon LesJeudis.com ? Faites-nous partager vos impressions
Le constat est le même pour tous les types d'entreprises. De la PME comme AQUILA Consulting, au groupe de grande envergure comme Orange Business Services, en passant par les sociétés de tailles intermédiaires comme CONIX, les professionnels de l'informatique et du développement sont très demandés.
Interrogées par Developpez.com, ces sociétés notent même que si les candidatures de jeunes diplômés sont nombreuses, les postes qualifiés eux sont durs à pourvoir. Romain Mazelier, de Orange, admet ainsi ne pas avoir trouvé sur le Salon tous les profils de développeurs avec 4 ou 5 années d'expériences qu'il recherche.
Une pénurie de candidat ? Voila qui contraste avec la santé générale de l'emploi en France.
« Le secteur informatique ne semble pas connaître la crise », confirme Guillaume Faux, l'organisateur du salon. « Avec 80 entreprises, la manifestation fait le plein de recruteurs et revient au au niveau d'avant crise » (NDR le record était alors de 90 stands).
Mieux, « les clients finaux sont de retour ». Un très bon signe, d'après Guillaume Faux, qui montre que les projets sont à nouveau pérennes puisque les entreprises reviennent embaucher en direct en complément des SSII (qui restent des acteurs majeurs du marché de l'emploi IT).
Parmi ces clients finaux, les banques (BNP PARIBAS, Groupe Crédit Agricole, Société Générale, etc.) confirment qu'elles sont les grandes stars de l'évènements avec des stands pris d'assaut par les candidats.

Les banques, stars du salon
Si la situation actuelle est donc bonne, certains (comme l'APEC) prédisent un avenir un peu moins porteur. D'autres, comme un porte-parole de CONIX, relativisent les craintes. Pour lui, la crise qui s'annonce sera surtout dure pour les SSII, pas pour les sociétés à fortes expertises ou très spécialisée.
« On aura toujours besoin de gens spécialisés dans la sécurité », souligne-t-il pour illustrer le fait qu'un ralentissement ne toucherait pas tous les profils. Parmi les plus demandés, quatre grand domaines seraient protégés : les experts en technologies Microsoft (.NET, Sharepoint), en Java et J2EE, en sécurité et en développement mobile.
Même analyse chez Guillaume Faux, pour qui la crise n'a pas eu d'effet anxiogène sur les recruteurs « Nous avons les banques sur le salon, qui sont pourtant au cœur de cette actualité. Aucun exposant ne s’est dédié ; au contraire nous avons eu des demandes jusqu'au dernier moment », constate-t-il. « Nous restons prudents, mais nous ne sommes pas alarmistes ».

Côté salaires, le salon LesJeudis.com montre que la diversité des offres rend les estimations difficiles. Les rémunérations proposées vont en effet de 30 à 100 K€ par an. Voire plus pour certains postes qui demandent des « développeurs stars ».
Une chose est sûre, néanmoins. L'époque des enchères sans réels fondements est terminée. « Avant la crise de 2008, nombreux étaient les jeunes diplômés qui exigeaient 45.000 € à la sortie de l'école. Et les entreprises leur donnaient », se souvient Guillaume Faux. « Au bout de 18 mois, ils avaient changé sept fois d'employeurs, s'estimaient expérimentés et demandaient plus de 60 K€ ». Le salon de cette année témoignerait donc d'un retour à la normal. « La crise de 2008 a marqué la fin de la surenchère. On est à nouveau sur des rémunérations logiques en rapport avec les projets des entreprises et les revenus que peuvent générer ces projets ».

Beaucoup de femmes du côté des recruteurs, peu du côté des candidats
Seul (éternel ?) bémol, la parité n'est toujours pas au rendez-vous. Les femmes présentes sur le Salon l'étaient plus derrière les pupitres (RH et Services Communications des recruteurs) que dans les allées.
Un constat confirmé par Destie et Marion, deux étudiantes de l'ISC Paris qui terminent leur spécialisation en Systèmes d'Information. « Dans notre classe nous étions trois filles sur 15 élèves ». Soit 20 %. Un chiffre légèrement supérieur au 17% d'ingénieurs femmes dans l'IT mais inférieur au 35% de celles qui travaillent dans le secteur dans son ensemble.
Pour ces deux étudiantes, le milieu n'est pas pour autant machiste. « Les gens sont ouverts. C'est même des fois plutôt un avantage d'être une fille », constatent-elles. Il n'en reste pas moins que leurs camarades semblent plus attirées « par des carrières dans le marketing ou dans l'univers du luxe ». Une analyse qui pourrait être caricaturale, mais qui semble se vérifier dans les faits.
Pourtant, dans l'IT, « les rémunérations sont plus fortes et les possibilité d'évolution meilleures ». Et les stages très faciles à trouver. Destie et Marion en ont toutes les deux décroché un « super rapidement », avec des indemnités allant de 1000 à 1250 € par mois.
Bref, si l'avenir pose quelques questions, recruteurs, organisateurs, candidats et étudiants semblent avoir retrouvé le moral. Sans tomber, pour autant, dans un excès de confiance.
Pour les candidats n'ayant pas pu se rendre au Salon LesJeudis.com, rappelons que CareerBuilder (la société qui organise l'évènement) proposera une semaine pour l'emploi du 3 au 7 octobre prochain sous forme de Webinars. Au menu : chats vidéo et avis d'experts.
Et denouvelles offres de postes.
Inscription à la prochaine semaine pour l'emploi de CareerBuilder
Source : Reportage Développez.com, 22 septembre 2011
Et vous ?
Que pensez-vous de cette reprise de l'emploi IT : durable ou précaire ?
Pensez-vous que les développeurs .NET, Java, Mobile et spécialistes de la sécurité sont mieux armé(e)s que les autres pour l'avenir ?
Les SSII vont-elle pâtir, d'après vous, de la prochaine crise qui s'annonce ? Et l'emploi IT dans les banques ?
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