Developpez.com

Club des développeurs et IT pro
Plus de 4 millions de visiteurs uniques par mois

Google présente ses excuses pour Buzz
Et change ses paramètres de confidentialité deux fois en moins de trois jours

Le , par Gordon Fowler, Expert éminent sénior
La CNIL prononce une amende de 100 000 euros à l'encontre de Google, dans l'affaire des Google Cars et des données Wi-Fi collectées
Mise à jour du 21.03.2011 par Katleen


La note est salée. La CNIL vint de rendre sa décision dans l'affaire concernant les données sniffées par les Google Cars lors de leurs missions de prises de vues pour Street View. Les véhicules arpentent en effet les routes du monde entier depuis 2007, mais, «Des contrôles effectués fin 2009 et début 2010 ont permis à la CNIL de constater que les véhicules déployés sur le territoire français captaient et enregistraient non seulement des photographies, mais aussi des données transitant par les réseaux sans fil Wi-Fi de particuliers, et ce à l'insu des personnes concernées».

Une nouvelle qui avait fait scandale à l'époque de sa révélation, et dont Google a très vite reconnu la véracité. La firme avait ensuite rapidement annoncé qu'elle supprimerait les informations ainsi collectées "par erreur", et qu'elle s'assurerait que ses voitures n'en récolteraient pas de nouvelles.

Mais «elle n'a pas renoncé à utiliser les données identifiant les points d'accès Wi-Fi de particuliers à leur insu», constatait la CNIL il y a quelques jours. Du fait de ces "manquements constatés", la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés a condamné Google à s'acquitter d'une amende de 100.000 euros.

Une sacrée somme. Peter Fleischer, directeur Protection des données personnelles chez Google, a réagit face à cette décision : «Comme nous l’avons déjà dit, nous sommes profondément désolés d’avoir collecté par erreur des données circulant sur des réseaux WiFi non sécurisés. Dès que nous avons compris ce qui se passait, nous avons arrêté nos voitures Street View et en avons immédiatement informé les autorités françaises. Notre objectif a toujours été de détruire ces données et nous sommes contents que la CNIL nous en ait donné l’autorisation.»

Source : La CNIL

Pensez-vous que Google va payer cette amende ?

Trouvez-vous cette amende de 100.000 euros justifiée ?

Mise à jour du 21.11.2010 par Katleen
Google supprimera toutes les données qu'il a collecté sur les Wi-Fi anglais, les investigations sur l'affaire des Google Cars continuent dans les autres pays

En Angleterre, il semble bien que Windows ne sera pas poursuivi pour la collecte de données personnelles via le Wi-Fi lors de la circulation de ses Google Cars. Une affaire qui fait grand bruit dans le monde entier.

Mais, dans le royaume de Sa Majesté, un porte-parole de la Justice a déclaré qu'il n'y avait aucune preuve indiquant que les données en cause "soient tombées dans de mauvaises mains".

De ce fait, l'enquête est stoppée et Google ne sera pas sanctionné par une amende, puisque "rien ne prouve que les informations collectées par la firme aient porté préjudice" à qui que ce soit.

Dans d'autres pays en revanche, Google est accusé de "violation des lois sur la vie privée". C'est le cas au Canada par exemple.

Au Royaume-Uni, l'investigation semble avoir été plus sommaire : "Nous avons passé moins de temps que les autres à enquêter. Avec des jours supplémentaires, nous aurions découvert plus de choses", a déclaré le porte-parole.

Mais si il avait été annoncé que Google n'avait pas causé de faille sérieuse, cette position a été revue suite à la publication des conclusions de la commission Canadienne sur le même sujet.

"Ce n'est pas de l'intérêt des autorités de reproduire les mêmes enquêtes approfondies. Nous avons basé notre décisions sur les trouvailles d'autres autorités de protection des données."

Il faut dire que l'autorité de Sa Majesté ne peut poser des questions qu'a des entreprises ayant accepté l'investigation. Cela limite les choix. Et les preuves.

Quoi qu'il en soit, suite à tout cela, Google a décidé d'entraîner son personnel à mieux respecter la vie privée. La firme s'est également engagée a effacer "le plus vite possible" les données qu'elles a collectée sur les internautes anglais.

