L'informatique dans les programmes de l'Education Nationale : un professeur propose une méthode un peu folle

Le , par Katleen Erna, Expert éminent sénior
L'Education Nationale propose une spécialité Informatique en Terminale S, qui devrait arriver à la rentrée 2012
Mise à jour du 13.04.2011 par Katleen


Beaucoup critiquent, ici et ailleurs, le peu de place laissé à l'informatique dans les programmes scolaires de l'hexagone. L'Education Nationale a décidé de réagir dans ce domaine, et elle propose actuellement son projet d'enseignement de la spécialité Informatique et Sciences du Numérique (ISN) pour les classes de Terminale de la série scientifique S.

L'ISN, qui est actuellement soumis à une consultation publique (et ce, jusqu'au 22 avril) devrait voir le jour à la rentrée 2012, sous la forme d'un enseignement de spécialité de deux heures par semaine.

En clair, les jeunes intégrant les rangs d'une Terminale S à cette date auront le choix entre quatre spécialités : SVT, Physique, Mathématiques ou ISN (Informatique et Sciences du Numérique).

Pour cette dernière, aucun programme n'a encore été arrêté. Le projet qui est actuellement débattu et soumis à consultation (y compris locale, par l'inspection régionale) annonce un objectif qui "n’est pas de former des experts en informatique, mais plutôt de fournir aux élèves quelques notions fondamentales et de les sensibiliser aux problèmes sociétaux induits (respect de la vie privée, propriété des œuvres numériques)".

L'approche pratique y est encouragée, avec la mise en place de "projets réalisés par l’élève, sous la conduite du professeur" qui "sont un apprentissage fondamental,tant pour la compréhension de l’informatique et des sciences du numérique que pour l’acquisition de compétences essentielles pour l’enseignement supérieur".

Le programme proposé est "construit autour de quatre notions fondamentales : représentation de l’information, algorithme, langage et architecture".

Pour la partie consacrée à l'apprentissage d'un langage de programmation, celui-ci est "choisi par l’enseignant selon les critères suivants : simplicité d’utilisation, usage répandu (existence d’outils et d’une communauté d’utilisateurs), facilité d’installation, liberté du téléchargement et de la redistribution, existence de librairies facilitant le développement, etc.".

Une révolution dans le paysage scolaire français, selon certains.

Source : Le projet de programme pour l'ISN mis en consultation nationale par le Ministère de l'Education Nationale (PDF)

Que pensez-vous de ce projet ? Qu'est-ce qui vous plaît dans ce programme ; qu'aimeriez-vous y changer ?

Pour la section "langage", quel langage de programmation pensez-vous que les enseignants devraient choisir d'apprendre à leur élèves ?

Pensez-vous que cette spécialité doive rester réservée à la section S des classes de Terminale ?

Enseignement : les classes manquent de matériel informatique et de professeurs compétents dans ces matières, d'après une étude anglaise
Mise à jour du 28.03.2010 par Katleen


Visiblement, il n'y a pas qu'en France que les conditions d'apprentissage de l'informatique ne satisfont pas les citoyens.

Une récente étude anglaise vient relancer le débat. Réalisée il y a quelques mois via la visite de 89 écoles primaires et de 89 collèges et lycées, elle indique que seul un quart des écoles primaires et que moins de la moitié des établissements du secondaire font une "bonne utilisation" des nouvelles technologies.

Il est également fait mention de "manque d'expertise" des enseignants qui génèrent des "expériences d'apprentissage limitées".

De plus, de nombreux établissements manquent d'équipement informatique nécessaire à tous les élèves. Ainsi, 28 établissements du secondaire n'avaient pas assez aux outils adéquats à leurs leçons. D'autres ne possédaient pas de ressources à jour.

Tout ceci motiverait certains étudiants à ne pas choisir l'option Design & Technology pour l'équivalent de notre Baccalauréat.

Pourtant, les jeunes de plus de en plus connectés et donc de plus en plus à l'aise avec les appareils récents et les technologies qui les accompagnent.

L'étude montre d'ailleurs que les enfants entrant à l'école primaire maîtrisent mieux les ordinateurs que ceux d'il y a trois ans. Et appelle à "de rapides améliorations", surtout dans les filières technologiques.

Et en France, où en somme nous ?

Source : L'étude de l'Ofsted

Pensez-vous que les manquements constatés au Royaume-Uni se retrouvent en France ?

Comment améliorer l'enseignement de l'informatique en France ? En Europe ?

Mise à jour du 28.11.2010 par Katleen
Luc Chatel officialise son « plan de développement des usages du numérique à l’école », aidera-t-il les jeunes à mieux appréhender l'informatique ?


Le grand chantier de l'Education semble prendre forme. Le rapport dont nous vous avons parlé en Février à l'air d'avoir porté ses fruits : Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale, en a incorporé une grande partie des recommandations dans son « plan de développement des usages du numérique à l’école ».

Ce projet de remaniement des institutions éducatives de notre pays officialise donc les mesures préconisées par Jean-Michel Fourgous, parmi lesquelles l'échange des tableaux traditionnels à craie (ou marqueur) contre leurs homologues numériques. Mais ces derniers ont un prix : 750 euros pour un modèle mobile, et jusqu'à 1500 euros pour un modèle fixe.

Le financement de ces renouvellements de matériel sera assuré par les collectivités locales. L'Etat, quant à lui, prendre en charge les programmes scolaires et la gestion du personnel enseignant.

Mais ce n'est pas tout. « Le ministère va ouvrir un portail qui présentera toutes les ressources disponibles », ajoute le ministre en parlant de cette plateforme qui fournira des logiciels pédagogiques libres et open-source ; mais aussi des solutions propriétaires pour lesquels les établissements se verront attribuer des "bons d'achat" de 500 à 2500 euros (en fonction de leur importance) dès début 2011.

Le gouvernement ne s'arrêtera pas en si bon chemin et donnera également un coup de pouces aux entreprises IT :
« J’ai obtenu auprès du commissaire général chargé de la gestion du grand emprunt, qu’un appel à projet dans la recherche et développement soit lancé début 2011 afin d’accélérer les capacités d’innovation des acteurs industriels de l’e-éducation ». De quoi en aider certaines à remonter la pente après la crise.

Enfin, le ministre va tout faire pour optimiser l'enseignement du numérique dans les collèges et les lycées. La matière sera obligatoire et des "référents numériques" (pourtant bien en chair et en os) seront présents dans chaque établissement pour « identifier les besoins en formation et y répondre directement ou avec l’appui des rectorats», et conseiller le directeur sur ces sujets.

Source : Luc Chatel au salon Educatec-Educatice

Le « plan de développement des usages du numérique à l’école », s'étendra sur trois ans, pensez-vous que la totalité de ses objectifs sera réalisée sur cette période ?

Le secteur de l'éducation manque déjà d'enseignants, comment alors financer la création des nouveaux postes de "référents numériques" ?

Mise à jour du 17.02.2010
L'Education Nationale souhaite donner une plus grande place à l'informatique avec 70 mesures

Il y a quelques mois, nous vous parlions des lacunes concernant l'enseignement de l'informatique et des disciplines associées dans le cursus scolaire français.

Un rapport sur la modernisation de l'école par le numérique, commandé par notre Premier ministre en août 2009, a été remis hier au ministre de l'Education nationale Luc Chatel.

C'est Jean-Michel Fourgous, député (UMP) des Yvelines et maire d'Elancourt, qui en a assuré la coordination. Long de 328 pages, le document propose 70 mesures pour "réussir l'école numérique en 2012 " et énonce 12 priorités telles qu'une meilleure formation des enseignants ainsi que de meilleurs équipements matériels pour les établissements et les élèves.

La réalisation de tous ces principes se monterait à un coût global dépassant le milliard d'euros.