Mais les autres organisations mondiales continuent d'enquêter sur le sujet, d'éventuels sanctions largement plus sévères pourront être infligées à Google.

A suivre.

Source : Interview de Mr Smith sur la BBC

Pensez-vous que Google devrait être plus sévèrement puni ?

Google arrête la collecte Wi-Fi par ses Google Cars
Et utilisera les téléphones de ses utilisateurs sous Android pour repérer les bornes

Mise à jour du 21/10/2010 par Idelways

D'après un rapport publié par le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, Google "ne prévoit pas de reprendre" la collection de données Wi-Fi qu'il avait suspendu plus tôt cette année.

La collecte des données Wi-Fi dans le cadre du service très controversé « Google Street View » a déjà soulevé de nombreuses plaintes et inquiétudes dans plusieurs pays (pour plus d'informations, lire ci-avant) l'accusant de voler des informations confidentielles des réseaux non sécurisés, dont des mots de passes.

Google pourrait donc, à la place de ses Google Cars, utiliser les appareils mobiles de ses utilisateurs sous Android pour recueillir les renseignements sur les emplacements et la nature des bornes Wi-Fi.

Cette décision fait suite à l'aveu de Google : ses voitures ont bien collectés des données privées (mails, etc.) en tentant de repérer les spots de connexion wifi. Un fait pourtant longtemps nié par Moutain View.

Google tente de dresser une carte de ces points wifi pour améliorer la géolocalisation. Bien qu'il ne l'ait pas confirmé, les wifi pourront également servir à envoyer de la publicité ciblée.

L'entreprise préfère cette solution de maillage au GPS. Ce dernier peut être lent, voire bloqué en présence d'obstacles comme de hauts buildings. De plus, toujours selon Google, le GPS serait gourmand en énergie et n'est disponible que sur une partie des appareils mobiles.

Mais un procès pourrait succéder à un autre.

La société Skyhook accuse en effet Google de lui avoir dérober la technologie qui permet de repérer les wifi pour dresser une carte du réseau.

Source : Site du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada

Et vous ?

Que pensez-vous de cette alternative ? Et de Street View d'une manière générale ?

En collaboration avec Gordon Fowler

Mise à jour du 21.06.2010 par Katleen
Les voitures de Google Street View ont aussi volé des mots de passe, d'après une enquête de la CNIL


Suite aux tracas rencontrés lorsque le monde a appris que ses voitures qui sillonnaient nos rues (pour la réalisation d'images panoramiques) ont collecté "malgré elles" des données privées, Google a été contraint à plusieurs choses, et notamment à faire parvenir aux organisations compétentes les informations ainsi recueillies.

Notre CNIL nationale fut la première servie et eu donc la primeur de l'examen de ces données. Depuis le 4 Juin, elle scrutait deux disques durs et avait également accès à d'autres données via une connexion sécurisée aux serveurs de Google.

Et les résultats de cette inspection sont un sacré retour de bâton pour la firme de Mountain View.

En effet, la Commission Nationale sur l'Informatique et les Libertés a épluché les données Wi-Fi qui avaient été interceptées et stockées par les Google Street View Cars et y a trouvé des e-mails et, pire, des mots de passe !

Google avait déclaré n'avoir enregistré que des "fragments" de données personnelles, puisque ses équipements Wi-Fi changeaient automatiquement de réseau cinq fois par seconde. Cependant, avec un débit pouvant atteindre les 54Mbps, ces paquets pouvaient logiquement contenir plus que des morceaux de données privées.

Cette hypothèse vient d'être confirmée par la CNIL, qui déclare que des mots de passe permettant d'accéder à des comptes de messagerie électronique, ainsi que des extraits de courriels, ont été capturés par Google.

La Commission a d'autant plus Google à l'oeil que l'entreprise n'a pas encore rempli les procédures administratives relatives à son utilisation (et possession) des données personnelles des utilisateurs dans le cadre de son service Latitude (pour la France).

A savoir que deux autres organisations nationales de protection des données ont demandé à examiner les données enregistrées par Google : celle d'Espagne et son homologue Allemande. Il sera intéressant de voir quelles conclusions elles tireront de cet examen.