Les 12 "priorités" sont :

- Connecter et équiper les écoles au numérique ;
- Former les enseignants et les cadres ;
- Créer de nouveaux supports interactifs et des manuels numériques ;
- Développer les espaces numériques de travail ;
- Généraliser les équipements pour l'apprentissage des langues et des
sciences expérimentales ;
- Préparer aux métiers de demain en développant la culture de
l'informatique et des outils numériques ;
- Développer la créativité, la confiance en soi et l'autonomie par les outils
numériques ;
- Eduquer au numérique pour responsabiliser les élèves et les adultes face
aux enjeux de la société numérique ;
- Prolonger le temps de l'école par le numérique et favoriser l'égalité des
chances et la réussite scolaire ;
- Renforcer l'autonomie des établissements scolaires pour développer les
services numériques et l'éco-citoyenneté ;
- Mieux piloter le développement du numérique à l'école ;
- Médiatiser les enjeux du numérique en valorisant le travail des
enseignants.

Cette liste a servi de base à l'établissement des 70 mesures du rapport.

Parmis elles, on retiendra le souhait de voir 100% des établissements scolaires équipés en haut débit et avec des tableaux numériques interactifs d'ici à 2012 ; de même la formation de 6000 "ambassadeurs du numérique" est voulue avant la fin de l'année 2010.

D'un point de vue économique, le texte demande à ce que le budget soit réparti à parts égales (50/50) entre l'équipement et la formations des enseignants et personnels de l'Education.

Un prêt à taux zéro est proposé pour permettre aux élèves de s'équiper, et le maniement du clavier serait appris dès le premier cycle, sur les bancs de l'école primaire.

Enfin, la mise a disposition de versions numériques des manuels scolaires est grandement appuyée, avec une TVA réduite à 5.5 %.

Source : Le texte du rapport

MAJ du 19.01.2010
L'informatique dans les programmes de l'Education Nationale : un professeur propose une méthode un peu folle

Le soucis du bon enseignement de l'informatique aux jeunes générations ne fait pas réfléchir que les seuls professeurs français. Ainsi, un professeur américain surfant sous le pseudo de Trifold, s'est également demandé comment initier au mieux ses élèves à cette discipline.

Dans un billet posté sur le net, il explique avoir trouvé une approche originale pour ses élèves de sixth grade (équivalent à la sixième dans nos collèges).

Ses buts étant de familiariser les enfants à la programmation et de les rendre assez compétents dans un langage pour réussir à concevoir et implémenter une application, il a pensé à organiser en fin d'année un concours de programmation concernant toutes les applications que ses élèves auront créees, pour les stimuler.

Allant plus loin, il déclare ne pas être satisfait des programmes éducatifs officiels existants pour les 11-13 ans (utilisation de squeak, alice, greenfoot, etc.). Aussi voici sa proposition : laisser les enfants inventer leur propre langage de programmation. Ils choisiraient leurs mots clés et la syntaxe ayant le plus de sens pour eux, pour un usage spécifique par rapport à l'application qu'ils veulent développer. Le professeur implémenterais leur langage au fur et à mesure.

Que pensez-vous de cette méthode ? Idée révolutionnaire ou fiasco ?

Citation Envoyé par Katleen Erna  Voir le message
Mise à jour du 07.12.2009

Il semblerait que la situation de l'informatique dans le milieu de l'enseignement soit en train d'évoluer de façon positive.

Lors du salon européen de l'éducation (il y a deux semaines), le ministre de l'éducation nationale Luc Chatel a fait quelques révélations concernant la réforme du lycée en cours.

Les élèves choisissant un cursus de série S verront l'informatique se rajouter bientôt à leurs sujets de cours. En effet, il est prévu qu'en 2012, deux heures hebdomadaires d'informatique et sciences du numérique soient ajoutées au programme des Terminales (sous forme d'option, au même titre que les mathématiques, les sciences physiques ou les sciences de la vie et de la terre).

L'association EPI (Enseignement public et informatique) se réjouit de cette décision et déclare que « les TIC constituent un gisement d'emplois considérable » qui ne doit pas être négligé.

Par ailleurs, Luc Chatel avait également évoqué en septembre la préparation d'un grand plan de développement du numérique dans les établissements scolaires qui devrait être opérationnel en 2010 (en s'appuyant sur les conclusions de la mission de réflexion confiée par François Fillon à Jean-Michel Fourgous pour la promotion des TIC dans l'enseignement scolaire devant être rendues le 21 janvier 2010) : « Si la France est aussi bas par rapport à ses voisins européens, 21e sur 27, c'est qu'elle n'a pas eu de vision globale. Il faut un vrai plan de formation des enseignants », avait-il déclaré à l'époque, annonçant que son plan porterait sur le matériel informatique et l'accès au très haut débit, mais aussi la formation des enseignants et la mise au point d'outils pédagogiques adaptés .

Enfin, « Une ultime reconnaissance : l'informatique enfin considérée comme une science. ». Une chaire d'informatique a en effet été inaugurée il y a quelques semaines au prestigieux Collège de France pour le plus grand plaisir de Michel Cosnard, le président de l'Inria ; dont les cours (gratuits) sont assurés par Gérard Berry.

L'informatique trop peu présente dans les programmes de l'Education Nationale, quelles répercussions cela peut-il avoir sur l'emploi IT ?

La question avait déjà été soulevée en 2007 par Maurice Nivat. Ce Professeur d'informatique à l'Université Paris 7 avait en effet envoyé, le 4 juin 2007, une lettre au Président de la République française pour lui faire part de ses inquiétudes quant à la maigre place occupée par l'informatique dans nos programmes scolaires.

"Il est ainsi désolant que l'Éducation nationale continue à considérer cette discipline comme une discipline ancillaire, ce qui se traduit par le fait qu'il n'y a pas de professeurs d'informatique dans les établissements d'enseignement secondaire, il y a seulement des professeurs d'autres disciplines qui enseignent tant bien que mal une matière qui n'est pas leur discipline principale ou bien seulement une des très nombreuses technologies qu'ils sont censés enseigner en un temps relativement très court." écrivait-il dans sa missive destinée à Nicolas Sarkozy.

La situation semble malheureusement n'avoir guère évolué depuis deux ans.

L'enseignement de l'informatique au lycée reste toujours aussi rare qu'un pingouin sur le sable du Sahara.

Les nouvelles technologies ont pourtant un rôle prédominant dans notre société actuelle (médiatisation, évolution de certains métiers, changements dans la vie quotidienne, etc.) et former nos jeunes à les maitriser et les comprendre serait bien aussi nécéssaire que d'apprendre à parler.

Pourquoi un tel désintérêt de la part des professionnels de l'Education Nationale ? Il est important de noter que, malheureusement, beaucoup de dirigeants d'établissement scolaires ainsi que certains parents sont d'une autre époque. Pour eux, la maîtrse de l'informatique s'arrête à l'utilisation de Windows, Word et Excel, et ils n'imaginent pas comment cette filière pourrait justifier un BAC +5.

Dans le film de science-fiction WarGames (sorti en 1983 et réalisé par John Badham), un jeune adolescent a réussi à s'introduire sur les serveurs de l'armée américaine. Aussi, le réalisateur du film déclara, lors d'une interview : « L'informatique, c'est un truc pour jeunes boutonneux avec du temps libre. Il n'y a pas besoin d'années d'études, un petit génie de 17 ans peut pirater les ordinateurs du Pentagone. »

Cette phrase résume à elle seule les préjugés qui collent à la peau de la science des ordinateurs depuis de nombreuses années.

D'autres croient que l'informatique, cette "activité de technicien", ne s'apprend qu'en IUT.

Si de telles réflexions s'étendaient à d'autres domaines d'études, voici les absurdités que l'on pourrait entendre :

« Les mathématiques ? Je n'ai jamais aimé ça, et puis quel intérêt maintenant qu'il y a des calculatrices. »

« Un doctorat en lettres ? Mais enfin, une fois que tu connais l'orthographe, tu vas passer combien d'années à l'étudier ? »

« Un DEA en anglais ? Pourquoi faire, la traduction c'est technique, et il y a maintenant les traducteurs en ligne.»

Voyez-vous la différence ? Ces trois dernières citations feraient passer celui qui les prononce pour un sombre crétin inculte, ce qui n'est pas le cas concernant celle sur l'informatique qui peut paraître "normale" à beaucoup de nos concitoyens.