Source : Le rapport de la CNIL

"Il est encore trop tôt pour dire ce qu'il adviendra suite à cette enquête", a déclaré la CNIL. Et vous, qu'en pensez-vous ?

La CNIL reconnaît que “Google a bien enregistré des mots de passe d’accès à des boites mail, à l’insu des personnes et enregistré des extraits de contenus de messages électroniques”. Pensez-vous que cette collecte soit "accidentelle", comme l'affirme Google ?

Mise à jour du 17/05/10

Google va encrypter les requêtes vers son moteur de recherche
Pour répondre aux critiques qui se multiplient contre ses services

Après Gmail, sa messagerie on-line, c'est au tour du moteur de recherche de Google de proposer une fonctionnalité d'encryptage.

L'annonce a été faite sur le blog officiel de la société pour répondre aux critiques de plus en plus nombreuses sur le manque de prise en compte des problématiques de confidentialité.

La dernière en date concerne le recensement des hotspots par les « Google Cars », ces voitures chargées de photographier les rues pour les matérialiser dans Street View.

L'initiative a provoqué de nombreux remous après que la société a admis qu'elle avait également collecté - sans le vouloir - des données privés sur les possesseurs de wifis non-protégés.

C'est dans le billet sur ce nouveau dérapage que Google vient de déclarer dans l'urgence que l'encryptage des requêtes qui transitent via son moteur de recherche commencerait dès ce mardi.

On n'en sait pas beaucoup plus en revanche sur les modalités d'application cette décision.

Néanmoins, il semblerait que l'utilisation d'un protocole sécurisé (de type https) déjà choisi pour sécuriser Gmail soit également la solution appliquée au moteur de recherche.

L'histoire ne dit pas encore si les données seront également anonymisées (ou si elle continueront à être simplement « obfusquées » - lire ci-avant) ou si Google continuera à les stocker - pour notre plus grand bien-être, bien sûr, sans laisser le choix à l'utilisateur.

Réponse mardi donc.

Source : Billet de Marissa Mayer, vice présidente des produits recherches et de l'expérience utilisateur de Google

Lire aussi :

Bing gardera les données sur ses utilisateurs pendant 6 mois au lieu de 18 : un exemple à suivre pour Google ?

Et vous ?

L'encryptage est-il une amélioration possible dans la prise en compte des problématiques de confidentialité par Google ou cela ne changera-t-il rien ?

MAJ de Gordon Fowler

Mise à jour du 11.05.2010 par Katleen
Google s'exprime sur ses règles de confidentialité, dans une lettre ouverte en réponse aux recommandations européennes


Google vient enfin de répondre à la lettre salée qu'il avait reçue de la part de la CNIL et de neuf autres organisations européennes (voir news précédente ci-dessous), dans un courrier ouvert rendu public ce jour.

La firme de Mountain View y expose sa vision de la collecte de données personnelles et rappelle ses règles de confidentialité maison.

Google met en avant le fait que ses utilisateurs sont informés des données qu'il récolte et conserve, avant de déclarer utiliser ces informations pour «fournir des produits et services utiles à nos utilisateurs, développer des produits qui reflètent des standards exigeants et des pratiques de respect de la vie privée, rendre la collecte de données personnelles transparente, donner aux utilisateurs des choix significatifs pour protéger leurs vies privées, mais aussi organiser ces informations de manière responsable».

Quid du droit à l'oubli ?

Source : La lettre de Google

Pensez-vous que les organisations européennes se satisferont de cette réponse ?

Que pensez-vous des positions de Google ?

Mise à jour du 03.05.2010 par Katleen
Google "n'anonymise" plus les données mais les "obfusque", la firme joue sur les mots sans respecter les recommandations européennes


Sous couvert de devoir conserver les données utilisateur pour "fournir des services et les améliorer", Google n'agit pas en faveur de l'anonymisation des données personnelles.

Alors que le firme de Mountain View affirmait pourtant aller dans ce sens, les faits disent l'inverse.

En effet, la firme supprime au bout de 9 mois les 8 derniers bits des adresses IP des internautes (et ce, seulement pour les services où l'authentification n'est pas obligatoire). Cependant, comme les cookies restent, eux, intacts pendant 18 mois, il est très aisé de reconstituer les bits manquants grâce à cela.