L'informatique, discipline hybride, a à la fois des aspects scientifiques (théories de la calculabilité et de la complexité, la théorie des types, l'algorithmique...) et des aspects techniques (la connaissance du langage Java, etc.). Mais elle est loin d'être la seule dans ce cas, bien des matières populaires le sont aussi.

Cependant, les sections d'études informatiques sont souvent malmenées au point de vue théorique. La nouvelle mode de la professionalisation à outrance, qui sévit déjà dans moult matières, est encore plus férocement appliquée dans ce cas. Les formations sont donc poussées à réduire, voire supprimer, l'apprentissage de certaines connaissances fondamentales (comme l'algorithmique par exemple), au profit d'enseignements des technologies de programmation, des infrasctructures d'entreprise ou bien encore de la gestion d'une équipe de développeurs. Cette tendance n'est pas nouvelle, et l'apprentissage de la technique n'est pas mauvais en lui-même. Mais il le devient lorsqu'il empêche les étudiants d'aborder des sujets de base (ou très spécifiques).

Quoi qu'il en soit, avec l'adoption massive des techniques d'automatisation de traitement de l'information ; l'utilsation de plus en plus grand public des capacités de stockage et de la communication numérique ; etc... Il devient crucial pour tout citoyen de comprendre les rouages de ces méchanismes afin de mieux s'orienter dans la société actuelle.

Simple fait, comment comprendre et émettre un avis sur Hadopi sans un minimum de connaissances informatiques ?

Etes-vous personnellement satisfaite de la manière dont l'informatique est actuelle enseignée dans le second cycle et dans les Universités ?

Pensez-vous que les formations actuellement dispensées sont suffisantes pour permettre à un jeune informaticien d'être compétent, et de s'insèrer sur le monde du travail ?

Quel serait, pour vous, le programme scolaire idéal au niveau des nouvelles technologies du numérique ?

connaissances techniques ou théoriques


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Avatar de el_slapper el_slapper - Expert éminent sénior http://www.developpez.com
le 20/04/2011 à 9:36
Gutemberg a quand même inventé les lettres mobiles, de taille variable, et pas mal de petits trucs qui rendaient ses presses bien plus efficaces que les presses chinoises.

Sur le reste, +1. L'empereur en question avait à sa disposition une flotte gigantesque, disposait d'une partie des meilleurs marins du monde(dont pas mal d'arabes recrutés à prix d'or par son prédécesseur), avait des cartes de tout l'océan indien, et prélevait tribut jusqu'au Kenya. Il aurait pu, d'un claquement de doigts, interdire aux portugais d'atteindre l'Inde. Freinant ainsi l'essor de l'occident, en l'empechant de s'emparer du commerce Asie-Europe aux dépens des arabes.

En 1430, la Chine était numéro 1 mondiale, technologiquement parlant(sans compter sa démographie déjà surpuissante). En 1500, ça n'était plus qu'une vaste blague, et elle a mis environ 5 siècles à rattraper l'essentiel de son retard(il en reste un peu, mais il faudra très peu de temps pour finir de remonter la pente).
Avatar de Marco46 Marco46 - Expert éminent http://www.developpez.com
le 20/04/2011 à 10:33
Citation Envoyé par souviron34  Voir le message
Petite note historique rectificative :

bien qu'on apprenne à l'Ecole que Gutemberg a inventé l'imprimerie, c'est totalement faux : les Chinois l'avait fait en -38 avant JC... Et leurs livres (imprimés) de maths du 1er siècle sont plus avancés que les bouquins de Cantor... Ils ont malheureusement "bénéficié" d'un empereur ignare au XIV ème siècle qui a décidé qu'on ne devait plus promouvoir la culture à travers l'Empire tel que c'était fait depuis -100.. Et ses 2 successeurs ont appliqué la même règle, jusqu'à ce qu'on reviennne vers des choses plus raisonnables, mais 80 ans s'étaient écoulés et une bonne partie du Savoir avait disparu...

Certes mais c'est hors-sujet.