Google est largement pointé du doigt sur cela, d'autant plus que l'entreprise déclarait anonymiser des données. Son discours a donc été revu, et c'est désormais le terme "obfuscation" qui est utilisé.

Google joue donc la carte de la transparence, une nouvelle stratégie qui semble lui plaire. Mais, au delà de cesser de jouer avec les mots suite à plusieurs rappels à l'ordre, qu'en est-il réellement ?

Les recommandations européennes ne sont toujours pas respectées. "Durcir la législation se traduirait par une détérioration des services rendus aux internautes", estime la firme.

Et, sur sa FAQ à propos de la confidentialité, Google déclare toujours rendre les IP anonymes.

D'autres moteurs de recherche ont par contre fait des efforts : Yahoo a été le premier à faire des concessions en ne conservant plus les données nominatives que pour 3 mois (au lieu de 13).

Microsoft lui a emboité le pas en rendant anonymes les recherches effectuées avec Bing après six mois. Mais, les cookies sont toujours conservés durant 18 mois.

Source : Privacy International

Mise à jour du 22.04.2010 par Katleen
Google Buzz essuie les critiques de 10 pays, qui ont co-signé une lettre officielle

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a suivi de très près le lancement de Google Buzz. Et, très vite, des mécontentements sont arrivés.

C'est pourquoi, à peine deux mois après l'arrivée de ce nouveau service communautaire, la CNIL à envoyé un courrier plutôt salé à Eric Schmidt, CEO de Google.

Mais la missive se veut encore plus générale, elle s'adresse à "toutes les entreprises en ligne" et leur demande de respecter "le droit à la vie privée des citoyens du monde".

Co-signé par dix autorités de protection des données personnelles et de la vie privée de divers pays (Canada, Irlande, Allemagne, Israël, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Italie, Espagne et Royaume-Uni), ce message accuse avec puissance Google de ne pas assez s'intéresser à la confidentialité des informations personnelles de ses utilisateurs.

Rappelons qu'aux Etats-Unis, une enquête fédérale est en cours pour les mêmes motifs (voir news précédente).

La CNIL semble regretter que l'un des plus gros sites du web mondial (le « chef de file du monde virtuel» ) ne donne pas l'exemple. Lui est reproché également de rendre opérationnel un service qui n'est qu'en version bêta (dont le développement n'est donc pas terminé) : « Il est inacceptable de lancer un produit qui rende publics des renseignements personnels sans l’accord des intéressés, avec l’intention de régler par la suite les problèmes susceptibles de se poser. ».

La lettre de la CNIL se veut être là pour aider Google à ouvrir les yeux sur les erreurs, et les corriger grâce aux conseils contenus dans le message.

Enfin, le géant de Mountain View est invité à répondre à cette question : « comment il se conformera à l’avenir aux lois nationales en matière de protection de la vie privée » ?

Source : La lettre de la CNIL (texte intégral)

Mise à jour du 06.04.2010 par Katleen
Google remodèle les paramètres de confidentialité de Buzz, suite aux plaintes essuyées

Suite au mécontentement de certains de ses utilisateurs, allant jusqu'à une plainte aux Etats-Unis, Google Buzz va se doter d'une nouvelle page de réglage.

Depuis hier, les usagers du service verront apparaître un écran de validation de leurs réglages utilisateurs, et ils devront confirmer ou modifier les paramètres concernant les informations personnelles qu'ils partagent via Buzz.

Un peu comme les paramètres de confidentialité de Facebook, ce panneau de contrôle permettra de définir qui peut suivre le compte, la diffusion des données, les liens avec Picasa ou Twitter, etc.

Rappelons que le Congrès américain a saisi il y a quelques semaines la FTC, Federal Trade Commission, pour qu'elle enquête sur Buzz et sur sa présumée violation de la vie privée des internautes.

Mise à jour du 18/03/10
NB : Les commentaires sur cette mise à jour commencent ici dans le topic

Google aurait eu une attitude irresponsable lors du lancement de Buzz
Qui révèlerait son mépris de la vie privée, selon une officielle américaine de la FTC

Google n'en finit pas de s'attirer les critiques depuis l'affaire Buzz.

L'Electronic Privacy Information Center (EPIC) avait ouvert les hostilités en déposant une plainte pour violation de la vie privée devant la Federal Trade Commission.

C'est justement une des membres de cette FTC qui fait aujourd'hui l'actualité.

Pour Pamela Jones Harbour, le lancement de Google Buzz n'est pas un simple raté. Il relève d'"une conduite irresponsable".

Et cette conduite elle même ne serait pas une erreur mais le fruit de la culture d'entreprise de Moutain View : "Google demande constamment au public de « lui faire simplement confiance » (just trust us). Mais d'après mes observations, je ne crois pas que la vie privée des consommateurs ait joué un rôle significatif dans le lancement de Buzz", a ainsi déclaré la commissaire lors d'une réunion privée largement reprise dans la presse spécialisée américaine (des propos non démentis par l'intéressée).

Autrement dit, pour Pamela Jones Harbour, Google ferait simplement semblant de se préoccuper de la vie privée.

Un discours qui n'annonce rien de bon pour Moutain View, qui doit déjà commencer à provisionner pour payer des dommages et intérêts qui s'annoncent conséquents.

A moins que Pamela Jones Harbour ne soit isolée à la FTC.

Ce que nous ne tarderons pas à savoir.

Lire aussi :

Notre débat : L'empire Google est-il « Evil » ? le géant se développe-t-il trop ?
"Seuls ceux qui ont des choses à cacher posent la question de la confidentialité des services de Google", déclare son PDG

MAJ de Gordon Fowler

Mise à jour du 18/02/10

Google colmate la faille de Buzz
Et rend plus facile la désactivation du service

Une chose que l'on ne peut pas reprocher à Google, c'est de prendre la sécurité à la légère.

Après que le PDG de SecTheory a révélé l'existence, dans Google Buzz pour mobiles, d'une faille exploitable par une attaque de type XSS (lire ci-avant), Moutain View a mis les bouchées doubles pour la colmater. Ce qui vient d'être fait en moins de 24 heures.

La faille du nouveau réseau social n'aura donc pas eu de conséquences. En tout cas en terme de sécurité.

Face aux très nombreuses critiques qui l'accusent de forcer les utilisateurs à utiliser le service (quitte à le leur cacher - cf. les posts de ce thread), Google a également introduit une nouvelle procédure pour supprimer Buzz.

Il suffit à présent de se rendre dans les paramètres de G-mail. Un onglet "Google Buzz" y a fait son apparition.



Ne vous reste plus qu'à choisir entre la désactivation dans G-mail ou la désactivation totale du service.

Google semble enfin retrouver son bon sens. Pas sûr, en revanche, que son image sorte totalement indemne de cette histoire.

MAJ de Gordon Fowler

17/02/10

Google Buzz n'est pas assez sécurisé
Et se retrouve également en justice pour non respect de la vie privée

Une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, c'est bien connu.

La première était prévisible.

Après les cafouillages et les "ratés" du lancement de Google Buzz (qui, en résumé, imposait l'activation du service et le partage par défaut de toutes les informations publiques de l'utilisateur sans possibilité de les filtrer), une action en justice paraissait évidente.

C'est le Electronic Privacy Information Center (EPIC) qui vient d'ouvrir les hostilités. Une plainte pour violation de la vie privée a été déposée devant la Federal Trade Commission.

Une démarche très mal vécue chez Google qui s'estime victime d'une campagne de publicité injuste.

"Buzz a été lancé il y a à peine une semaine. [...] Nous continuons à l'améliorer en mettant la transparence et le contrôle par les utilisateurs au sommet de nos préoccupations. Nous sommes également ouverts à un dialogue avec l'EPIC et nous aurions apprécié qu'elle nous fasse part en direct de ses préoccupations. Notre porte est toujours ouverte [...]", déclare un porte-parole au Los Angeles Times.

Une défense un peu légère qui oublie que les véritables victimes sont celles qui ont subi des dommages de la part de Google Buzz (lire ci-avant). Et des arguments qui sonnent un peu creuse après les déclarations polémique d'Eric Schmidt, le PDG de Google, sur la vie privée qui ne serait finallement pas si importante que cela.