Ben oui moi je parle de l'imprimerie qui a effectivement été utilisée et qui a conduit aux lumières.
Avatar de Luc Hermitte Luc Hermitte - Expert éminent http://www.developpez.com
le 20/04/2011 à 11:50
Citation Envoyé par nevada51  Voir le message
Ah ben dit donc c'est pas trop tôt !

J'en déduis donc qu'ils l'avaient retiré ?
J'avais eu droit à une option info de la seconde à la terminale (et donc au bac) de 90 à 92. C'était en BASIC la première année (dans la catégorie mauvaises pratiques ...), et en Pascal ensuite. Et vu les sujets du BAC qui pouvaient être traités dans divers langages, j'avais cru comprendre que le choix était laissé à la libre appréciation du prof (de maths)
Ce fut des points faciles coeff 1. Il ne faut pas y voir plus. Ce n'est que le lycée.
Je me souviens que l'option était très confidentielle dans mon lycée : dans aucun "syllabus" publié. J'avais appris son existence pratiquement au dernier moment lors de mon inscription. J'avais cru comprendre que cette discrétion était voulue. Pourquoi ? Aucune idée!

Algorithmiquement, on retrouvait ce que tesla a cité (newton & cie, dichotomie, dates bissextiles, équations 2nd degré, etc). Bref, une initiation. Rien d'autre. Comme si l'école avait vocation à former des gens opérationnels qui savent tout. ^^'

Concernant le nouveau programme, les aspects vie privé à la facebook, et droit à la copie concernent tout le monde, et bien avant la terminale -- avec d'autres règles de conduite (bureautique, recherche d'info) et d'hygiène (vie privée, virus, entretien, ...) qui sont déjà traitées, c'est bien ça?
Les aspects droit & CNIL peuvent concerner un futur professionnel. Mais franchement à ce niveau là (terminale), nul intérêt d'y passer plus de 2 séances.

(désolé pour les redites de ce qu'il l'a déjà été dans les 4 dernière pages)
Avatar de Glavu Glavu - Membre à l'essai http://www.developpez.com
le 20/04/2011 à 12:04
Ce qui m'énerve, c'est que l'informatique soit forcément associé à la fillière S, comme si les élèves de S étaient plus doués là dedans que les autres lycéens, et comme si on ne pouvait pas faire de l'informatique dans une autre fillière.

J'ai fait un bac STG marketing, les cours de maths se résumaient à des pourcentages toute l'année, lire un graphique, etc. Je suis ensuite entrée dans une école supérieure pour décrocher un diplôme de chef de projet web à La Défense, et c'est ni les cours de techno de collège, ni ceux du B2i/C2i ni ceux que j'ai raté en ne faisant pas S qui m'auront appris à coder.
Avatar de el_slapper el_slapper - Expert éminent sénior http://www.developpez.com
le 03/05/2011 à 9:34
un lien sur le sujet : ici

Je ne suis pas complètement d'accord avec ce lien, voire pas du tout sur certains points(spécialement le remplacement des langues de parole par des langages informatiques), mais il apporte des arguments intéréssants, donc je le poste.
Avatar de Atomtom Atomtom - Nouveau membre du Club http://www.developpez.com
le 03/05/2011 à 14:14
Intéressant l'idée de familiariser les élèves dès la primaire à la pratique d'un langage de programmation.

J'ai souvenir qu'en primaire on pratiquait du Logo (ou la tortue) sur TO7 (c'était en 1984-1985).
C'est très certainement un des élément qui m'a attiré vers le développement.

Est-ce que cette pratique a disparue ? Ou bien mon instit était-il un cas isolé ?
Avatar de f-leb f-leb - Responsable Corrections http://www.developpez.com
le 05/05/2011 à 11:17
Ils font évoluer non seulement des tortues mais aussi toutes sortes d’objets, de personnages, d’animaux dans une scène 3D décorée.

Voir le projet http://www.alice.org/

où comment s’initier à la programmation objet par glisser/déposer de blocs.
Avatar de jack-ft jack-ft - Membre expert http://www.developpez.com
le 03/08/2011 à 17:16
Citation Envoyé par Atomtom  Voir le message
Intéressant l'idée de familiariser les élèves dès la primaire à la pratique d'un langage de programmation.