Encore plus préoccupant, le réseau social de Google ne serait pas bien conçu en terme de sécurité. C'est ce qu'affirme Robert Hansen, le PDG de SecTheory.

La version pour mobile de Buzz serait vulnérable aux attaques de type cross-scripting.

Conséquence : "tout ce que Buzz vous permet de faire, [un hacker mal intentionné] peut vous le faire faire" (commentaires non-voulu, envoie de message, etc). Une aubaine pour faire du phishing, conclue Hansen.

La vulnérabilité ne serait pas exploitée mais Google l'a déjà prise très au sérieux. Moutain View promet qu'elle sera corrigée dans les heures qui viennent.

Ce qui n'empêche pas Robert Hansen de critiquer Google de front - ce que font de plus en plus d'utilisateurs et d'analystes : "Comment donc Google peut-il penser que ses systèmes sont suffisamment sécurisés pour que nous lui confions nos informations sensibles ? [...] Dissidents chinois, faîtes attention !".

Et de rappeler les propos d'Eric Schmidt.

Google serait-il devenu le Diable que le monde IT veut exhorciser ?

Source : La plainte de l'EPIC auprès du FTC (pdf), la réponse de Google dans le LA Times, le billet du PDG de SecTheory

Et vous ?

Pensez-vous que Google Buzz marque un tournant - négatif - pour Google ? Ou pensez-vous que Moutain View est victime d'une cabale médiatique ?
Êtes-vous d'accord avec Robert Hansen lorsqu'il écrit que "les systèmes de Google ne sont pas suffisamment sécurisés pour que nous lui confions nos informations sensibles" ?

MAJ de Gordon Fowler

15/02/10
NB : Les commentaires sur cette mise à jour commencent ici dans le topic

Google présente ses excuses pour Buzz
Et change ses paramètres de confidentialité deux fois en trois jours

A peine sorti, Buzz fait déjà parler de lui. En mal.

La faute à des paramètres de confidentialité pour le moins « ouverts ».

Une fois activé (par un simple clic), Buzz inclut par défaut tous les contacts, et tous les services (Picassa, Reader, etc.) , d'un compte Google. Professionnels, famille, amis s'y côtoient et se mélangent sans être triés.

Pire, une contribution sur Buzz (message, commentaire, etc.) est visible par tous... [Lire la suite]

Et vous ?

Dès qu'il s'agit de Google, des problèmes mineurs deviennent-ils des « affaires d'Etat » ?

D'après vous, Google est-il à la pointe technologiquement mais socialement inadapté ?

MAJ de Gordon Fowler

Mise à jour du 12/02/10 (Djug)
Google rachète le moteur de recherche social Aardvark
afin de booster son nouveau service Buzz

Quelques jours après le lancement de Buzz, Google annonce l'acquisition d'Aardvark le moteur de recherche social.



Fondé par d’anciens employés de Google en 2007, Aardvark permet de connecter ces 90 000 utilisateurs entre eux plutôt que de les diriger vers des sites web.

Lorsqu’un utilisateur d'Aardvark pose une question, le service cherche le connecter à un autre utilisateur pour répondre à la question dans un délai qui ne dépasse pas les 5 minutes.

Google n’a pas encore dévoilé le montant de cette transaction, mais plusieurs sources l’estime à 50 millions de dollars.

Qu'en pensez-vous?

Google lance Buzz
Un réseau social intégré à Gmail pour concurrencer Facebook et Twitter

Google Buzz est le nouveau service de Moutain View.

Intégré à Gmail, il utilise les contacts pour créer un réseau social « made in Google ».

Comme d'habitude, la présentation et les commentaires sur ce type de nouveau service sont tellement vagues et bourrés de jargon théorisant que l'on en oublie l'essentiel : comment ça marche ? A quoi ça sert ?

Google l'a bien compris :

[ame="http://www.youtube.com/watch?v=yi50KlsCBio"]YouTube- Intro to Google Buzz[/ame]

Microsoft a déjà réagit à cette annonce. « Les gens ne veulent pas d'un nouveau réseau social », explique Redmond.

De son coté, Yahoo souligne qu'il a déjà lancé un service similaire depuis deux ans... avec le même nom : Yahoo Buzz. Mais ont-il autre chose en commun que le nom ?

Le créateur de Gmail, Paul Buchheit, est également le fondateur de FriendFeed, un service d'agrégation de réseaux sociaux et de contenus multimédias (FriendFeed - Wikipédia sur ce service trop peu connu en Europe).

Il est, lui, absolument emballé. Il s'exprime déjà sur son Google Buzz : « Cela me semble vaguement familier... » (sous-entendu, il se sent à l'aise avec l'outil). Pour lui, Gmail vient d'intégrer un dérivé de son FriendFeed. Et ce serait une excellente nouvelle pour le wbemail.

Bien que Microsoft raille le service en critiquant Gmail au passage (« ce que les gens recherchent, c'est la convergence des services. Nous l'avons fait. Les utilisateurs de Hotmail profitent des liens de Flickr, Facebook, Twitter et de 75 autres partenaires »), Serge Brin, le co-fondateur de Google, perçoit bien pour sa part Buzz comme un pas vers la convergence :

« Je pense qu'il est dérangeant aujourd'hui de devoir choisir [entre les messageries instantanées, les mails et les réseaux sociaux pour communiquer]. J'aimerais que l'on aille vers une situation où les gens n'auraient plus ce genre de choix à faire ».

Reste à savoir si c'est le mail qui deviendra social ou les réseaux sociaux qui digèreront les mails.

Source : Le site de Google Buzz, celui de Yahoo Buzz, le Google Buzz de Paul Buchheit, et l'interview de Serge Brin :

[ame="http://www.youtube.com/watch?v=d_W6Qbob2mg"]YouTube- Sergey Brin Talks About Google Buzz[/ame]

Lire aussi :

Facebook développerait son propre service mail, compatible POP et IMAP
Microsoft s'associe avec Facebook, Google avec Twitter : la guerre de la recherche en temps-réel s'intensifie
Google lance Social Search pour rechercher dans les réseaux sociaux auxquels l'internaute est abonné

La rubrique Développement Web (actu, forums, tutos) de Développez.com

Et vous ?

Pensez-vous que c'est le mail qui deviendra social ou que ce sont les réseaux sociaux qui digèreront les mails ?

Que pensez-vous de la déclaration de Microsoft qui sous-entend que Hotmail est meilleur que Gmail parce que ses utilisateurs « profitent des liens de Flickr, Facebook, Twitter et de 75 autres partenaires » ?

Trouvez-vous que Yahoo Buzz ressemble à Google Buzz ?


Vous avez aimé cette actualité ? Alors partagez-la avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :


 Poster une réponse

Avatar de grafikm_fr grafikm_fr - Expert confirmé http://www.developpez.com
le 22/03/2011 à 16:37
Citation Envoyé par Elepole  Voir le message
C'est la que je bloque, pour moi voir mon mdp wifi snifer par n'importe qui c'est déjà un préjudice, qu'il fasse du profit ou non avec.

Oui mais en droit c'est pas comme ça qu'on définit un préjudice
Avatar de Uther Uther - Expert éminent http://www.developpez.com
le 22/03/2011 à 17:18
Citation Envoyé par Elepole  Voir le message
C'est la que je bloque, pour moi voir mon mdp wifi snifer par n'importe qui c'est déjà un préjudice, qu'il fasse du profit ou non avec.

Google ne sniffait pas le mot de passe wifi, mais les données qui transitaient sur les connexions non cryptées.
Ca ne les excuse pas pour autant, mais en surfant sur un réseau non crypté, il faut bien être conscient que n'importe qui peut sniffer tes communications sans la moindre difficulté, Google ou non.
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre éprouvé http://www.developpez.com
le 22/03/2011 à 18:35
Je pige pas en quoi c'est illégal de se connecter à un réseau non crypté, et de sniffer le traffic.

si il est pas protégé ya pas violation ou piratage.
Avatar de grafikm_fr grafikm_fr - Expert confirmé http://www.developpez.com
le 22/03/2011 à 18:39
Citation Envoyé par cuicui78  Voir le message
Je pige pas en quoi c'est illégal de se connecter à un réseau non crypté, et de sniffer le traffic.

si il est pas protégé ya pas violation ou piratage.