J'ai souvenir qu'en primaire on pratiquait du Logo (ou la tortue) sur TO7 (c'était en 1984-1985).
C'est très certainement un des élément qui m'a attiré vers le développement.

Est-ce que cette pratique a disparue ? Ou bien mon instit était-il un cas isolé ?

A l'époque (1983-84), tous les soirs, en rentrant du boulot, je passais au 22 av Matignon et je descendais dans les sous-sols du Centre Mondial Informatique. Il y avait un paquet de Goupil II avec un écran VT100 pour les commandes LOGO et un écran graphique pour le résultat. Je montrais des trucs aux gamins (comme la récursivité, les fractales, etc.) et j'y ai même programmé mon premier moteur d'inférence de système expert!

Oui, LOGO, c'est vraiment sympa!

Depuis, j'ai fait beaucoup de lisp et pas mal d'autres trucs (Objective-C, C++, Java, etc.)

)jack(
Avatar de Glavu Glavu - Membre à l'essai http://www.developpez.com
le 03/08/2011 à 20:47
Est-ce que cette pratique a disparue ? Ou bien mon instit était-il un cas isolé ?

À l'époque, il était presque nécessaire de savoir programmer pour pouvoir utiliser un ordinateur. La façon d'aborder l'informatique a beaucoup changé depuis, dieu merci on n'enseigne plus le lisp ni le turbo-pascal à l'école, mais des langages de plus en plus scriptés, pour aller droit au but de l'utilisateur et éviter de réinventer la roue à chaque fois.
On a de moins en moins besoin de programmeurs d'architecture ; la demande porte désormais sur les applications, les interfaces, l'ergonomie, d'où l'évolution des métiers de l'informatique, avec des développeurs de plus en plus formés à la vente, au management et à la communication, et de moins en moins cloitrés dans leur trou à se battre avec leurs pointeurs sous MS Visual Studio, à peine sortis d'IUT et des cours sur les fractales (super utiles pour vendre une appli sur le cloud... )
Avatar de Loceka Loceka - Expert confirmé http://www.developpez.com
le 04/08/2011 à 8:54
Citation Envoyé par Glavu  Voir le message
on n'enseigne plus le lisp ni le turbo-pascal à l'école, mais des langages de plus en plus scriptés, pour aller droit au but de l'utilisateur et éviter de réinventer la roue à chaque fois.

Si c'est le cas c'est bien dommage.

Pas pour le lisp parce que c'est quand même assez imbitable (pour un débutant) mais le Pascal est un très bon langage d'apprentissage (d'ailleurs il a été créé pour ça).
Certes, dès qu'on veut faire des opérations avancées c'est galère mais il permet de partir sur des bases saines : typage fort, distinction explicite des passages par valeur ou par pointeur, déclaration de block systématique, instructions claires (pour quelqu'un qui comprend un tant soit peu l'anglais, il est possible de "lire" un programme).

Débuter par un langage de script est à mon avis une aberration : typage implicite, pas forcément de distinction entre les passage par valeur ou pointeur, possibilité de tout écrire sur une seule ligne, identificateurs parfois pas très parlant (c'est vrai pour la plupart des langages d'ailleurs).

D'après mon expérience personnelle, très peu de gens ont accroché au Pascal quand on en a fait en DEUG (L1 & L2) mais ils n'auraient pas plus accroché à un quelconque langage de script.
Avatar de Flaburgan Flaburgan - Modérateur http://www.developpez.com
le 04/08/2011 à 10:31
Pour te rassurer, j'ai terminé mon IUT l'année dernière à Grenoble et j'y ai été initié à la programmation avec l'ADA (donc dérivé de Pascal). Et j'ai beaucoup aimé. Cette année, à l'ENSIMAG, rebelote. La plupart des élèves avec moi râlait car ils arrivaient d'autres IUT où ils ne l'ont pas vu, et la syntaxe change beaucoup par rapport à nos langages (C++, JAVA, php..) tous dérivés du C. Mais je pense que le typage fort et tous les autres trucs qui font la robustesse de l'ADA sont parfaits pour débuter.
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