Trop gros le troll, passera pas.
Avatar de Uther Uther - Expert éminent http://www.developpez.com
le 22/03/2011 à 18:40
A partir du moment ou tu enregistre des données personnelles, quelque soit la méthode, il y a des règles strictes a respecter.

Il faut notamment le déclarer et permettre aux personne d'accéder a ces infos, les corriger, ...
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre éprouvé http://www.developpez.com
le 22/03/2011 à 18:42
C'est la ou je pige pas.Qu'est ce qui définie des donnée personnelle du fait que l'acces au réseau est public ?
Avatar de Uther Uther - Expert éminent http://www.developpez.com
le 22/03/2011 à 18:47
Il ne faut pas confondre les problématique de public/privé avec celle de personnel/anonyme.

Ton nom, prénom, age, numéro de sécurité sociale, ... sont des données personnelles car elles te caractérisent. Le fait que tu les utilises publiquement ne les rend pas moins personnelles.

Google n'a pas piraté les réseaux wifi, mais il n'avait pas le droit d'en enregistrer les information personnelles sans le déclarer. S'il s'était contenté d’enregistrer des information anonymes, la CNIL n'aurait rien eu a dire.
Avatar de andry.aime andry.aime - Rédacteur/Modérateur http://www.developpez.com
le 23/03/2011 à 6:18
Citation Envoyé par cuicui78  Voir le message
Je pige pas en quoi c'est illégal de se connecter à un réseau non crypté, et de sniffer le traffic.

si il est pas protégé ya pas violation ou piratage.

C'est comme si j'ai laissé ma porte ouverte en quittant ma maison, tu n'as pas le droit d'y entrer; mais en voyant la porte ouverte, tu es tenté d'entrer et une fois à l'intérieur, tu sera aussi tenté de voir ce qu'il y a .
Avatar de pmithrandir pmithrandir - Membre expert http://www.developpez.com
le 23/03/2011 à 11:50
Exactement ce qui est dit au dessus.

Si tu laisse ta porte ouverte et que tu retrouve quelqu'un chez toi, cette personne sera en tort. Elle sera entré sans autorisation sur ton serveur.

De la même façon, se connecter sur un serveur, même non sécurisé, sans en avoir l'autorisation est considéré comme du piratage.

Rien n'oblige quelqu'un a mettre en place des sécurités pour lui donner le droit de se pourvoir en justice si quelqu'un se connecte chez lui...

Ce qui veut entre autre dire que si on se connecte impunément aux réseaux non sécurisé, cela n'est pas toujours autorisé par la loi. Normalement, avant cela on doit avoir le consentement explicite du propriétaire de l'accès wifi.
Avatar de Uther Uther - Expert éminent http://www.developpez.com
le 23/03/2011 à 12:22
Ce qui veut entre autre dire que si on se connecte impunément aux réseaux non sécurisé, cela n'est pas toujours autorisé par la loi. Normalement, avant cela on doit avoir le consentement explicite du propriétaire de l'accès wifi.

Se connecter sur un réseau sans autorisation et certes répréhensible, mais ce n'est pas ça que la CNIL à sanctionné : ce n'est pas de son ressort.

Ce que la CNIL a sanctionné, c'est l'enregistrement illégal de données personnelles.
Avatar de erroneus erroneus - Membre régulier http://www.developpez.com
le 23/03/2011 à 19:38
Pour que ce genre d'amende est un impact sur un boîte comme Google, il faudrait que les 150k€ max. ne soit pas forfaitaire, mais par donnée perso collectée illégalement ou par personne concernée.

Dans le même temps, si M. Untel télécharge illégalement, il encourt une amende par fichier.

Comme quoi, qu'on viole la loi, il vaut mieux être gros et riche que petit et pauvre ...
Offres d'emploi IT
Assistant responsable securite et système d'information
Casden - Banque Populaire - Ile de France - Seine-et-Marne
Ingénieur .NET
People Centric - Ile de France - Paris (75000)
Développeur react et startuper dans l'âme !
Bluecoders.io - Ile de France - Paris (75002)

Voir plus d'offres Voir la carte des offres IT
Contacter le responsable de la rubrique Accueil